Trains intercités : Sète agglopôle méditerranée veut mettre le Bassin de Thau sur les bons rails

De la gare 



Dans le sillage des conclusions de la commission parlementaire Duron, François Commeinhes, président de Sète agglopôle méditerranée a déjà pu obtenir, l’an passé, grâce à différentes démarches engagées en ce sens, le maintien d’arrêts de trains d’équilibres du territoire (TET) dits trains intercités, alors que ces derniers étaient menacés.

Dans le cadre du 2ème comité de concertation pour un schéma directeur de la ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse-Montpellier-Marseille, conduit par la Préfecture de Région, Sète agglopole méditerranée, a également apporté les commentaires et contributions de l’intercommunalité.

Parmi 3 scenarii proposés, c’est le A bis qui ressort comme le plus respectueux des attentes des élus et des usagers dans le souci d’une optimisation de l’utilisation de la ligne, fret compris. Mais il implique en contre partie des adaptations.

Ainsi, en ce qui concerne Sète et son Bassin de vie et d’emplois : l’EPCI demande toutefois le maintien de 3 arrêts pour ne pas dégrader la desserte. En effet, si, selon le SNCF, en moyenne les montées par train sont de 20 à Béziers, 9 à Sète, 14 à Arles (20 à 23 l'été), 12 à Marmande, 25 à Agen , celle-ci « oublie » de dire qu’en saison ce nombre est porté à 9 à 17 en saison de juin à septembre.

A noter : La SNCF veut en effet des suppressions d’arrêts pour ramener de 6 h 10 min à 5 h 50 min le temps de trajet Bordeaux – Marseille. Motif officiel : rendre le train compétitif par rapport à l’avion.

« Cet argument n’a pas de sens : dans les 2 cas l’avion est nettement plus rapide sur Bordeaux – Marseille et le trafic, essentiellement lié à du cabotage entre villes intermédiaires, est insensible à ce faible gain de temps. » commente ainsi François Commeinhes.

Argument réel : au-delà de 6 h, la SNCF a besoin d’une 2ème équipe  compte tenu de sa règlementation sur les temps de travail.

« Quoi qu’il en soit, la réduction du nombre d’arrêts ne correspond pas à un besoin commercial, surtout pour des trains d’équilibre du territoire, mais à un souci d’économie, certes recevable à condition que ce ne soit pas au détriment de la qualité de service. » comment François Commeinhes qui poursuit :

 

« La SNCF annonçant des pertes de recettes en alternant certains arrêts, cet argument n’est pas acceptable car elle réalise en face des économies. Il s’agit pour elle de se concentrer sur ses activités les plus rentables ; ce n’est pas une critique en soi, mais ce souci doit plus que jamais être tempéré par la mission d’aménagement du territoire des trains intercités. »

 

Il appartient maintenant à M. le Préfet de la Région Occitanie de soumettre à Mme la Ministre des Transports les résultats de la concertation, en vue de l’approbation du schéma de service pour 2020. «  Cet horizon, pour important qu’il soit, ne marque pas la fin des travaux engagés, car il nécessaire de définir une vision de plus en plus long terme, notamment avec l’impact de la mise en service du TGV Nîmes-Montpellier associée à ses deux nouvelles gares. »

A conclu François Commeinhes.