PISCIS LAGOENA au Musée ethnologique de L'Etang de Thau à Bouzigues

Piscis Lagoena est un projet artistique mettant en scène 2 phénomènes
la disparition accélérée de nos écosystèmes
la multiplication exponentielle de notre production d’emballage plastique et de leurs déchets.
En 2050 on estime qu’il y aura plus de plastique dans les mers que de poissons.

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L'exposition "Piscis Lagoena" est celle d'un homme profondément en colère. Bibi est de ces amoureux de la mer qui ne supportent plus de la voir polluée par ces millions de détritus de plastique qui vont jusqu'à former un septième continent dans le Pacifique.

Avant d'être félicité Par Alain Vidal, Vice-Président de Sète Agglopôle délégué à à la politique culturelle de valorisation du patrimoine dans les musées et équipements communautaires, Bibi proposait au public une visite guidée de l'exposition qui permettait de comprendre que du bassin de Thau et de sa lagune aux océans, ainsi qu'aux mers les plus lointaines, les plastiques et les déchets qui se multiplient prennent peu à peu la place des poissons.ertP1250022

Après plus de 20 ans de plongée il  voit  se multiplier les lieux envahis par toutes sortes de plastiques qui auront bien du mal à disparaître un jour.

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Dans le monde en 2014 :
     - 154 milliards de litres d’eau ont été mis en bouteilles plastique PET
     - 154 milliards de kilos de poissons ont été péchés dans le monde
soit un litre d’eau en bouteille pour un poisson d’un kilo.

UN POISSON / UNE BOUTEILLE
L’évidence était de nommer cette nouvelle espèce Piscis lagoena (ou Poisson bouteille) et l’urgence de la décrire.


L’installation présente un ban de Piscis Lagoena accompagné d’une bande son.
L’objet Piscis lagoena est la réunion du squelette d’un poisson et d’une bouteille en plastique.


Le regard de l’artiste est alors celui de l’observateur, du naturaliste scrupuleux.
Piscis Lagoena est  tout à la fois un cabinet de curiosités, une lubie de navibotelliste, une sculpture, une installation d’Art Contemporain, une démarche. 
Par convergence ou par dépit, le poisson est ainsi devenu bouteille, image de la Nature transfigurée.

 

L'artiste précise "Je réalise depuis 25 ans des installations d’Arts Plastiques sous le nom de Bibi. Nombre de celles-ci mettent en scène des poissons en plastique lumineux. Piscis Lagoena illustre le revers - le côté caché - de ce travail."

Visible au :
 
Musée ethnographique de l’Étang de Thau à Bouzigues
du 1er juin au 29 septembre - tous les jours (sauf le lundi en juin et septembre)
Juin et Septembre : 10h-12h / 14h-18h & Juillet et Août : 10h-13h / 15h-19h
Visite en présence de l’artiste samedi 6 juillet à 16h

Musée de site gallo-romain Villa-Loupian
du 5 octobre au 30 novembre - tous les jours sauf le mardi
Octobre : 10h-12h /14h-18h & Novembre : 10h-12h /14h-17h
Visite en présence de l’artiste samedi 5 octobre à 16h

 

 

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon