Un grand bond en avant pour le projet Valdora

L'annonce avait été faite dernièrement au cours de l'édition 2017 qui se tenait à Quimper. Chaque année, les APPM réunissent l'ensemble des acteurs de la filière pêche (pêcheurs, mareyeurs, transformateurs, chercheurs...) qui se retrouvent afin d'aborder ensemble les enjeux et les problématiques actuelles de la filière, partager leurs expériences et apporter leur vision de l'avenir. Lors de ces assises à Quimper, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a reçu le prix coup de cœur innovation, dans la catégorie Concepts & Restauration, pour le projet Valdora.murDSC_0021 (18)


André Lubrano, Conseiller régional et Président du Cépralmar (Centre d'étude pour la promotion des activités lagunaires et maritimes), avait détaillé cette innovation devant plus de 600 participants : « A l'initiative de 3 pêcheurs locaux et soutenu par le Cépralmar, nous proposons une opération de mise en viviers de daurades sauvages de l'étang de Thau au mois d'octobre quand celles-ci rejoignent la mer. Cela va permettre de lutter contre l'effondrement des prix en élargissant la période de vente et offrira ainsi aux pêcheurs professionnels la possibilité de mieux valoriser leurs prises ». La daurade est un produit typique de la pêche des petits métiers d’Occitanie, notamment en lagune. Elle est exploitée essentiellement de mars à octobre. En effet, à l’arrivée de l’automne, elles quittent en masse les lagunes pour retourner en mer.murDSC_0081


Cette dévalaison entraine une offre importante et un effondrement des prix, autour de 4€/kg en halle à marée. Le produit n’est ensuite quasiment plus disponible jusqu’en mars.

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L’engin de pêche traditionnel utilisé dans nos lagunes est la capéchade, c'est-à-dire un ensemble de verveux qui permettent de capturer le poisson vivant. Le souhait d’un groupe de professionnels de l’étang de Thau, et auxquels le Cépralmar a apporté son soutien, a été de conserver une partie de cette production en bassins pour la commercialiser fin décembre.


"Un premier essai fin 2016 a été très positif avec la survie du petit cheptel transféré. L’objectif est actuellement de lever les freins techniques afin d e passer à une échelle professionnelle."

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"Nous devons donc adapter l’engin de pêche avec l’ajout d’une cage qui permet de transférer la production sur un bord à quai et tester la nécessité de nourrir ou non les individus sachant qu’en dessous de 13°C, elles arrêtent naturellement de s’alimenter.Les premières réponses devraient arriver en fin d’année. Si une phase de nourrissage (crabes et moules) s’avèrent nécessaire, il conviendra de travailler sur le statut de ce poisson afin qu’il ne soit pas considéré comme un « simple » poisson d’aquaculture. Ce projet est un peu l’invention d’un nouveau métier à l’interface entre pêche et aquaculture. Ce que nous sommes en train de faire sur la daurade devrait pouvoir être fait à terme sur d’autres espèces."

murDSC_0057 (2)"L’ambition est de permettre aux pêcheurs professionnels de mieux valoriser leur production." Précisaient Robert Rumeau, Kévin Henri et Denis Talano en présentant ce lundi 9 octobre les avancées de leur projet à leurs partenaires privés et institutionnels ainsi qu'à la presse dans les établissements Murex, à l'entrée nord de Sète.

Ce projet est financé par par différentes structures et institutions avec un plan de financement de 93115€ pour cette phase : 20% du CEPRALMAR, 40% du FEAMP, 20% du Département, et 20% de Sète Agglopôle méditerranée. La création d'une structure commerciale est envisagée par les professionnels engagés dans le projet car à ce stade , si les résultats sont à la hauteur, c'est un volume conséquent de dorades qui pourrait-être mieux valorisé.

En présence de François Commeihes, Président d'Agglopôle, d'André Lubrano Président du Cépralmar et Vice-Président de la Région, de Loïc Linares, Directeur du Cépralmar, d'un représentant du Département, et de Jean-François Holley du Cépralmar, devant une assistance composée de bénévoles, de soutiens venus de la conchyliculture, de fournisseurs et de nombreux partenaires de travail avec leurs représentants, Robert Rumeau, Kévin Henri et Denis Talano ont reçu leur prix de l'innovation avec beaucoup de plaisir, précisant que depuis le début des opérations en 2016 tout est le fruit de recherches et de créations pour essayer d'atteindre des objectifs de valorisation de la production.

C'est donc un projet expérimental et jusqu'au bout il faudra s'adapter pour savoir quelle sera la qualité des poissons et savoir si l'expérience est concluante.

Tous se félicitaient de ce bond en avant car maintenant l'utilisation de cages devrait permettre avec du matériel adapté de travailler sur 700 kg de poissons. C'est donc une opération avec un potentiel économique important qui pourrait impacter près de 40 pêcheurs.

Mais ce n'est pas si simple car il faut passer par des procédures de validation tandis que pour plus de transparence les résultats des opérations seront mis à la disposition du public. Avant de passer à d'autres espèces, l'expérience se limite aux daurades avec 2 calibres, de 250 à 500g et de 500 à 900g. Comme il ne s'agit pas d'aquaculture, les poissons ne seront nourris qui si cela s'avère nécessaire. Un nouveau statut entre pêche et aquaculture devrait donc être trouvé pour pourvoir poursuivre ce développement qui est suivi par le Comité Régional des pêches car en aucun cas l'objectif est d'agrandir la pression sur les poissons.

Tout a été étudié pour ne pas les traumatiser avec des cages de 3m sur 3, mises à l'eau début octobre. Pour l'instant il y en a deux.

Le premier souci a été de savoir si cela fonctionnait et le bilan actuel est excellent. Plus de 100 kg dans chacune des cages. Des plongeurs sont allés vérifier sous l'eau. Avec des filets spéciaux et lestés, avec un cadre en inox qui maintient l'entrée écartée, ce nouveau système est opérationnel. Avec un peu d'improvisation, une belle réussite. Bientôt 2 cages de plus. Les poissons sont récupérés très régulièrement et en douceur, en bord de quai, avec un minimum de manipulations.

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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