Saint Louis : un vendredi matin calme mais studieux

Ce vendredi matin, place Léon Blum, les Arts étaient à l'honneur, qu'ils soient plastique ou culinaires. D'une part la Confrérie des 1001 Pâtes organisait avec la Ville, dans le cadre des festivités de la 277e Saint-Louis, l'Atelier de la tielle et d'autre-part, à partir de 11 h, Gilles Marie-Dupuy dédicaçait des sérigraphies en série-limitée de sa très belle affiche avec la participation de l'Office de Tourisme de Sète, sur le parvis des Halles.


La Tielle était donc fêtée ce vendredi car il faut savoir que la ville et ses habitants perpétue l'emblème du poulpe à travers une de ses spécialités gastronomiques typiques à savoir LA TIELLE de pouffre... car à Sète, le poulpe a pour nom "pouffre"...lietP1260712


La tielle, cette spécialité aux secrets bien gardés est inscrite au patrimoine gastronomique de la ville de Sète. Afin d'initier les enfants à sa fabrication, d'éveiller leurs jeunes papilles et de leur transmettre le goût authentique de ce produit de qualité, chaque année, pour la Saint Louis, des apprentis tiellistes âgés de 8 à 12 ans,  participent en nombre à l'atelier de la tielle qui leur permet de confectionner leur propre tielle, avec l'aide de tiellistes professionnels et sous l'œil expert de membres de la Confrérie, en suivant et respectant chaque stade de son élaboration jusqu'à la cuisson. De l'étalage de la pâte, en passant par sa découpe, sa disposition dans le moule, le garnissage avec le poulpe en sauce, les enfants peuvent ainsi apprendre le tour de main pour perpétuer à leur tour cette goûteuse tradition.

 

Sous l'oeil expert du Maître de la Confrérie, Mme Madeleine Durand, , avec l'aide de spécialistes en la matière, membres de la confrérie, les enfants ont pris un grand plaisir à participer à cet atelier vraiment particulier.


Mais le rôle de la confrérie est aussi de promouvoir tielles, pâtes et coquillages dans les villes du Sud de la France : "Si à Sète chaque année nous fêtons le Grand Chapitre le 1er samedi de novembre, nous organisons régulièrement des animations à l'extérieur en collaboration avec les tiellistes, des restaurateurs anciens et nouveaux et des coopératives viticoles."

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"Pour le néophyte, la tielle, cette magnifique tourte, nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIX ème siècle. La tielle vient sans conteste de GAETA mais plus précisément de la petite bourgade de pêcheurs de BORGO de GAETE qui sous la domination espagnole au siècle de Charles Quint nourrissait frugalement ses enfants qui tentaient tant bien que mal de résister à l'envahisseur. De la pâte étalée, un peu d'huile, quelques anchois et olives, l'ancêtre de la pizza était l'ordinaire...À GAETA le tielle se décline de plusieurs façons, selon les propres mots des natifs du lieu, il y a les tielles de la mer, au poulpe, sardines, anchois, crevettes, moules etc... et les tielles "de la terre" à la scarole et aux pignons, aux oeufs et aux courgettes. À Sète, seule la tielle de poulpe connut la célébrité. Au début de leur installation à Sète, les pécheurs Gaétans faisaient la tielle comme dans leur mère patrie et lorsque les enfants allaient à l'école, la maman mettait souvent une tielle de pouffre dans le cartable fait de morceaux de vieille voile cousue. "

 "c'est pour cela qu'aujourd'hui encore vous trouverez les petits enfants et arrières petits enfants aux commandes des fabriques artisanales DASSE, VIRDUCCI et CIANNI...car la tielle de Sète est l'apanage d'une dynastie, celle d'Adrienne et Bruno VIRDUCCI ainsi que de leur descendance qui héritèrent tous de la recette et du savoir faire ...." Précise Jean Brunelin.


En quittant cet atelier qui connaissait un énorme succès (plus de 18 enfants et pré-ados pour chacun)vous pouviez aller à la rencontre de l'artiste Gilles Marie-Dupuy qui a été choisi par la ville de Sète pour réaliser l'affiche de la 277e édition des fêtes de la Saint-Louis.

En savoir plus sur l'artiste et sur l'oeuvre: http://thau-infos.fr/index.php/commune/sete/

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Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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