Jean-François ELIAOU propose la fin du « bébé médicament »

Jean-François ELIAOU propose la fin du « bébé médicament », la création d’un registre dédié aux donneurs et receveurs de gamètes et l’information du jeune public sur la fertilité.


En tant que rapporteur du titre V du projet de loi relatif à la bioéthique, Jean-François ELIAOU, député de l’Hérault, préconise de mettre un terme à la pratique du « bébé médicament ».


eliaouCaptureAfin de concevoir un enfant dont les caractéristiques génétiques permettront un prélèvement de cellules de son cordon ombilical pour greffer un autre enfant, malade, de la fratrie, des procédures de FIV avec recours à un diagnostic préimplantatoire sur les embryons obtenus, suivi d’un tri avant implantation, sont autorisées par l’actuelle loi de bioéthique (cf. encadré page suivante). A l’occasion de sa révision, le rapporteur souhaite mettre un terme à cette pratique qui n’a pas prouvé sa pertinence clinique et reste discutable d’un point de vue éthique.


Le député proposera également de créer un Registre national des donneurs et receveurs de gamètes et d’embryons conçus par AMP avec tiers donneur, placé sous la responsabilité de l’Agence de la Biomédecine, qui se chargera de centraliser les données identifiantes, l’identité, ainsi que les informations médicales des tiers donneurs et des enfants issus de dons.

Enfin, les nombreuses auditions et observations de terrain effectuées par le rapporteur l’ont convaincu de la nécessité d’informer le jeune public (lycéens, participants au SNU…) sur la physiologie de la reproduction et les risques d’infertilité. L’hygiène de vie, certaines pathologies et leurs traitements, des causes environnementales et des traumatismes physiques peuvent diminuer la fertilité. La prévention de l’infertilité, et donc de certains traitements lourds à l’âge adulte, est également une question primordiale de santé publique.

 

« Bébé médicament » : le DPI-HLA


La loi actuelle autorise l’obtention par FIV d’embryons qui feront l’objet d’un diagnostic préimplantatoire et d’un tri, afin de favoriser la naissance d’un enfant exempté de l’anomalie génétique responsable de la maladie de son frère ou de sa soeur.
Ces tris sont basés sur 2 critères : la présence ou l’absence de l’anomalie génétique et des gènes d’histocompatibilité identiques au frère ou à la soeur malade.
Les caractéristiques génétiques recherchées dans ces embryons doivent permettre d’utiliser les cellules qui seront contenues dans le sang du cordon ombilical, une fois la grossesse achevée. Ces cellules souches hématopoïétiques seront ensuite greffées à l’enfant malade.
Ainsi, seuls le ou les embryons ne possédant pas le gène muté et étant compatibles avec l’enfant malade seront implantés chez la mère.

Brocante - les conseils d'un pro

Brocante - les conseils d'un pro

LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
» Amazon