Une très belle Fête Nationale à Bouzigues

 Elle a commencé avec la soirée du 13 juillet :

  A Bouzigues,  elle était concoctée par La Mairie qui souhaitait qu'une fête citoyenne ait lieu malgré cette période de déconfinement un peu incertaine...

 Une belle soirée comme on les aime à Bouzigues et qui allait donc se terminer en musique.


Mais auparavant avait lieu la distribution des lampions et drapeaux suivie du discours républicain de Monsieur Cédric Raja, Maire de Bouzigues, entouré par la plupart des membres du Conseil municipal au balcon de la Mairie avec une retraite aux lampions durant laquelle la Pena de Villeveyrac a assuré l'ambiance après avoir interprété La Marseillaise. Une foule impressionnante pour un Défilé dans le village bien animé et sympathique. Et pour terminer une belle note musicale vous attendait place du Belvédère avec le Groupe So Fast pour avancer dans la nuit qui se faisait douce.

Un très beau succès dès ce lundi 13.guizIMG_20200713_214451

 Une belle organisation et un discours de Cédric Raja, maire de Bouzigues insistant sur les principes de liberté, d'égalité et de fraternité...

"Mes chers concitoyens,
Enfin !... Enfin, après tous ces mois de confinement et d'éloignement je peux m'adresser directement à vous, citoyens et citoyennes de Bouzigues et de la République française. J'en éprouve une joie immense et je sais que tous les conseillers municipaux qui sont ce soir à mes côtés sont eux aussi profondément émus de se retrouver avec vous pour célébrer ensemble cette première fête nationale de notre mandat.
La fête de notre République qui nous réunit ce soir s'inscrit dans la tradition révolutionnaire. Elle commémore deux 14 juillet : le 14 juillet 1789, c'est la prise de la Bastille, le symbole de la liberté et de la fin de l'ancien régime ; et l'on commémore aussi le 14 juillet 1790, la fête de la Fédération, moment de concorde entre tous les Français réunis au sein de la Nation.
Célébrer 1789 et la prise de la Bastille, c'est se rappeler le moment fondateur de la démocratie française : la libération du peuple par lui-même. C'est le moment où le peuple français proclame les idéaux qu'il veut suivre : liberté, égalité, fraternité ; c'est alors qu'il rejette le système mis en place au profit des habitants des châteaux. L'été 1789, c'est l'abolition des privilèges : les Français sont très attachés à cette abolition et finissent toujours par se mobiliser contre les tentatives de restauration de ces privilèges. Ils ne supportent pas non plus l'arbitraire. Dans ces cas-là, la volonté populaire surgit souvent de là où on ne l'attend pas.
Le 14 juillet, on commémore aussi la fête de la Fédération de 1790 : c'est le moment fondateur de la Nation, une communauté faite de tous, unis autour d'un projet commun fondé sur des idéaux que la République et nous-mêmes avons la charge de préserver.
Ces idéaux que la France incarne à travers la République, on les retrouve au niveau local. On les voit gravés au fronton des monuments municipaux. A Bouzigues, les mots Liberté, Egalité et Fraternité ont malheureusement été effacés il y a quelques mois de la façade de l'ancienne mairie, là où se trouve notre bureau de poste. Nous les restaurerons très bientôt d'un coup de pinceau républicain.
Ces idéaux sont à la base de l'idée d'intérêt général qui doit conduire l'action de tous les élus. L'intérêt général n'est pas l'addition des intérêt particuliers : il leur est supérieur. Le maire et son conseil doivent bien sûr être attentifs aux intérêts particuliers, mais uniquement si ces intérêts ne sont pas contraires à l'intérêt général du village.
Ces principes de liberté, d'égalité et de fraternité nous aident à traverser la pandémie du Covid-19. La liberté a subi des limites inédites durant le confinement ; ces limites ont été bien heureusement encadrées par le droit. Nous avons tous accepté de restreindre notre liberté de mouvement et notre liberté d'entreprendre. Il le fallait pour ralentir la propagation de la maladie et soulager les hôpitaux. L'égalité et la fraternité ont permis la mise en place de mesures pour aider les victimes sanitaires et économiques du Covid-19.
La maladie est toujours là. Elle a lourdement affecté la France et peut s'abattre sur notre village, qui n'a jamais échappé au sort de notre pays.
En effet, aucun des grands événements qui ont fait la France, ou qui l'ont meurtrie, n'a ignoré Bouzigues. Tous les grands moments politiques et historiques ont atteint notre village. A chaque fois, ses habitants se sont positionnés par rapport à ce que le pays tout entier vivait. Et toujours, les Bouzigauds ont voulu vivre les grands moments à leur manière. Il en est ainsi aujourd'hui comme hier.
On sait que les habitants de Bouzigues ne se laissent pas guider leur conduite. Pourtant, aujourd'hui, j'ai le devoir d'insister : si j'ai pris la décision de maintenir des animations les 13 et 14 juillet, de la musique, des jeux et un apéritif-brasucade, je vous demande à vous tous, de façon solennelle, de bien respecter les gestes barrières et toutes les mesures sanitaires. Certes, célébrons le 14 juillet, mais tout en nous protégeant les uns les autres. Soyons civiques !
Mes chers concitoyens, il est temps pour moi de vous souhaiter une belle fête nationale. Nous nous retrouvons tous dans quelques instants pour la retraite aux flambeaux"

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Et le 14, vers 11 h, place aux jeux pour enfants sur la lace du Belvédère  avant que le soir, bon nombre de Bouzigauds ou de vacanciers en résidence à Bouzigues nepartagent une très bonne brasucade . Et toujours en musique au même endroit, avec cette fois aux commandes le groupe Marakay pour vous permettre à tous de voyager grâce à la chanson.

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Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon