"Zone conchylicole"

Une exposition photographique de Stephan VEGA au Musée de l'étang de Thau à Bouzigues

 


Stéphan VEGA
 

"La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard". John Stuart Mill.

Pour Stéphan Vega, ancien élève de l'ETPA, cette citation du philosophe anglais illustre parfaitement son loisir préféré. Né en 1972 à Toulouse, géomètre topographe de métier, Stéphan rencontre la photo dans les années 2000. L'ETPA (école de photographie) à Toulouse va le guider dans ses premières pratiques. Stages photos (Photon, TLT), toujours dans la ville rose, complètent son initiation. Parallèlement, il produit : "Tirage limité, Toulouse insolite…". Influencé par Doisneau, Cartier-Bresson, Salgado… il expose également et on le retrouve, tout près de chez nous, en 2013, à Explorathau. C'est aux Baux-de-Provence qu'arrive la notoriété avec "Arborescence" (2015). Les olivades et les vendanges lui offrent la matière pour s'exprimer. Il en profite pour publier un ouvrage du même titre (Généprovence).

Domicilié à Ganges, l'attirance vers le terroir du sud-est grandit. Sa démarche, graphique pour la forme, poétique sur le fond le conduit aux mas conchylicoles (David et Dupuy). Pendant trois semaines, il vit avec "ces gens de l'Étang de Thau" et plus particulièrement du beau village de Bouzigues. Il délaisse le pinceau coloré provençal et s'agrippe au noir et blanc de ses premières amours.

"C'est une question d'ambiance… L'action y est intemporelle et séculaire…". La poésie visuelle qui se dégage de cette exposition présentée dans le cadre sympathique du Musée de l'Étang de Thau est très intime. "Zone conchylicole" ne pouvait trouver meilleur accueil.

   
     Le discours inaugural du vernissage   Vue partielle de l'assistance.

Monsieur Alain Vidal, vice-président de la CCNBT, délégué au patrimoine, à l'archéologie et aux musées, maire de Loupian, a reçu l'artiste et donné le coup d'envoi d'un vernissage simple mais remarqué.

Quelle magnifique entrée en matière de la Nuit des Musées pour Bérénice Goni, présidente des "Amis du Musée de l'Étang de Thau" !

 

 
 Stéphan Vega situe son travail photographique

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon