Ils deviennent rares

Les plaques « Michelin » de localisation sont généralement assez rares de nos jours. Le dernier de Balaruc le Vieux porte la date du 26 mai 1937 en bas à gauche il y a donc 80 ans que ce panneau indiquant l’entrée du village à été posé. A cette époque, le maire était Marcel Pradel et Balaruc le vieux ne comptait que 390 habitants, il en compte près de 2600 maintenant !
A de très rares exceptions près, tous les panneaux fabriqués par Michelin sont datés avec précision. En effet, une mention manuscrite sous la forme “jour mois année” est inscrite sur l’émail du panneau, généralement en bas, à droite ou à gauche.
Ces panneaux étaient en lave émaillée à 900° de couleur blanche, avec l’indication en bleu. Installés sur un support béton. La lave venait du massif central, Michelin ayant son siège à Clermont-Ferrand.

Les premiers panneaux de ce type datent de 1929. Sur le haut du panneau de Balaruc, on peut noter que le nom du département y figure à la place du nom de « Michelin »
L’Indre-et-Loire est un département également très riche en plaques de localisation. La présence d’une usine Michelin à Joué-Lès-Tours y est sûrement pour quelque chose.
C’est aussi grâce à une initiative d’André Michelin que les bornes kilométriques ont été utilisées pour indiquer au voyageur la catégorie et le numéro de la route empruntée, ainsi que les noms et distances des deux localités se trouvant en aval de la borne, dans le sens de marche du lecteur, avec indication de l’altitude pour les bornes de montagne...
C’est en 1913, que le bornage des routes est instauré. La marque fabrique des dizaines de milliers de bornes et panneaux des années 20 jusqu'en 1971 La « borne d’angle », elle, était née ainsi en 1918 et sera fabriquée jusqu’en 1946,  année ou, l’administration refusera toute forme de « don » pour la signalisation des routes. Ce sera progressivement la fin des « Panneaux Michelin ».

Georges Cantin