Les Gilets jaunes Mézois sont toujours vivants !

Ce 16 mars 2019, 10h, les Gilets de Thau Mézois sont fidèles à l'heure et au poste. Après une visite très courtoise de la gendarmerie locale demandant aux manifestant(e)s de "faire attention à eux", chacune et chacun a pris place au carrefour de l'entrée de la ville (D 613 côté Loupian) ainsi qu'à La Marianne. L'objectif est de distribuer les tracts annonçant la grève générale du 19 mars ainsi que les manifestations (*) dont le préavis a été posé par plusieurs organisations syndicales.

Les Gilets Jaunes du Bassin de Thau, en lutte depuis 4 mois appellent les salariés du privé comme du public à se mettre en grève et à manifester.

(*) Sète, départ à 10h, place de la mairie - Montpellier, départ à 14h de la place de Thessalie.


 Si l'on a moins "vu" les "gilets" ces temps-ci, c'est que le mouvement se structure, s'organise… mais son occupation première, en ce moment, est de soutenir celles et ceux qui ont subi les affres d'une répression parfois aveugle (sans jeu de mots). C'est ainsi que nous avons recueilli le témoignage d'une maman, témoin au procès de son fils… Durant la dernière AG des Gilets de Thau, MF s'est exprimée :

« Je suis allé au procès de mon fils vendredi, tranquille, pour parler de mon fils, que je connais par cœur. J’étais juste venu dire qui il est. Mais c’est quelque chose de très éprouvant , parce qu’on ne comprend pas la décision des juges. C’est un peu déstabilisant la justice. On est en train avec la ligue de faire un listing de toutes les arrestations, pour prouver que les GJ font l’objet d’une répression, d’un traitement spécifique.

…Surtout qu’à un moment on vous dit “Vous les témoins, on vous fait passer dans une pièce.” On nous met dans la pièce… Et moi qui ai toujours défendu mes enfants, quand je me suis retrouvé là, j’ai rien compris. D’abord j’ai eu envie de vomir.

Un GJ intervient subitement : « Mais c’est comme ça, c’est le code de procédure pénale !»

- « Je m’en fous que ce soit le code de procédure pénale, laissez moi finir.

On me met dans cette pièce, où arrivent les inculpés. Si tu fais un peu l’éponge, tu sens les odeurs et tu as le ressenti de toutes les émotions des personnes qui passent dans cette pièce. Après on vient te chercher, c’est comme quand on prend un taureau pour l’amener dans l’arène. Je venais de passer quatre heures dans le public, mais tout à coup je savais plus où j’étais, je n’ai pas vu les amis, je ne comprenais rien. J’ai dit deux phrases. Il m’a dit “Est-ce que vous avez vu deux masques ?”… “Est-ce qu’il était avec vous au péage ?”… J’ai rien compris. Et depuis deux jours j’en suis malade, je n’ai pas pu dire ce que j’avais à dire. Pour la première fois de ma vie, j’ai fait une crise d’angoisse, je pensais à (J.) aux autres, comment ont-ils fait ?

Moi la seule fois de ma vie où on m’a arrêté sur la route, je n’avais pas mon contrôle technique. Quand je pense à G., qui ne s’est jamais fait arrêter de sa vie, pour un mot qu’il a dit, pour défendre les GJ, garde à vue et tribunal en avril. On n’est pas préparés ! Moi je pensais que j’étais tranquille, je venais défendre mon fils. Là j’arrive, je ne fais rien… Je n’ai pas été capable de défendre mon fils. Je suis traumatisée. On n’est pas prêts. Personne n’est prêt à faire ça. Vous pouvez dire ce que vous voulez, je m’en fous. Mon fils était sorti avec un fumigène, dans ces manifestations.

Je suis fatiguée depuis quatre mois. Je ne veux pas qu’on dise “on est tous jaunes” et que ça en reste là. On les arrête, la police ne nous répond pas. Ils n’ont pas vu de médecins, ils n’ont pas vu d’avocat. Et nous on va dire “ils n’avaient qu’à pas y aller !” ? Je vais quitter le mouvement, je ne m’y retrouve plus. On tire sur les gens. Ça me rend malade moi, on m’appelle à 6h du mat, pour me dire qu’on a arrêté untel. Retrouves-toi à essayer d’avoir des documents personnels pour passer devant les tribunaux… M. quand ils l’ont arrêté le samedi, ils lui ont dit “Tu signes que c’est toi qui n’a pas voulu d’avocat, qui n’a pas voulu de médecin, ou alors tu passes en taule.” Un gamin qui n’avait rien fait. Ça c’est traumatisant, moi je ne dormirai plus. Je n’ai même pas eu le courage de le regarder en face.

Et en plus le procureur a demandé 2 mois avec sursis, et comme ils veulent quand même le garder piégé, la décision sera rendue le 9 avril… Vous vous rendez compte ? »

À méditer !


 En ce qui concerne l'action de distribution des tracts de ce matin, très bon enfant et sans incident, voici un petit clip…

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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