MON JARDIN AU NATUREL A BOUZIGUES

Le CPIE Bassin de Thau organise pour la 5éme édition, l’événement Bienvenue dans mon jardin au naturel le week-end du 25 et 26 mai 2019.

Cosmos Flower, Plants, Flowers, Purple

L’événement a pour objectif de permettre à des jardiniers amateurs de se rassembler et d’ouvrir les portes de leurs jardins sans pesticides ni produits chimiques, lors d’un week-end festif et convivial. C’est une manifestation nationale portée par l’union nationale des CPIE. En 2018, 11 jardiniers amateurs se sont impliqués dans cette démarche ouvrant leur jardin au public sur le weekend, regroupant ainsi une diversité de compétences et de styles : jardin potager, jardin ornemental, jardin pédagogique, jardin partagé etc.

Mais également des expositions, des ateliers, des jeux ou encore des animations.

Cette année, à Bouzigues, le jardin de la jetée des pêcheurs, espace public entretenu par des jardiniers amateurs passionnés, est l’espace qui sera mis en lumière.

C’est un lieu qui est ouvert toute l’année et où les visiteurs prennent plaisir à se reposer. Située aux abords du Musée de l’étang de Thau, une végétation, principalement originaire de la garrigue, a progressivement couvert la jetée aménagée par les pêcheurs afin de protéger leurs embarcations destinées à la pêche et à la conchyliculture.

Le jardin permet de déambuler aisément entre le mas, les plantes traditionnelles, les embarcations à voiles latines tout en observant au loin, les parcs à huîtres, le mont St Clair, le volcan d’Agde et parfois, lorsque le temps le permet, les Pyrénées enneigées.

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon