Les restaurateurs et les cafetiers tirent le signal d’alarme

Coronavirus : dans les cafés et restaurants,

“la deuxième vague sera celle des dépôts de bilan”On n’a jamais vu ça, c’est surréaliste". Joël Oudin, Président de l’Union des Métiers des Industries de l’Hôtellerie pour la Marne estime que 30% des établissements pourraient baisser le rideau. Certains seraient au bord du suicide et ne rouvriront pas. "
 L'inquiétude laisse place à l'amertume, voire à la colère. Les cafetiers se sentent abandonnés. "Les assurances ne jouent pas le jeu, ajoute-t-il. La BPI n’apporte ses garanties qu’à coup sûr. On n’a jamais vu ça. Les dettes s’entassent. Ceux qui avaient un peu de mal, vont devoir arrêter. Ils ont bossé toute leur vie. Ça va être terrible, notamment dans les campagnes. Tous attendent le protocole de réouverture. Avec une certaine appréhension : "Si on est obligé de n’avoir qu’une table sur deux, avec 4 m2 par client, on n’ouvrira pas. En plus, le restaurant ne sera sûrement pas une priorité pour beaucoup de personnes. On est en plein marasme. C’était le début de la saison, en plus il y a aujourd’hui deux France."