Autres horizons

Création d'un "Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil"

Ce jeudi 13 avril le "Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil" nouvellement créé tenait sa première conférence de presse à Palavas.

"Depuis plus de 50 ans maintenant, le Peuple Pied-Noir attend, en vain, son intégration au sein de la Nation française pour laquelle plusieurs de ses générations ont sacrifié volontairement leurs vies en participant, massivement, à tous les conflits mondiaux afin de conserver à notre Mère-Parie, sa liberté et sa souveraineté.
Cependant, la situation devient grave en Méditerranée et en Mer Noire. Tous les jours, désormais, des attentats endeuillent des peuples innocents qui ne sont pas concernés par les conflits qui se développent, pour diverses raisons, au sein de cette mer intérieure qui devient une poubelle, voire un cimetière.
Le Peuple Pied-Noir ne peut plus laisser à d’autres, le soin de maîtriser son avenir d’autant que les responsables français, au lieu de se coaliser face au danger, se déchirent, entre eux et à l’intérieur d’eux-mêmes, au moment des présidentielles et demain, lors des législatives. Il nous est impossible de rester les bras croisés.
Pour assurer son développement pacifique, maîtriser sa sécurité, donner un avenir à ses enfants, Le Peuple Pied-Noir a décidé de prendre en mains son destin dans le cadre du droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Il vient de se doter d’un : « Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil »."

Crise des migrants

L'Europe face à ses responsabilités

Le rapport présenté par Christian ASSAF sur le problème des migrants a été adopté à l’unanimité, fait suffisamment rare pour être souligné. Sur un sujet des plus sensibles, ce rapport courageux conduit à des préconisations  qui interpellent les décideurs et responsables politiques européens. Un rapport précis, concret et humaniste loin du discours simpliste et démagogique actuel.

Il y a quelques jours, Christian ASSAF, Député de l’Hérault, a présenté devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale, le rapport résultant des travaux de la Mission d’information tendant à évaluer l’efficacité des mécanismes européens pour prendre en charge des flux migratoires exceptionnels. Créée en novembre 2015 et présidée par Christian ASSAF, cette Mission d’information, composée de quinze membres, aura travaillé pendant plus de 9 mois en conduisant treize auditions, en animant cinq tables rondes et en effectuant quatre déplacements à l’étranger (deux à Bruxelles, un en Grèce et un en Turquie).
Dans ce rapport, adopté à l’unanimité par la Mission d’information et par la Commission des lois, Christian ASSAF dresse un diagnostic précis et sans concession de la situation actuelle et de l’inefficience des mécanismes d’accueil des migrants en Europe. Loin de privilégier le statut quo et de rester impassible face aux drames humains qui défrayent l’actualité, il formule une vingtaine de préconisations à courts, moyens et longs termes et en appelle à la responsabilité de l’Union européenne et de ses Etats membres.
Préalablement à ces constats et aux propositions émises, les premières pages du rapport rappellent que ces types de mouvements migratoires ont déjà existé dans l’Histoire européenne et française, que le continent européen n’accueille qu’une faible partie des réfugiés dans le monde et que ces flux migratoires sont majoritairement composés de réfugiés fuyant les bombes, la guerre et la mort qui dévastent leur pays.
Parmi les suggestions émises dans ce rapport figurent :

  • la nécessité d’une politique commune de l’asile, de l’immigration et des frontières dans l’Union européenne avec, notamment, le développement de voies légales d’accès à l’Europe et la redynamisation de la « carte bleue » européenne, 
  • l’importance de réformer le règlement Dublin III et de progresser vers un système d’asile uniforme avec l’introduction de nouveaux critères (comme le taux de chômage) et d’un mécanisme correcteur de nature à mieux anticiper les situations d’afflux,
  • un contrôle approfondi du respect par les Etats membres de leurs obligations dans le domaine de l’asile,
  • une meilleure gestion des flux et un contrôle renforcé aux frontières extérieures de l’Union pour garantir la sécurité de l’espace Schengen,
  • une incitation à placer les migrations au coeur de partenariats avec les pays tiers par, notamment, la conclusion d’accords de réadmission avec des pays d’origine et de transit ainsi qu’une intensification de la lutte contre les trafiquants de migrants.

Dans ce rapport et dans les réflexions qui ont pu naître autour de ces neuf mois de travail, Christian ASSAF a tenu à souligner sa très grande inquiétude quant à la situation des enfants. En France, la protection des mineurs isolés relavant des Départements, Il préconise que l’État accroisse fortement l’aide financière qu’il leur apporte au titre de l’accueil des mineurs non accompagnés et que les Départements soient davantage impliqués dans leur accueil.

» lire le rapport complet

lutte contre l’évasion fiscale

Les données du reporting pays par pays seront accessibles en open data

La loi Sapin 2, relative à la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique, porte en elle une avancée de taille dans la lutte contre l’évasion fiscale.
En effet, elle imposera, à compter du 1er janvier 2018, aux multinationales de publier des informations relatives à leurs activités et aux impôts qu'elles paient dans les pays où elles ont un certain nombre de filiales.
Grâce à un amendement (n°322), que le député de la 8ème circonscription de l'Hérault, Christian Assaf, a déposé avec Jean-Marc Germain et François Lamy, ces données seront désormais accessibles en open data, ce qui représente un atout pour l’information citoyenne et la transparence.
  "S’il convient de saluer ces avancées, ainsi que les nombreux autres progrès que porte cette loi, précise le député de l'Hérault, je regrette que l'amendement que plusieurs d'entre nous avons défendu, dont j’ai signé une version avec Jean-Marc Germain et François Lamy (n°202), et qui visait à imposer le reporting sans condition pour toutes les entreprises n'ait pas été adopté."

L'éducation au Bénin

Visite du Centre Général d'éducation de Pahou

L'Afrique est le continent qui enregistre les taux d'alphabétisation les plus bas. Selon le site statistiques-mondiales, le Bénin avait un taux de 42.4% en 2010. Pourtant le site de l'Unicef indique un taux net de scolarisation au Bénin de 92.1% sur la période 2008-2009. L'entretien réalisé avec Cosme Alléchou, directeur du CEG, nous a permis de répondre à quelques questions.

Cosme Alléchou-directeur du CEG

Cosme Alléchou-directeur du CEG

C'est encore une fois sur les traces des actions d'Eau pour la Vie, que nos pas nous ont conduits au CEG. En effet, l'association y a installé des bornes fontaines ainsi que des urinoirs, améliorant nettement la qualité de vie des élèves. Mr Alléchou a vanté les bienfaits de cette entreprise, puisque depuis l'installation de ces nouveaux équipements, la réussite scolaire de ses élèves a fortement augmenté. Cela s'explique par le fait qu'avant, les élèves devaient sortir de l'établissement pour acheter de l'eau à des vendeurs ambulants.

Le chatêau d'eau installé par AEV Une des bornes fontaines installées par AEVLes urinoirs installés par AEV

Le CEG de Pahou est le plus grand établissement scolaire de la commune de Ouidah. Il compte plus de 3 600 élèves, pour 350 professeurs. Il va de la 6ème jusqu'au BAC. Les classes sont surchargées, environ 60 élèves par classe. Le nombre de classe est insuffisant pour accueillir tous les élèves en même temps: il y a donc deux créneaux horaires de cours décalés. Ce mode de fonctionnement oblige les professeurs à enchaîner les classes, sans pause, de 8h à 19h. Malgré tout, le taux de réussite au BAC cette année du CEG était au-dessus du taux national qui s'établit autour de 31% (les statistiques officielles n'étant pas encore publiées).
Autre problème : le CEG est situé dans un quartier malfamé de Pahou. Il y a un problème de délinquance chez les enfants, sur un fond de drogue et d'économie parallèle. Beaucoup d'élèves ne vont pas à l'école, ou abandonnent en cours d'année. Les frais d'inscription restent élevés pour certains budgets et les enfants se retrouvent à travailler sur les marchés plutôt que de suivre les cours. 

Cet entretien nous a permis de réaliser que toutes les problématiques d'un pays sont liées : l'éducation, l'économie, l'emploi, le développement etc. Comme des vasques se remplissant mutuellement, les manquements d'une problématique en provoquent dans de toutes autres problématiques.

Laura Ouchêne
Envoyée spéciale MTP-INFO au bénin