Belle soirée poésie à Bouzigues

kr

 

Le samedi 14 octobre, à la Maison des Gens de l’Étang, une quarantaine de personnes a répondu favorablement à l'invitation du club poésie du Foyer Rural, pour partager ensemble l'oeuvre poétique de René Guy Cadou.

Annie Caporiccio, Chantal Bayer, Corinne Hardouin, Monique Cazes et Roselyne Camélio ont su recréer l'atmosphère intimiste du poète et sa proximité avec la nature. Alain Benet reprenait, à la guitare, quelques poèmes dits et prolongeait l'enchantement par d'autres chansons.

Madame Nicole Drano-Stramberg et Monsieur Georges Drano ont rappelé avec pudeur leur rencontre avec la poétesse Hélène Cadou (épouse de René Guy Cadou). Puis ils ont présenté les publications de ces deux poétes. Pour les coups de coeur, Hélène Cadou, Jean Luc Pouliquen, Arthur Rimbaud et S. Barendson, furent mis à l'honneur.

La soirée s'est achevée dans une ambiance festive, autour de plats apportés par chacun.

René Guy Cadou :

"Né en Grande Brière, il est fils d’instituteurs laïques. Il grandit dans une ambiance de préaux d’écoles, de rentrées des classes, de beauté des automnes, de scènes de chasse et de vie paysanne qui deviendront plus tard une source majeure de son inspiration poétique : « Mon père s’y plaisait en costume de chasse, Nous y avions de tendres rendez-vous… » Puis viendra à 7 ans à Saint-Nazaire la découverte de la ville et du cinéma populaire. En 1930 (il a dix ans), c'est le départ à Nantes pour le 5 quai Hoche, et pour le lycée Clemenceau. La mort de sa mère Anna le 30 mai 1932 plongera le tout jeune adolescent dans une mélancolie profonde. La nostalgie de Sainte-Reine et de cette enfance terrienne, végétale et heureuse, mais aussi la ville et sa vie ouvrière, et la mort hanteront plus tard sa poésie. ."

 

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon