Que les "Lumières" soient !

Il est normal de souhaiter que la lumière diffuse en ce début janvier. Il est vrai que, passé le cap du solstice d'hiver, peu à peu, le jour gagne en longueur, même si le ciel est parfois obscurci.

Mais "les Lumières" ? Celles de la fin du XVIIIème siècle ? La clarté de la raison devait chasser les ombres de l'obscurantisme grâce aux flambeaux qu'allumèrent en France les "philosophes" et ailleurs de grands esprits. Les "Lumières" auraient-elles pâli ?lumièreIMG_3350

 

Apparemment, il n'est guère question de ces "Lumières" dans la vie politique locale, si l'on en croit le florilège publié par Midi Libre le 3 janvier. Il y est question des Sétois (qui se garent en double file), des joutes (jamais autant de public pour la Saint Louis depuis 1994), d'Agnès Varda. Il est aussi question de Sète en tant que décor de films et ville qui a inspiré à Laurent Wauquiez comme une impression de déjà vu. M.

le Maire, paraît-il, aime à travailler dans l'ombre. Côté maires du bassin de Thau, un seul a répondu au syndicat FO de l'hôpital. Côté mairies, un noir silence. Ainsi va la vie publique au niveau local. Mais ces déclarations plus ou moins claires, ces considérations plus ou moins obscures ne sont que le reflet de rivalités, de luttes d'influence, de mise à jour de certains ego ("Je suis d'accord avec François. Le pape. Pas toi") C'est la vie et c'est la vie politique. Les grands principes, disons qu'on ne s'y réfère pas souvent.

On peut brocarder Laurent Wauquiez ("Jamais venu mais déjà venu"), mais on ne lui demande pas s'il a oublié l'universalité des Droits de l'Homme ou que le droit du travail avait été reconnu en 1848, lors de la révolution de février de cette année-là.

 Et le cas de L. Wauquiez est bien en accord avec une évolution contemporaine en action sur les deux rives de l'Atlantique, de Varsovie à New-York. Le néonationalisme, le repli "identitaire", la xénophobie s'installent, diffusent leurs poisons. En bonne raison, après deux conflits mondiaux et 60 millions de victimes, le nationalisme devrait être discrédité. Or, ce qui rend inquiétante la situation actuelle, c'est qu'elle ressemble, inversée, à celle qui prévalait à la fin du XVIIIème siècle et qu'évoque la revue L'Histoire dans sa livraison de janvier.

Le dossier de ce numéro évoque un corps de doctrine répandu de part et d'autre de l'Atlantique, illustré par des personnalités puissantes, de Paine à Kant, en passant par Locke et Rousseau. Le résultat, les "révolutions atlantiques" : l'indépendance des Etats-Unis, la Révolution française, le soulèvement de Saint Domingue et les indépendances en Amérique latine dans les années 1820. Le tout lié à "une constellation de manières de faire, d'agir, d'interagir". Ainsi, on lut différemment. Le théâtre était en vogue, l'exemple de Beaumarchais nous le rappelle.

 Bien sûr, l'Histoire, dit-on, "ne repasse pas les plats". Rousseau, d'une certaine façon, semble bien écouté de nos jours.

Mais, comme aurait pu le dire Voltaire, l'obscurité gagne notre ciel.

Raison de plus pour souhaiter, en 2018, que les "Lumières" soient !

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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Avec l'APAVH, la douce Molly est à l'adoption

CHIENimage5C’est une drôle d’histoire que celle de Molly… Sa maîtresse est décédée il y a quelques semaines et elle n’avait rien prévu pour ses animaux : 4 chiens et 2 chats. Sa voisine, qui a adopté un chien à l’association, nous a contactés pour la prise en charge de tous ces poilus ! Elle ne voulait pas que les 2 Yorks, l’autre femelle Labrador de couleur sable et Molly, partent en fourrière. A la veile de l’été, 4 chiens d’un coup c’était beaucoup, sans compter que nous étions déjà engagés pour d’autres chiens en détresse. Nous avons fait appel à Catherine du refuge des 4 pattes qui a accepté de prendre les York mais aussi à Valérie de JSMC qui a choisi la labrador sable. Restait Molly. Ces 4 chiens ont toujours vécu en compagnie de leur maîtresse, dans une maison avec un jardin dont ils ne sont jamais sortis, ne côtoyant que  très peu de monde… Si tous les 4 sont un peu craintifs, Molly est de loin la plus mal à l’aise avec les personnes qu’elle ne connaît pas. Nous avons eu du mal à la faire monter dans la voiture, puis à l’en faire descendre une fois arrivés!...

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