Ouverture du Festival de Thau à Bouzigues

Pour sa 27è édition, le festival de Thau avantTryo, Bernard Lavilliers, et BCUC qui rejoindront Gaël Faye et Asaf Avidan sur la scène de Mèze, avait lieu une première soirée à partir de 19 h 30 à Bouzigues. Les percussions du monde des stagiaires de l‘école de musique de Mèze faisaient chauffer le public sur la place du Belvédère. Une bonne partie de celui-ci allait manger sur place.bouz 17 07 17DSC_0321 (9)

 Puis à 20 h, NDOBO EMMA, une découverte régionale, allait prendre le relais. Cette jeune femme franco-camerounaise, originaire de Montpellier est auteure, compositeure, et interprète.

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Inspirée par des artistes solo à l’univers singulier (Shuggie Otis, Lianne la Havas, Matthew Corby, Jordan Rakei…), elle peint son monde aux couleurs de la néo-soul. Empruntée du jazz, une palette d’accords nuancés vient compléter une assise rythmique inspirée tant par la ballade folk que les rythmes lancinants du r’n’b et de la soul. Seule sur scène, accompagnée de sa guitare, elle présentait son premier EP de 5 titres chanté intégralement en anglais, intitulé «Blossoms», et sorti le 3 mars 2017. Un opus intimiste à l’image de la jeune femme : authentique et à fleur de peau, une chanteuse ui réalisera de nombreux concerts durant l'été.

Le festival a conçu une programmation artistique qui est en effet résolument tournée vers la diversité culturelle et musicale, ouverte à un large public, et mêlant découvertes et valeurs sûres.bn Du lundi 17 au mardi 25 juillet, des artistes authentiques et engagés, animeront les scènes de Bouzigues, Montbazin, Mèze, Frontignan, et l’abbaye de Valmagne.

Venait ensuite l'AFRICAN SALSA ORCHESTRA (Bénin/Cuba)

Le groupe a été crée en 2014 par Michel Pinheiro (chanteur tromboniste béninois et ancien chef d’orchestre de Tiken Jah Fakoly) avec le soutien de Florent Briqué (ancien chef d’orchestre des Mercenaires de l’ambiance), un orchestre  qui vous transporte de Cotonou à Cuba.

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Un voyage durant lequel des rythmes mandingues, du gospel, du rythm’n blues ou encore du reggae se mêlent à la salsa cubaine, et à la voix chaude et épicée de Michel Pinheiro, véritable machine à danser.

Ce mardi, ce sera à Montbazin avec BETTY ARGO (découverte régionale) suivie de LA CAFETERA ROJA (France/Autriche/Espagne) avec trois nationalités et quatre langues.

En effet, La Cafetera Roja est un groupe cosmopolite composé de six musiciens originaires de France, d’Autriche et d’Espagne, marquant un trait d’union entre trip-hop, hip-hop et musique latine.

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon