Le discours intégral de François Commeinhes pour la cérémonie des voeux de Sète Agglopôle

 

Discours François COMMEINHES

VŒUX SETE AGGLOPOLE MEDITERRANEE

30 janvier 2019, Thermes Balaruc-les-Bains

En cette période de vœux qui nous occupe tout le mois de janvier, il est d’usage de se souhaiter, avant toute chose, puisque cela conditionne tout le reste, une bonne santé pour l’année qui débute.

Alors, chers amis, je commencerai par-là : que 2019 permette à chacune et chacun d’entre vous d’avoir la meilleure santé possible. Cela conditionnera en grande partie tout le reste : épanouissement personnel et réussite professionnelle, bonheur et douceur pour l’année qui vient.

gloaP1180853

 

De santé, il est ici beaucoup question dans ce lieu emblématique de Sète agglopôle Méditerranée : les thermes de Balaruc-les-Bains. Je remercie le maire, les élus, et tout le personnel de nous accueillir pour ces vœux dans cet équipement ultramoderne, inauguré en début de mandat.

 

Equipement dont l’agglomération est fière d’être partenaire, puisque nous faisons partie du tour de table de la société publique locale, cette organisation originale et très efficace mise en place par Gérard Canovas, devenu un expert en la matière.
 
Equipement, puisqu’il est question de santé, entièrement dédié au bien-être des dizaines de milliers de curistes qui le fréquentent chaque année. Ce qui fait de Balaruc-les-Bains la première station thermale de France, et l’un des plus gros pôles d’emploi et locomotive économique du territoire, avec plus de 1000 emplois directs et indirects découlant de l’activité thermale.
 
Le maire nous l’a détaillé lors de ses vœux municipaux : les projets ne manquent pas pour diversifier et favoriser la montée en gamme dans ce domaine. Et on ne peut que féliciter l’équipe municipale d’un tel dynamisme.
 
Dynamisme dans lequel Sète agglopôle Méditerranée s’inscrit entièrement, puisque nous participons du bel essor de cette station située dans notre cœur d’agglo, poumon économique du territoire. Nous l’accompagnerons aussi bien pour le futur centre de remise en forme que pour le stade d’athlétisme, et autres équipements en projet.
 
Des projets qui sont au cœur de la candidature que nous portons auprès des autorités avec la métropole de Montpellier et l’intercommunalité aveyronnaise de Millau pour obtenir le label « base arrière » des jeux olympiques 2024. Elle permettra de jouer la complémentarité des territoires pour attirer ici les meilleurs équipes et sportifs de diverses disciplines.
 
Ce n’est pas pour rien si l’agglopôle organise pas plus tard que demain à Balaruc-les-Bains, pour sa 3e édition, le forum sport/santé qui, autour du nageur médaillé olympique Yannick Agnel, évoquera avec les meilleurs spécialistes nationaux les interactions entre le sport, le corps et la guérison. Des thématiques porteuses en ces périodes de vœux…

gloaP1180882
 
La santé, disais-je. La santé et le sport…
 
Voici de bien beaux enjeux, dont s’est saisi notre agglo depuis maintenant quelques années, en se dotant de la compétence des piscines, qui permet aux habitants de nos 14 communes que plus aucun scolaire du bassin de Thau ne soit privé de cours de natation.
 
La vice-présidente Magali Ferrier est particulièrement attentive à cela. Et, avec les services de l’agglomération, je salue son investissement et son écoute pour permettre à tous les nageurs du territoire de se voir proposer les meilleures conditions.
 
2019 verra l’achèvement des travaux du centre balnéaire Fonquerne, qui dotera enfin le territoire de la piscine de dimension olympique qui lui manquait tant, et dynamisera la candidature pour les Jeux que j’évoquais à l’instant.
 
Et elle verra le lancement du projet du centre aquatique de Gigean, voté par les élus pour rééquilibrer l’offre au Nord du territoire, en particulier après la fusion imposée par l’Etat en cours de mandat.
 
Suivront les équipements de Mèze et Frontignan, conformément au « Plan piscine » contenu dans le Plan pluriannuel d’investissement de l’agglo.
 
Vous le voyez, le sport, la santé sont au cœur des préoccupations de notre collectivité. Et nous nous donnons les moyens, par une politique d’investissement ambitieuse, pour que cela ne se limite pas à de belles paroles…
 
Si l’élément aquatique est emblématique d’un territoire dont l’identité et le dynamisme économique se sont construits sur ses ressources maritimes, lagunaires et thermales, une bonne santé se cultive aussi sur la terre.
 
Le territoire « sport nature » que nous avons pour ambition se décline sous tous les angles, et le projet balarucois basé sur la tradition ancestrale liant sport et thermes n’en est qu’un des emblèmes les plus prestigieux.
 
Mais des sentiers de la Gardiole au Sud à ceux de la Mourre au Nord, dont nous avons désormais la charge et dont le plan de gestion débutera cette année, des lidos de Sète à Marseillan et Frontignan à Vic, nous aménageons des circuits de vélo ou de randonnée, en lien avec des partenaires associatifs ou institutionnels, pour que les amateurs de terre ferme ne soient pas en reste.
 
A ce sujet, au réalisé et à la vingtaine de kilomètres en cours d’aménagement dédiés à la découverte à pied ou en vélo de notre extraordinaire paysage lagunaire et des villages qui le bordent, s’ajouteront dans les années à venir les maillons manquants pour un itinéraire apaisé sur les 55 kilomètres du pourtour de lagune.
 
Je vais vous donner quelques chiffres qu’à mon sens, on ne peut plus accepter, en 2019, dans un territoire comme le nôtre.
 
Ils sont issus du Plan de déplacement urbain 2020-2030 que nous mettons en route cette année.
 
260.000 déplacements quotidiens se font ici en voiture individuelle, dont 70% ne comporte qu’un conducteur, à un tiers pour des trajets inférieurs à 2 km.
 
Les habitants passent en moyenne une heure par jour à se déplacer dans des trajets inférieurs à 7 km et demi…
 
N’en jetez plus !
 
De gros efforts ont été faits ces dernières années, avec des résultats satisfaisants. 
 
Nous venons en effet d’avoir les chiffres que je peux vous donner en avant-première, puisque notre réseau de bus à pour la première fois en 2018 franchi la barre des 3 millions de passagers, soit 330000 de plus que l’année précédente, dont 110 pour les lignes nouvellement créées en 2018.
 
Cela représente 800.000 passagers de plus qu’il y a 8 ans, excusez du peu !
 
Cela doit nous encourager à passer à la vitesse supérieure et à être toujours innovants !
 
Je sais pouvoir compter sur la détermination du vice-président à la mobilité Norbert Chaplin. Mais aussi de tous ses collègues, car chaque délégation est concernée. Ainsi que sur le dynamique et créatif Conseil de développement de SAM, très investi de ces questions.
 
Infléchir de telles pratiques revient à actionner plusieurs leviers.
 
Elle revient d’abord à intensifier les aménagements en site dédié et mobilités douces, à l’image du chantier qui débutera cette année sur la Départementale 2, entre Sète et les 2 Balaruc.
En attendant, je l’espère, l’aménagement du même type absolument indispensable sur le boulevard Verdun/Blanc à Sète, voie départementale qui dessert nombre d’équipements publics, pour laquelle j’espère que le conseil départemental acceptera un tour de table plus équilibré pour le financement.
 
Mais comme l’écrivait le philosophe Alain, « si le pessimisme est d’humeur, l’optimisme et de volonté ».gloaP1180847
 
Et de la volonté, sur ce sujet comme sur bien d’autres, j’en ai à revendre !
 
Retrouver la raison sur les mobilités revient aussi à pratiquer un urbanisme de proximité rapprochant les espaces d’habitations, de services, de commerces et d’emploi.
 
Je rappelle que les questions de mobilité et ses contraintes ont été le détonateur du gigantesque ras-le-bol qui a secoué la France dès la fin de l’année dernière, notamment dans les communes rurales.
 
A côté du triangle urbain central où nous sommes ce soir, la pression foncière doit être maîtrisée sur le bassin versant de l’agglomération, autour de Mèze. Une commune qui a cependant vocation à devenir un deuxième pôle central urbain doté d’équipements et de services qui lui procureront une meilleure autonomie. La vocation villageoise et agricole des communes environnantes devant pour sa part être valorisée.
 
L’agriculture, et j’y inclus bien sûr, d’une manière différente, les activités conchylicoles, est en effet soumise à une pression foncière soutenue due à l’attractivité du territoire.
 
Sous la houlette de son vice-président délégué aux activités agricoles Michel Garcia, l’agglopôle se donne les moyens d’enrayer cette spirale et de stabiliser le potentiel foncier agricole. Ceci dans une filière qui représente 300 exploitations professionnelles, constituées à 80% d’exploitations viticoles qui façonnent l’identité du territoire dans sa dimension terrienne.
 
La veille foncière débutée en 2018 avec la Safer pour valoriser des parcelles dont nous sommes propriétaires ou le développement du prêt à taux 0 pour soutenir les installations agricoles et la relève dans les exploitations, font parties des outils que nous actionnons pour aboutir.
 
Comme l’indique notre Scot adopté à l’unanimité des élus, le territoire dispose d’un potentiel foncier de 140 hectares de friches industrielles à reconquérir pour enrayer le mitage d’espaces agricoles et naturels.
 
Les espaces naturels entre mer, garrigues, lagunes et zones humides, avec un double front littoral mer/étangs, qui composent 70% de notre espace, font que le bassin de Thau a tous les atouts pour devenir un éco-territoire. Un territoire pilote, comme il peut l’être en matière de gestion de l’eau, aux portes de la métropole montpelliéraine.
 
Parallèlement, dans l’espace urbain de Sète/Frontignan/Balaruc, les maîtres mots du programme local de l’habitat 2018-2023 sont le renouvellement urbain sur les centres anciens, une production équilibrée et diversifiée, alliant habitat durable et mixité sociale et lutte contre la ségrégation spatiale.
 
Toujours sur la mobilité, j’évoquerais un autre levier d’amélioration… Et vous savez que c’est mon « dada », car j’y reviens dès que j’en ai l’occasion.
 
Avec des discours, mais aussi avec des actes concrets, même si je voudrais toujours aller plus loin, plus vite, plus fort…
 
Vous l’avez peut-être deviné : je veux parler des navettes maritimes et du formidable atout que constituent nos plans d’eau pour booster une mobilité éco-responsable, ludique et créatrice d’emploi, comme a pu encore nous le montrer notre récente visite sur le lac Léman, avec plusieurs maires et le Conseil de développement.
 
La densification du transport maritime de passagers en alternative à d’autres modes de transport en commun est un impératif !
 
Nous le pratiquons depuis plusieurs années sur la commune de Sète dès l’arrivée des beaux jours…Nous avons commencé à le mettre en place à Marseillan, avec un service qui augmentera à l’été 2019… Et nous le pratiquons à titre expérimental, mais avec un grand succès, à travers l’étang, notamment lors du festival de Thau.
 
Mais les liaisons inter bassin entre Sète, Balaruc, Mèze et Bouzigues sont au cœur de notre projet de territoire et elles devront trouver une réelle traduction dans les années à venir.
 
C’est pourquoi, nous entendons bien mettre cette thématique au centre de la future délégation de service public que nous sommes en train de préparer.
 
En période de vœux, après les traditionnelles paroles de bonne santé, on émet souvent des souhaits de bonheur et prospérité.
 
Et pour passer des simples souhaits à la réalité, là aussi, l’agglopôle dispose de quelques outils.
 
Si j’évoquais la santé du corps en introduction, je n’oublie pas celle de l’esprit, si indispensable au bonheur et à l’épanouissement.
 
« Mens sana in corpore sano », comme auraient dit, paraphrasant le poète Juvenal, les habitants de notre villa gallo-romaine à Loupian, chère au maire et vice-président au patrimoine Alain Vidal.
 
Ce musée, les Augustales qui auront cette année une nouvelle ampleur, comme les autres établissements culturels de Sète agglopôle méditerranée, contribuent à cet esprit sain, et à cette satisfaction intellectuelle que prodiguent les lieux de culture.
 
Cette année verra l’achèvement du grand chantier du conservatoire intercommunal à l’entrée de Sète, dont les contours portant la prestigieuse signature de l’architecte Riccioti, commencent à se dessiner.
 
A la rentrée, c’est un conservatoire dont la capacité sera passée de 1300 à 2000 places dont bénéficieront enseignants et élèves de tout le territoire, ainsi que de 2 auditoriums dernier cri de 150 et 400 places.
 
Pour la culture, 2019 sera radieuse.
 
Comme le sport que j’évoquais précédemment, la culture est un levier d’évolution sociétale, autant que de développement économique. Et le marqueur d’une identité partagée, au cœur du projet de territoire.
 
Ils sont aussi au centre de notre attractivité touristique, secteur qui, je le rappelle, représente 40% de la richesse produite dans une ville comme Sète.
 
Vous comprendrez donc aisément, et ce n’est pas la vice-présidente déléguée au tourisme Eliane Rosay qui me démentira, que l’on doive concentrer tous les efforts pour favoriser une montée en gamme, associée à la richesse du patrimoine culturel, architectural et naturel du territoire.
 
Nous le ferons autour des sites communautaires à proprement parler, mais aussi en valorisant nos sites patrimoniaux remarquables comme les abbayes de Valmagne à Villeveyrac ou Saint Félix à Gigean. Ou encore les villages en circulade et la chapelle des Pénitents de Mèze, où les efforts et l’énergie de tous, et en premier lieu de l’association, viennent d’être récompensés d’un label et d’importants financements d’Etat pour la réhabilitation.
 
Bravo pour le dévouement que vous mettez au service de ce beau territoire ! Bravo pour l’amour dont vous ne cessez de donner des preuves en vous investissant au service de son développement !
 
En matière touristique, la labellisation « Grand site Occitanie » obtenue par la commune de Sète a eu l’effet positif de mettre en place un processus de concertation à l’échelle de tout le bassin.
 
Celle-ci permet d’envisager une démarche grand site de France du bassin de Thau au titre de ses paysages, parallèlement au travail mené sur la mise en valeur du patrimoine immatériel et l’étang et des traditions maritimes, avec, en ligne de mire, un classement Unesco.
 
Les vœux qu’on s’adresse usuellement, ce sont aussi des vœux de prospérité, et c’est par là que je veux en finir.
 
Car qui dit prospérité, dit développement économique… Et c’est là l’une des missions majeures de notre agglo, qui doit franchir un nouveau cap en la matière.
 
On ne peut pas laisser croire, comme un certain discours ambiant le laisse entendre, qu’il est possible de distribuer des richesses sans en créer au préalable, que le progrès social peut s’affranchir du progrès économique.
 
Prétendre le contraire relève de l’escroquerie intellectuelle.
 
Sète agglopôle Méditerranée doit certes opérer un bon équilibre entre protection de l’environnement et développement urbain et économique.
 
Mais l’environnement lui-même doit générer de l’économie. Ce pour quoi l’économie bleue est au cœur de nos projets. Et notamment des pépinières pilotées par le vice-président Yves Michel, qui vont tirer parti de notre environnement pour créer de la richesse.
 
Comme elle le fait pour le projet Celimer, qui allie le monde de la recherche à celui de l’économie, l’agglopôle soutient une dynamique de recherche appliquée à une ambition économique.
 
A ce sujet, des compétences élargies dans l’enseignement supérieur et la recherche permettront, comme il est écrit dans notre projet de territoire, de susciter une meilleure interface entre la recherche et le tissu économique local.gloaP1180861
 
Comme l’agglo doit favoriser la libération d’espaces stratégiques à proximité immédiate du port, qui est le premier pourvoyeur d’emploi du territoire.
 
2019 verra se poursuivre la réhabilitation des zones économiques que l’agglomération a repris à sa charge depuis 2014, après l’achèvement l’année dernière de celles de Gigean et Marseillan.
 
En matière commerciale, le grand projet demeure, non loin d’ici, la requalification du site Balaruc Loisirs.
 
Projet retardé pour cause de fusion, mais dont l’objectif d’enrayer l’évasion commerciale, par l’extension d’une zone très accessible, demeure pleinement d’actualité.
 
Vous le voyez, et je suis loin d’avoir été complet, Sète agglopôle méditerranée ne manque pas d’ambition, ni de projets.
 
Je pourrais détailler chacun d’entre eux, mais je m’en abstiendrais pour laisser du temps à l’échange direct avec nos vice-présidents et élus.
 
Nous sommes le 30 du mois, car nous avons voulu attendre qu’en cette dernière année de mandat où ces vœux revêtent une forme traditionnelle, tous les maires puissent auparavant présenter leurs vœux communaux et détailler leurs projets.
 
Chacun ici a reçu un tel lot de vœux, de souhaits de santé, bonheur et richesse que d’ici fin 2019, nous ne devrions avoir que des millionnaires épanouis et pimpants.
 
Plaisanterie mise à part, je voudrais juste vous préciser que Sète agglopôle Méditerranée, malgré une capacité de désendettement un peu amoindrie par la fusion, et une dotation de l’Etat par habitant quasiment divisée par 2 entre 2013 et aujourd’hui, conserve grâce à une bonne gestion des finances à la hauteur de l’ambition de ses nombreux projets.
 
Au moment où j’évoque ces chiffres, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour le regretté Antoine de Rinaldo, premier vice-président et « Monsieur Finances » de la ville de Sète, puis de l’agglo, depuis 2001 qui nous a quittés l’an dernier.
 
Cette rigueur financière qu’il incarnait nous permettra d’investir en 2019 pas moins de 40 millions d’euros, avec une capacité de désendettement du budget agrégé qui demeure inférieure à 5 ans, et une évolution des dépenses de fonctionnement de 0,58%, bien en dessous de la limite d’évolution de 1,2% préconisée par l’Etat.
 
Depuis quelques années, l’agglopôle, outre ses missions réglementaires, comme la collecte ou les transports publics, est devenue une structure porteuse de projets, pour inscrire l’humain au centre des ambitions du territoire.
 
Outre les projets propres au titre de ses compétences, toutes les communes bénéficient d’importants fonds de concours communautaires, équivalents quelle que soit leur taille, pour mener à bien leur projet.
 
Durant ce mandat, et à périmètre constant, c’est autant que sur les 2 mandats précédents qui ont été investis pour soutenir les projets communaux ! Ce sera même 2 millions de plus en 6 ans au terme du mandat, avec 11 millions d’euros investis en fonds de concours, contre moins de 3 millions sur le mandat précédent.
 
Dire que certaines communes ne bénéficient pas, ici, de l’apport de l’intercommunalité relèverait de la blague de mauvais goût, ou d’une ignorance totale de son fonctionnement.
 
L’intercommunalité est le fruit de personnes et communes de natures très différentes, qui s’unissent pour travailler ensemble à l’intérêt général.
 
Nous représentons une structure de coopération entre les communes, unies autour d’un projet de territoire à l’horizon 2040, que les élus ont adopté à l’unanimité fin 2018, conformément au calendrier que nous nous étions fixés.
 
Un projet dont vous trouverez le détail sur nos divers supports numériques et papiers, mais qui articule une vision commune autour d’axes structurants, déclinés par thèmes.
 
Il promeut un développement équilibré du territoire alliant progrès social, efficacité économique et protection de l’environnement.
 
Nous pouvons nous féliciter de la démarche novatrice adoptée pour élaborer ce projet, qui a associé élus des 14 communes et représentants de la société civile, désignés au sein du Conseil de développement.
 
C’est d’un vrai dialogue et de nombreuses rencontres et échanges qu’il est né, dans une période où le débat se limite souvent à un pouce baissé ou levé sur internet, ce qui est désolant.
 
Ce travail de groupe sera pérennisé, puisque l’enthousiasme est tel que les contributeurs ont souhaité continuer à suivre la vie et la mise en œuvre progressive du projet.
 
C’est sur ce vrai signe de vitalité démocratique et citoyenne que je souhaitais conclure cette intervention, en réitérant à chacune et chacun d’entre vous, au nom des 50 élus de Sète agglopôle Méditerranée, des vœux de santé, de bonheur et de réussite, auxquels, comme j’ai essayé de vous le montrer, notre structure apporte, je l’espère, sa petite pierre.

 

Brocante - les conseils d'un pro

Brocante - les conseils d'un pro

LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
» Amazon