Alimentation : produits bio, quelles garanties ?

La question de l'internaute : « La gamme des aliments bio s'agrandit dans tous les magasins. On parle aussi d'une diminution du risque de cancer chez des consommateurs réguliers. Puis-je avoir une confiance totale dans ces produits ? »

La réponse de Service-public.fr : « Les produits alimentaires labellisés agriculture biologique (AB) sont produits par des professionnels qui sont tenus de respecter les règles et les cahiers des charges imposés par les pouvoirs publics. »

L'Agriculture biologique garantit une qualité attachée à un mode de production respectueux de l'environnement et du bien-être animal.

Elle se distingue par un mode de production particulier, fondé notamment sur la non-utilisation de produits chimiques de synthèse, la non-utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM), le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures et la lutte biologique. L'élevage, de type extensif, fait appel aux médecines douces et respecte le bien-être des animaux.

Tout au long de la filière, les opérateurs de l'agriculture biologique respectent un cahier des charges rigoureux qui privilégie les procédés respectueux de l'écosystème et non polluants.

Les règles qui encadrent le mode de production biologique sont les mêmes dans toute l'Europe et les produits importés sont soumis aux mêmes exigences.

Illustration 2Crédits : © Agence bio

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C'est l'Agence bio qui est officiellement en charge du label AB. Elle a créé un logo qui permet aux consommateurs d'identifier les produits. Le logo européen est devenu obligatoire en 2012 pour les denrées pré-emballées d'origine européenne remplissant les conditions d'usage.

  À savoir :

L'agriculture biologique est née de l'initiative d'agronomes, de médecins, d'agriculteurs et de consommateurs qui ont initié dans les années 1920 un mode alternatif de production agricole privilégiant le travail du sol, l'autonomie et le respect des équilibres naturels. En 1981, les pouvoirs publics reconnaissent officiellement l'agriculture biologique. Une Commission nationale en charge de l'organisation et du développement de l'agriculture biologique et de l'homologation des cahiers des charges est alors créée. En 1991, un règlement communautaire reprend les principes édictés en France pour les appliquer aux productions végétales, puis en 2000 aux productions animales.