La Compagnie Maritime à Bouzigues de la fraîcheur et du "Pep's"

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Ce jeudi 20 juin 2019 dans le jardin de la mairie de Bouzigues, 21 comédiens de la Compagnie Maritime interprétaient "On n'a pas besoin de masque pour se reconnaître".
Cette pièce était inspirée de Roméo et Juliette de Shakespeare mais revue de A à Z par la troupe avec 21 jeunes acteurs qui ont affronté le vent et quelques gouttes de pluie mais qui ont été soutenus par des spectateurs qui appréciait les extérieurs.

Version moderne mais de qualité par la Compagnie Maritime qui est une école professionnelle de l’acteur et des arts de la scène.

Une mise en scène qui correspondait à ce dont la troupe a rêvé : "Car les comédiens, danseurs, musiciens et chanteurs pratiquent  leur art quotidiennement, pour s’exercer, apprendre en toute liberté, transmettre aux plus novices, et créer, sans contraintes de production. Une sorte « d’usines à rêves » d’où sortent des spectacles.GABP1240067

Et ce fut le cas avec "On n'a pas besoin de masque pour se reconnaître" qui quelques minutes après son début avait emporté les spectateurs dans une autre monde, celui désiré par une troupe très à l'aise et coordonnée à merveille vu le nombre d'acteurs.

 

Pourtant ce n'est pas simple car le Théâtre de la Compagnie Maritime est un théâtre pluridisciplinaire et itinérant qui va à la rencontre du public, non seulement dans les lieux habituels de théâtre, mais aussi là où il est naturellement rassemblé (places publiques, plages, salles de cinéma, locaux plutôt que salles.). Elle doit donc s'adapter...

 
L’Ecole de théâtre « La Compagnie Maritime » est un établissement de formation professionnelle installé à Montpellier depuis 2003. Fondée par Pierre Castagné, acteur et metteur en scène, il a été l’élève de Michel Bouquet, Claude Régy et d’Antoine Vitez au Conservatoire National Supérieur de Paris. L’école réunit une équipe de professionnels aguerris : acteurs, metteurs en scène, danseurs, chorégraphes , musiciens et chanteurs.
Ils se sont donnés pour mission de former des comédiens professionnels autonomes, riches de connaissances techniques, dotés d’une ouverture sur le monde et d’une curiosité artistique, ayant le sens de l’écoute ; des acteurs disponibles et porteurs d’une force de proposition et d’invention.
L’école offre un enseignement pluridisciplinaire axé sur la formation d’acteur de théâtre et de cinéma. Le chant et la danse font parties des enseignements hebdomadaires obligatoires, et le jeu caméra ainsi que l’expérience de tournage sont inclus dans le cursus.
Chaque année,  toutes les classes créent et jouent un spectacle avec un metteur en scène invité.  Ainsi, les élèves vont à la rencontre du public, en salle ou hors les murs.
Toutes les photos des spectacles de l’ école sur ce lien : FLICKR

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L’école accueille un nombre limité d’élèves afin que la scolarité de chacun puisse être suivie au plus près par l’ensemble de l’équipe pédagogique, directeur compris.
Grâce à cela, elle peut se targuer d’un pourcentage de réussite insolent aux grands concours nationaux et internationaux, ainsi que d’un taux d’insertion professionnelle éloquent.
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Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon