Cantine à 1 euro pour les familles en difficulté

Christelle Dubos, secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, annonce au JDD en avril 2019 la "cantine à 1 euro", une mesure qui devrait concerner jusqu’à 10 000 communes.

Il s'agit d'assurer à chaque famille des repas abordables et équilibrés à l’écoleElèves déjeunant à la cantine scolaire

Avec la « cantine à 1 euro », l’objectif est de garantir aux familles en difficulté des repas équilibrés pour leurs enfants en milieu scolaire.


En France, ce sont les communes qui fixent le prix des repas à l’école primaire. Conséquence : "Dans beaucoup de communes rurales, les cantines n’offrent pas de tarification sociale", a expliqué la secrétaire d’Etat. "Du coup, les familles les plus en difficulté n'y mettent pas leurs enfants."

Pour y remédier, Christelle Dubos, accompagnée du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, lancera d'ici fin avril cette mesure phare de la stratégie de lutte contre la pauvreté. Les communes qui s’engagent à la "cantine à 1 euro" recevront une aide de l’Etat de 2 euros par repas. Cela concernera jusqu’à 10 000 communes.

“De s’attaquer aux racines des inégalités”

Avec la mise en place des premiers petits-déjeuners gratuits à l’école, ce sera "une mesure de bon sens qui s’attaque aux racines des inégalités", a déclaré la secrétaire d’Etat.

“Dans les zones défavorisées, un enfant sur dix arrive en classe le ventre vide, il n'a donc pas les mêmes chances d'apprentissage qu'un camarade qui a le ventre plein.”

Les petits déjeuners gratuits seront d’abord mis en place dans huit académies, dont celles d’Amiens, Toulouse et Montpellier. Puis en septembre, sur tout le territoire, a précisé la secrétaire d’État.