Bouzigues

Bouzigues, 12 mars : les Obligations Légales de Débroussaillement en Mairie

Dans le cadre du plan de contrôle 2019, une réunion d’information publique sur les OLD (Obligations Légales de Débroussaillement) sera organisée en mairie, salle des Mariages, LE 12 MARS à 19h00.

Cette réunion a pour but d’informer les propriétaires des habitations concernées (constructions situées en zone d’interface forêt-habitat, afin de réduire le risque incendie de forêt) de débroussailler et maintenir en état débroussaillés les abords de leurs constructions sur une profondeur de 50 mètres.

Le débroussaillement des constructions est une « pierre angulaire » pour la prévention des dommages causés par les incendies de forêts.

L'Entente pour la forêt méditerranéenne, avec le soutien de la Délégation à la protection de la forêt méditerranéenne et de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de PACA vient de réaliser un film de promotion du débroussaillement.

Ce film explique et justifie l'obligation légale de débroussaillement (OLD), qui contribue grandement à la protection des habitations situées à proximité des espaces boisés. Le film s'appuie sur des paroles d'experts et d'autorités œuvrant dans le domaine des incendies de forêts.

Destiné en priorité à la diffusion en salle lors des réunions publiques organisées par les maires, il peut également être présenté sur tous supports numériques (app, web...) pour illustrer la question de l'OLD.

Thèmes abordés

1 : Les mécanismes du feu et la façon dont il profite des éléments combustibles pour se propager jusqu'à la construction et y pénétrer.

2 : La protection qu'apporte le débroussaillement pour la construction, ses occupants et les sapeurs-pompiers.

3 : La manière de conduire les travaux de débroussaillement par mise à distance horizontale et verticale des végétaux, jusqu'à 50 mètres des constructions et le long des accès.

4 : La place du débroussaillement dans la stratégie globale (empêcher les feux, maîtriser les éclosions au stade initial, limiter les développements catastrophiques) qui repose non seulement sur les services publics (sapeurs-pompiers, communes, État), mais aussi sur la contribution "citoyenne" des particuliers.

Télécharger le film

 

 
 
 

Les manifestations à venir à Bouzigues

Les manifestations à venir pour la semaine du 11 au 17 mars :

 Concernant les riverains de la rue de Verdun.olidCapture

 Mardi 12 mars : Réunion publique sur les Obligations Légales de Débroussaillement (OLD)

à 19 h 00 en mairie,

Salle des Mariages.
 
Samedi 17 mars : Loto du Yacht club de Bouzigues -

à 17 h 30  Espace Fringadelle.
 
 
olid55Capture

Bouzigues : CALENDRIER MARS / AVRIL

Bouzigues
MARS


● 03/03 : Loto de la Chasse - 18h00 - Espace Fringadelle
● 12/03 : Réunion Obligation Légale Débroussaillement - 19 h00 - Salle des Mariages
● 16/03 : Après-midi Yoga (section Yoga association Ouzig) - 13h30 - Espace Fringadelle
● 17/03 : Loto du Yacht Club de Bouzigues - 17h30 - Espace Fringadelle
● 23/03 : Repas du Printemps du club l’Âge d’Or - 12h00 - Espace Fringadelle
● 29/03 : Lancement du livre « Le voyage de Gachus Baboeuf » - 11h30 - Musée Étang de Thau
● 31/03 : Loto de la Diane (Chasse) - 18h00 - Espace Fringadelle


AVRIL


● 03/04 : Représentation de théâtre «Giselle» - 21h30 Théâtre Molière Sète- Bus 18h
● 06/04 : Carnaval - RDV à 14h00 sur le port. (reporté le 13/04 en cas de mauvais temps)
● 20/04 : Trail de Bouzigues - Départ 16h00 sur le port
● 20/04 : Café Théâtre avec la troupe «Les verts Luisants» - 21h00 - Bar le globe
● 21/04 : Loto de la Chasse - 18h00 - Espace Fringadelle
● 22/04 : Chasse aux oeufs de Pâques
● 16.02 : Brocante de Pâques - 18h00/18h00 - Promenade des Beauces
● du 30/04 au 05/05 : Exposition de peinture Atelier Claire ATON - Maison des Gens de l’Étang - Entrée libre

Mission de solidarité pour l'équipage du Luna Blu

173è jour de navigation - Rio - Brésil -

mission de solidarité : l'équipage du Luna Blu était ce jeudi 8 mars au soir avec les judokas du Club Reação et son président Flavio Canto, au centre d'entraînement olympique de Rio.
Ils leur ont remis des kimonos donnés par le club de Bouzigues, destinés aux jeunes des favelas qui bénéficient du programme d'éducation et d'insertion par le sport lancé en 2003 par Flavio Canto, médaillé olympique, son entraîneur, Geraldo Bernardes et des amis.
Belle rencontre dans la simplicité, avec de grands champions qui portent haut les valeurs du Judo en les mettant au service des plus démunis. Merci à eux d'avoir partagé ce moment avec Planète en commun et à Isabelle Paque, une grande championne aussi du judo français, pour son implication dans PEC.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et personnes debout

Le cabinet MUTEO assure un accueil ce vendredi matin à Bouzigues

Vendredi 8 mars , de 9h00 à 12h00, venez rencontrer Carole Calistri pour comparer votre contrat actuel avec celui de la santé communale. Vous y serez peut-être gagnant en terme de garantie et de tarifs.

Offre destinée aux bouzigauds retraités, commerçants, artisans, personnes sans emplois...Si vous n'êtes pas disponibles, prendre contact avec le cabinet MUTEO pour un rendez-vous à domicile.L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, texte

Les inscriptions scolaires à Bouzigues

Votre enfant aura 3 ans d'ici le 31 décembre 2019 et vous habitez la commune de Bouzigues, pensez à procéder à son inscription scolaire en mairie.
Pour cela, il vous faut fournir :
- la copie du livret de famille
- la copie des pages de vaccination du carnet de santé
- un justificatif de domicile
- les coordonnées téléphoniques des deux parents
Merci de le faire rapidement afin d'avoir une vision la plus juste possible des futurs effectifs scolaires.

Compte rendu du débat « Quel mode de vie alternatif possible avec la transition écologique » à Bouzigues

1er paragraphe,  c'est i d'Amazonie, et non Guarani.
2eme,  c''est : "Patrick Vignal parle... mais il n'est pas venu lui non plus".  Et non :  "lui aussi" comme mentionné par erreur.
 

« Quel mode de vie alternatif possible avec la transition écologique ».

Organisé par l’association « Témoins au bout du monde »

à Bouzigues, le 3 mars 2019 chez : « Les Demoiselles Dupuy », ostréiculteur durable.

Une douzaine de grandes photographies parlant d’elles-mêmes accrochées aux murs végétaux de la terrasse de cet établissement accueillaient le public. Ces œuvres de l’ethno photographe Christian Puech représentent des peuples autochtones en voie d’extinction impactés par le réchauffement climatique : indiens Huaorani d’Amazonie Equatorienne, Guarani Kaiowa du Brésil, Ladakis de l’Himalaya, Afars du désert du Danakil et Vesos du canal du Mozambique à Madagascar… Quelque part des voisins et amis aux visages vrais et crus tirés à jamais de l’oubli. Cette scénographie annonçait le thème du débat.

Quel mode de vie alternatif possible ? La question mis en débat par Christian Puech, anthropologue autodidacte, était ambitieuse. Certes, il bénéficie d’un retour sur expérience ayant vécu un temps immergé dans d’autres civilisations où « il s’est toujours senti comme un poisson dans l’eau ». Ce débat était aussi l’occasion ou jamais pour les députés d’en Marche invités : Christophe Euzet, Patricia Mirales, Carolie Dubost, Nicolas Démoulin, Patrick Vignal de débattre enfin, argument contre argument, projet contre projet, avec quelques gilets jaunes pacifiques, bien que révoltés par les taxes écologiques pétrolières. Débat tel que le souhaitaient pour apaiser les tensions 80 % de la population en novembre et décembre dernier selon les sondages. Patrick Vignal parle dans l’Agglo Rieuse, p. 3 du 5 décembre 2019, « d’ouvrir un dialogue apaisée » mais il n’est pas venu lui non plus. Il fallait l’ouverture d’esprit et l’optimisme foncier de cet explorateur pour organiser pareil débat. Hélas, les députés invités brillèrent par leur absence. C’est dommage. Est-ce un mauvais présage ? L’avenir le dira. Mais quelle perte de temps alors que les élections Européennes approchent. L’ancien député écologiste Jean Louis Roumegas avait répondu présent.puec

Photo de de Michèle Daumas

 

Pour camper le thème dans la dynamique du contexte actuel, Christian Puech a réitéré son étonnement de constater que le Président Macron ne pose pas le diagnostic global, ne fait pas état des causes responsables du réchauffement climatique dans l’imprimé remis par les maires aux participants au débat national. Ce document ne fait que rappeler les conséquences du réchauffement « 2018 est l’année la plus chaude… » et quelques outils et solutions sans moyens d’action vraiment définis. Ce document invite aussi la population à répondre à dix-sept questions alors qu’elle ne dispose pas souvent, comme certaines élites en place, des informations économiques, scientifiques et accords internationaux lui permettant de se prononcer de manière éclairée. Enfin, le président Macron, comme les précédents présidents, parlent de Transition, mais Transition vers quoi ? Ni l’imprimé, ni le président ne dit quel est son projet. Ces remarques de l’anthropologue autodidacte sont factuelles, en effet. Et sans commentaires. (Deux personnes prenaient dans le public discrètement des notes. En fait, il s’agissait de deux journalistes, l’un allemand, l’autre italien).

Or, selon Christian Puech, explorateur, ce diagnostic implique tout de même, « le système économico-financier anarchique et mondialisé, en grande partie responsable du réchauffement climatique (1) et dont les pratiques parfois expéditives sont terrifiantes au Brésil par exemple, mais également en France par ingérence sous diverses formes plus sournoises et sophistiquées » évoquées ici, mais dont je vous ferais grâce. L’urgence climatique vitale est-elle compatible avec la poursuite de ce mode de développement polluant et anarchique ? Quelle écologie active est-elle compatible avec l’économie de marché et avec la croissance sans fin se demande Christian Puech ?

Il a brossé avec modération et sans idéologie partisane un tableau assez alarmant mais réaliste, de l’incidence planétaire de l’extraction, de l’agro-bisness et de la déforestation sur la biodiversité. Il a dénoncé les exactions et ethnocides contre les derniers Indiens d’Amazonie en voie d’extinction, que l’agro business continue de dépouiller de leurs dernières terres ancestrales, après cinq siècles de colonisation. Il reconnait la difficulté rencontrée par le président Macron,   la France ne pouvant prendre en charge toute seule l’immensité de ces problèmes. Christian Puech a rappelé cependant la complicité tacite par intérêts financiers croisés de certains pays européens en matière d’atteinte aux Droits Humains et en regards des Conventions internationales signées sur les peuples autochtones. Situation qui illustre, selon Christian Puech « la difficulté du monde ancien pour passer à un monde nouveau, qu’il serait temps de penser et de construire ». (Ce n’est pas d’hier qu’il se penche sur cette très difficile question). Pour lui, la biodiversité et diversité culturelle et intellectuelle sont indissociables, un même combat, hélas inaudible en France.

Il a évoqué aussi l’importante question de la démographie galopante avide de consommation, en Afrique par exemple un milliard d’hommes de plus en 2050.

Il en vient à nos villes mal préparées au réchauffement climatique. A Montpellier l’an dernier dans la rue, dit-il : «  on avait l’impression de passer sous un gril, demain on sera sur le grill ». On connait maintenant la plupart des solutions pour réduire, faire face et préparer la transition écologique. Il faudrait 177 milliards d’euros, selon Christian Puech, mais on dépasserait les 3% prévus par les accords Européens. Déjà, divers travaux et des dizaines de petites actions personnelles sont cependant susceptibles d’interférer sur le réchauffement. Chacun en connait de nombreuses, la liste est disponible dans la plupart des associations environnementales.

L’écologiste actif annonce trois projets qui lui tiennent à cœur :

« Retrouver à partir du Languedoc l’autosuffisance alimentaire perdue en quelques décennies au bénéfice de l’Espagne. Sauvetage des dernières terres arables : moins de béton, plus d’alimentation bio ».

« Permettre à chacun d’entre nous de devenir un petit producteur de richesses, acteur dans la transition écologique. Encore faudrait-il que les élus mettent aux commandes ceux qui sont les pères de ces projets : il n’y a pas mieux qu’un père pour défendre un fils ».

Le photographe fait in fine état de ses difficultés depuis dix ans pour réaliser une grande exposition photographique avec scénographie sur les Indiens d’Amazonie, avec le concours d’une dizaine de disciplines scientifiques ayant des applications commerciales. Le coût 40.000 euros devrait pouvoir se trouver auprès de divers laboratoires, l’Oréal.. De plus, « La connaissance de l’autre facilite de vivre ensemble, but suprême de la culture » dit l’explorateur. Ce projet d’exposition fut pourtant proposé à l’Assemblée Nationale, au Senat et à une vingtaine de maires des plus grandes villes de France, dont celui de Montpellier. Mais le photographe ne désespère pas.

Pierre Jouventin poursuivit la présentation du débat. Ancien directeur du laboratoire d’écologie du CNRS , il a participé en 1968 à la création de la plus grande réserve naturelle de France située aux Iles Kerguelen . «  7000 km 2 pour la partie terrestre et 15.000 km 2 d’eau territoriale ont été ainsi protégés à jamais. Et cela grâce à l’appui du 1er ministre de l’époque Michel Rocard et à sa rencontre avec la ministre de l’écologie Nelly Ollin. La délégation française a été aussi la locomotive de la mise en réserve du continent Antarctiques où a été interdite jusqu’en 2048 l’exploitation de ressources minérales.   Douter encore aujourd’hui que les activités humaines ne sont pas responsables du changement climatique c’est nier la science » dit-il. Le scientifique a confirmé le lien entre les problèmes environnementaux et sociaux actuels et le développement économico-financier anarchique évoqués par Christian Puech.

Puis Jean Louis Roumégas prit la parole. L’atteinte à la santé publique est pour lui le troisième grave risque induit pas le réchauffement climatique actuel. Il a créé une association dont il est le président : «  Méditerranée durable ».

La question de la démocratie ayant été imbriquée dans le thème précédent elle fut abordée assez brièvement par manque de temps.

Les questions du public de qualité furent nombreuses et riches. A « que faut-il faire ? » Le journaliste-érudit et historien sans concession à L’Agglo Rieuse, Donato Pelayo répondit : » Ce qu’il ne faut plus faire et plus important que ce qu’il faut faire ». En réponse aux deux projets de Christian Puech, il précise : » Ce projet est réalisable. En Russie au siècle dernier 4 % des terres confiées à de petits paysans indépendants produisaient 80 % des besoins alimentaires du pays ». La création de potager privé fut reprise dans l’assistance.

Répondant sur l’ingérence des lobbies, Jean Louis Roumégas, intervint. On sait son implication dans la lutte contre le glyphosate et les substances chimiques lorsqu’il était député. « J’ai affronté les pratiques des lobbies qui instrumentalisent le doute, partie intégrante de toute pensée scientifique, pour lancer des contre expertises internationales qui retardent gravement toute prises des décisions urgentes ».

Il est difficile de résumer fidèlement trois heures d’entretiens aussi riches et fraternels. L’inquiétude plus ou moins générale concerne l’ensemble des libertés, respect de la vie privée, remises en cause par des lois liberticides et le numérique insécurisé, selon Amnistie International et les Droits de L’Homme… Si ajoute les brutalités policières actuelles contre les gilets jaunes, déjà 2000 blessés.

L’inquiétude concerne aussi le nombre de particuliers libres d’esprit et assez indépendants pour défendre des causes importantes et justes. « Encore faudrait-il que ceux-ci soient efficacement protégés des pressions et exactions de certains lobbies » précise Pierre Jouventin. Ces actions bénévoles d’intérêt général ne doivent pas être entravées par des élus ayant pour objectif de tout contrôler. Autre objectif prioritaire : «  ne pas laisser aux seuls marchés la prise en main de la transition écologique, chacun pouvant devenir un petit entrepreneur », statut déjà évoqué par Christian Puech.

Moins d’énarques et plus de diversité culturelle auprès des gouvernants. « Le seul contrepouvoir sur lequel la population puisse compter ce sont les citoyens ». La politique n’est pas réservée à des professionnels. Face à la crise de la représentation que traverse notre pays depuis des décennies, la société civile confrontée à l’urgence climatique et sociale devra prendre le contrôle de son destin.

L’après-midi ensoleillée au bord de l’étang de Thau s’acheva au son du Dan Baü et sur la voix affleurant l’âme de la poétesse-chanteuse et musicienne Lizeor, descendue spécialement des Cévennes.

Si Christian Puech et l’Association « Témoins au bout du monde » dont il est le président, organisateur du débat, obtenait l’appui des politiques, et le prêt d’une grande salle, peut-être pareil entretien pourrait avoir une ampleur nationale ?

(1)50 % des pollutions viennent des plus fortunés du monde.

 

Concours de photographie avec les Voiles Latines

Aucune description de photo disponible.L'association Les Voiles Latines de L’Étang de Thau vous propose un concours de photographie permanent sur le site du ponton où sont amarrées les voiles latines sur le port de Bouzigues.


Ce concours est ouvert à tous, il suffit d'envoyer par mail la photo prise lors de la visite au ponton des Voiles Latines à Bouzigues, en interprétant librement le thème de la saison en cours.
Le thème choisi pour le printemps 2019 est : "Barques mes amours....."
Un jury se réunira en fin de saison pour désigner la meilleure photo qui sera exposée.
La photo d'un poids maximum de 2 Mo, devra être envoyée en JPEG à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Le règlement du concours est disponible, chez les partenaires du concours : à la mairie, au Musée de l'Etang de Thau, au Bar le Globe, à la cabane du ponton sur https://www.facebook.com/voilelatinebouzigues/
Tous à vos appareils, objectifs, laissez libre cours à votre imagination!

Bouzigues, permanence du cabinet Muté

Vendredi 8 mars, de 9h00 à 12h00, le cabinet Mutéo assure sa permanence relative à la santé communale en salle des mariages.

N'oubliez pas de vous munir de votre contrat pour connaître vos garanties et votre échéancier afin de pouvoir comparer les offres

Bouzigues au cours des siècles

Le fait « d'être à l'écart de la grand-route » a longtemps valu à Bouzigues la réputation d'être « un village sans histoire » : les voyageurs pressés ayant trop souvent confondu la quiétude ambiante et la pérennité du cachet pittoresque de la localité avec un isolement, envié et idyllique, par rapport à la marche du monde. Cet ouvrage est le déni absolu de cette opinion hâtive et superficielle. Le portrait que François Baqué et Antoine Rouquette brossent, en effet, de ce village du littoral au cours des siècles ne permet aucun doute à ce sujet. L'habitat fut très ancien sur le terroir et « la situation exceptionnelle » de la petite cité méditerranéenne, face à l'étang de Thau qui, « par les belles journées ensoleillées, brille de mille feux » ne doit pas faire oublier que Bouzigues (et toute sa région) fut une terre de passage (les Grecs, les colons de Marseille, les armées d'Annibal) et d'invasions (Romains, Wisigoths, Sarrasins, Normands) et que le nom de Bouzigues (Polygium) apparaît dès le IVe siècle sous la plume de Festus Avienus. Ensuite, c'est le destin de la seigneurie (mentionnée comme vassale de la seigneurie de Loupian au début du XIIe siècle) et celui de la communauté (administration des consuls) que les auteurs font revivre pendant plus de six siècles jusqu'à la Révolution au cours de laquelle les biens des « ci-devant privilégiés » sont étroitement surveillés (un voleur de raisins de douze ans est emprisonné), le...» suite chez Amazon