Poésie à Bouzigues le 8 décembre

Le samedi 8 décembre 2018, à 18 H 30, à la Maison des Gens de l'Étang (près du Musée de l'Étang) les passeurs de poèmes vous invitent à découvrir l'oeuvre de deux poètes contemporains, Nicole Drano-Stamberg et son mari Georges Drano, domiciliés à Frontignan.

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Nicole, née à Lodève d'un père occitan et d'une mère autrichienne, Georges né à Redon , à l'écoute des autres, ont consacré leur vie à partager leur passion de la poésie, organiser et animer des rencontres jusque dans les coins les plus reculés du monde.

" Quelque fois le vent Ils demandèrent la route
S'essaye avec les cordes de l'herbe. Et l'emportèrent
Le matin est vaporeux. Avant tous les bruits, dans leurs bagages.
montent des notes qui « couinent, puis, s'harmonisent"…


(Nicole Drano Stamberg : ...s'il n'y avait pas d'herbe (Georges Drano : Entrer dans le paysage
si la poésie n'existait plus Éditions Folle Avoine - 2018)
Éditions – la rumeur libre - 2015)

ET : "Ils demandèrent  la route
Et l'emportèrent
dans leurs bagages."

ENTRER DANS LE PAYSAGE. de Georges Drano

 
Accompagnement à la guitare d'Alain Benet.dranoCapture


On termine la soirée par un apéritif partagé. Chacun apportant du salé ou du
sucré.
Entrée gratuite.

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon