Une Saint Pierre fêtée tout de même à Bouzigues

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Cette Saint Pierre à Bouzigues restera dans les annales car crise sanitaire oblige elle a été réduite au minimum.

Célébrée pour honorer Saint-Pierre, le patron des pêcheurs, mais aussi tous ceux qui ont disparu en mer, cette fête mi-sacrée, mi-païenne est dédiée aussi au monde de l'étang et non au patron de la Paroisse de Bouzigues qui est Saint Jacques.
Fête traditionnelle, la Saint-Pierre rassemble en général tous ceux qui ont une activité sur l'étang, pêcheurs et conchyliculteurs,  et honore la mémoire des marins disparus en mer.

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C’est aussi d'habitude une fête religieuse avec la procession des bénévoles portant la statue, la messe solennelle, le jet de gerbes en mer. En effet suivant la tradition, une gerbe y a été bénie, puis on est allé la jeter à l'étang depuis une barge.SOIREEIMG_20200627_185124

Et la Mairie de Bouzigues précisait "Cette année, hélas ! les restrictions liées à la crise du Covid-19  empêchent de se réunir autour des nombreuses festivités si chères aux Bouzigauds. Ce n'est que partie remise ! Gageons que la mobilisation et l'enthousiasme de tous les habitants de Bouzigues permettront d'organiser une superbe saint-Pierre l'an prochain."

 

Toujours la même ferveur tout de même avant de se diriger vers un ponton au niveau des Beauces  pour un dépôt de la gerbe sur l’eau en hommage aux pêcheurs de l’étang, disparus.
Le prêtre qui avait célébré la messe, Cédric Raja, Maire de Bouzigues, et plusieurs adjoints de la Mairie sont montés sur les barges  à l'occasion de cette cérémonie.SOIREEScreenshot_20200605_190739_com.huawei.android.launcher

 

 

 Une cérémonie  empreinte d'émotion.SOIREEIMG_20200627_191300

 

 

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon