A Bouzigues, les jardins partagés synonymes de bonheur, d'échanges et de convivialité.

A Bouzigues, des jardins partagés ont vu le jour, le 16 avril 2021, à l'initiative de la Mairie. Comme le précisait alors Guillaume Ferrer, Conseiller Municipal Délégué aux travaux, à la Transition Energétique et aux jardins partagés : "C'était une promesse de campagne et nous avons tenu à réaliser ce projet dans un lieu adapté".ajarIMG_20220603_120615

Le terrain retenu fut donc une parcelle  privée qui se situe en bordure du chemin des Aiguilles, en face de la "Pompe" ou du puits. Idéalement placé car au centre du territoire de la commune l'on peut y accéder aisément. Une convention avait alors été signée avec son propriétaire et l'on avait rapidement retrouvé avec plaisir la ruralité qu'il y avait "autrefois" dans ce secteur avec certains jardins disparus de nos jours.

Le chemin a alors retrouvé une certaine vie, cela fonctionne et plait aux jardiniers de 30 à 80 ans qui depuis son ouverture, sont fidèles à leurs parcelles. Un esprit "Village" s'est créé avec la proximité, le lien social, le partage et surtout la convivialité...

Le terrain avait été découpé en 33 parcelles délimitées par des bordures et des séparations avec deux allées permettant d'y accéder : il y en a de 30, 40, 50 et 60 m2 ...

Les inscriptions furent rapides et en 2 mois, ce fut presque complet, avec une parcelle pour les écoles dont les élèves ont commencé à jardiner à partir de septembre 2021.

Les parcelles furent attribuées par tirage au sort, en fonction de la superficie souhaitée. Il y avait fin 2021 deux nouvelles demandes  et comme deux parcelles se sont libérées avec des départs, elles ont été attribuées.

12 cuves  remplies et disposées à des endroits stratégiques  permettent d'assurer des arrosages corrects pour chacun des jardiniers, des cuves mises en place par les services de la Mairie qui se charge de fournir l’eau aux locataires qui acquittent une somme d’environ 1 euro par m2/an. Sète agglopôle par OIKOS àvait mis à la disposition des jardiniers 400 Kg de compost par parcelle (12 T au total). Et SAM  peut fournir des composteurs qui permettent  de recycler des déchets verts, et d'autres venant de "la maison"

On le voit quand on rend visite aux jardiniers, ils sont très heureux , et certains, pour ranger leur petit matériel, ont construit des coffres en bois qui s'intègrent très bien au site.

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Et les jardiniers se sont engagés entre-autres à respecter le règlement mais aussi certaines valeurs comme " la Courtoisie, la Solidarité, l'Entraide", car en entretenant et cultivant sa parcelle, le respect des autres et de l’environnement est primordial.
 
Et comme le réglement est bien respecté, les jardins partagés ont permis à chacun de s'épanouir, et d'apprécier le bonheur de jardiner. On y retrouve donc des passionnés qui sont prêts à aider et à partager leurs savoirs, et au-delà des cultures, à multiplier les bons moments d'échanges.
 
En ce second  printemps des jardins partagés ils ont même décidé d'organiser pour célébrer cette convivialité un repas partagé, style "tiré du sac", à l'ombre des parasols et de quelques arbres....
 
Pour plusieurs raisons, le repas a eu lieu ce vendredi 3 juin, et si certains n'ont pu se libérer et être présents, plus de 15 jardiniers venus seuls ou accompagnés étaient très heureux de partager un repas et de rencontrer longuement ceux qu'ils cotoyent régulièrement.ajarIMG_20220603_122729
 
La Mairie était  représentée par Guillaume Ferrer qui tenait à participer, mais Monsieur le Maire et sa Première Adjointe, respectivement Cédric Raja et Elodie Kerbiguet, sont venus avec grand plaisir rendre visite à ces jardiniers heureux et fiers de savourer une belle réussite collective dans une superbe ambiance.
 
La Mairie avait tenu à participer avec des préparations sucrées-salées et quelques boissons mais au-delà les jardiniers la remerciaient pour le soutien qu'elle leur apporte au niveau logistique.
 
Les élus précisaient :"C'est une belle expérience, une réussite. Nous avons été là pour impulser et nous sommes encore présents pour développer l'activité et faciliter les choses afin que chacun puisse s'épanouir.  C'est un projet fédérateur qui a donné des idées et dans quelques temps nous devrions voir  apparaître des vergers partagés".ajarIMG_20220603_120615
 
Et si certains jardiniers de part leur caractère, leur sens des responsabilités, de l'organisation, sont devenus des références on notera que Patrick, un ancien militaire se fait un plaisir d'aider une dame avec qui il partage sa parcelle tout en s'occupant de l'organisation générale et du respect des règles pour que chacun vive son jardinage avec sérénité.
 
Et Hervé Denaès aussi, Bouzigaud depuis plus de 20 ans , passe de longues heures sur le terrain, où il se sent bien et où il échange avec ses camarades  dans un bonheur lui aussi partagé.
 
Pari réussi. Longue vie aux jardins partagés de Bouzigues...
 

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon