Les lotos à Bouzigues reprennent

Ils reprennent du service ! Le premier loto de la saison sera celui de l’association des Nounous de Bouzigues le 5 novembre prochain à 17h30 à l’Espace Fringadelle. Un peu d’histoire...

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Le Quine ou Loto traditionnel est un jeu de hasard aussi appelé «Bingo» ou «Rifle» suivant les régions. Ce jeu de loterie, qui est généralement organisé par des associations, des clubs sportifs et des écoles, s’adresse à un public familial de tous âges. Il se joue avec des jetons et un ou plusieurs cartons portant des numéros.

L’invention du jeu de Loto est souvent attribuée à l’italien Benedetto Gentille : celui-ci se serait inspiré du mode de renouvellement des membres du conseil municipal de la ville de Gênes pour créer un jeu de loterie. Ce jeu aurait ensuite été importé en France au XVIème siècle par François 1er à son retour de la campagne d’Italie.

A noter : le nom de «loto» vient d’ailleurs de l’italien lotto, qui signifie «le sort».

Pendant près de deux siècles, ce jeu a été réservé à la cour, avant de se démocratiser avec la création de la Loterie royale en 1776. Le Loto traditionnel ou Quine est devenu courant au XIXème siècle. Dans certaines régions de France, ce jeu est resté plus populaire que le Loto national (créé en 1933) A noter : le nom de «quine» vient du latin quinas (accusatif féminin pluriel de quini) signifiant «cinq chacun». Dans les anciennes loteries, ce mot désignait cinq numéros pris et sortis ensemble.

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon