Luna Blu amarré à Puerto Madero...

"... Une nuit de quarts dans La Plata, avec 2 mètres d'eau sous la quille et les lumières du chenal pour se guider dans l'obscurité, à moins d'un mille des cargos chargés du superflu de nos vies.
Et au matin la silhouette de Buenos Aires qui se distingue au loin, plantée dans les eaux plates et couleur chocolat du fleuve qui charrie ses embâcles et les nôtres aussi. Une navigation entre chien et loup, doutes et espoirs, qui nous transporte en moins de 48h vers un nouvel ailleurs. Et qui nous offre une arrivée grande classe, en voilier à Buenos Aires. Une chance qui nous fait du bien. Et l'histoire de notre voyage qui continue de s'écrire. Au lieu de s'enliser."

L’image contient peut-être : océan, ciel, plein air et eau

(Sandrine, 01/07, billet n°26, journal complet : https://planetenco.blogspot.com/p/blog-page_10.html)

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon