Assises de la pêche et des produits de la mer : Les professionnels toujours plus acteurs de leur avenir

Malgré un contexte d'incertitudes, entre le « no deal » du Brexit et le « pêche bashing », durant les deux jours des Assises de la pêche et des produits de la mer qui se sont déroulées les 12 et 13 septembre à Granville, les professionnels de la filière, de la production à la distribution, en passant par la transformation, ont démontré qu'ils étaient toujours et, de plus en plus, acteurs de l'avenir de leur filière, conscients que la mer est notre avenir commun.

 

ASSISCapture

Face aux enjeux actuels de la filière, les Assises de la pêche et des produits de la mer ont pleinement répondu à leur ambition de fédérer l'ensemble des acteurs de la filière avec pour objectifs :

  • D'informer le plus précisément possible les acteurs de la filière sur l'état exact des préparatifs destinés à faire face au Brexit qui suspend les professionnels depuis d'interminables années à une issue qui sera très différente selon qu'un accord peut in fine être négocié, ou non. Avec la direction des pêches maritimes et de l'aquaculture, le comité national des pêches mais aussi une armatrice – Sophie Leroy pour l'Armement cherbourgeois -, confrontée au plus près de la réalité déjà violente et inquiétante du Brexit dans les eaux britanniques, ainsi que les représentants des criées et des mareyeurs.
  • De mieux communiquer sur leur métier, sur les initiatives qui se développent pour le respect de l'environnement et de la mer. Rappelons que la pêche européenne est la plus réglementée et la plus avancée en matière de la durabilité des ressources : sur les 10 années passées, les eaux européennes nord Atlantique Nord ont vu, grâce au développement des quotas et de la pêche durable, plus de 40% d'augmentation des ressources en poisson et produits de la mer.
  • De développer les innovations techniques et environnementales (qualité, traçabilité, préservation des ressources...).
  •  De renforcer le dialogue entre les armateurs et les pêcheurs, notamment les jeunes générations, afin de construire collectivement des navires plus modernes et respectueux de l'environnement qui correspondent à la pratique d'une pêche plus moderne et attractive.
  • De nouer un véritable dialogue et retrouver la confiance des consommateurs et de l'opinion publique en allant vers eux (présenceaux manifestations grand public telles que l'exposition la Mer XXL, en juillet dernier à Nantes, ou lors du salon de l'agriculture, plus de présence sur les réseaux sociaux également).
  • De développer des repères lisibles de confiance comme les labels « Pavillon France » ou MSC pour rassurer et informer les consommateurs.
  • De vulgariser l'ensemble du travail des scientifiques effectué avec la collaboration des pêcheurs

La mer est leur avenir : Parole aux Jeunes ! 

 

Focus sur une table ronde lors de laquelle quatre jeunes d'une vingtaine d'années (pêcheurs, ostréiculteur, mareyeur) ont parlé très librement lors d'une table ronde intitulé « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes ». Pour eux, la mer est avant tout une passion, un métier passion... extraits :

  • Malo, 20 ans, ostréiculteur d'une concession d'1,2 hectare : « Je fais mes petites huitres et je m'éclate. Quand il est fait beau, c'est que du bonheur ... et quand il fait moins beau : on met juste un ciré ».
  • Julien Mouton, 24 ans patron-pêcheur : « Il faut aimer la mer et comprendre et faire comprendre que l'on peut prélever dans la mer en la respectant, toujours. »

Une jeunesse qui est particulièrement sensibilisée à la pêche durable, au respect de l'environnement, à l'éthique. « Les produits de la pêche et de la mer sont des produits nobles, nous avons de l'or dans les mains ». Pour les générations passées le salaire des pêcheurs était un tabou, celui-ci est, aujourd'hui, tombé. (En effet, si 58 % des Français pensent que les pêcheurs gagnent un salaire inférieur ou égal au smic, en réalité leur rémunération varie entre 2 500 € et 3 000 € nets mensuels). Étude réalisée du 10 au 15 mai 2019 par l'institut de sondage Yougov sur un échantillonnage de 1 005 personnes représentatives de la   population française et âgées de 18 ans et plus.

 

Leurs appels communs pour l'avenir de leur profession et faire venir plus de jeunes dans le métier : avoir des bateaux plus sûrs et modernes, plus de formations - surtout en alternance -   plus d'éthique et d'humain pour servir des produits nobles, des produits locaux avec plus de traçabilité et de transparence vis-à-vis des consommateurs. Notre pêche est durable et nous devons le faire savoir.

 

 Retrouvez en vidéo toutes les tables rondes en replay sur : www.assisesfilierepeche.com

 

 

Les Assises de la pêche et de la mer 2019 à Granville :

  • 2 jours d'échanges et de débats
  • 400 participants
  • Plus de 35 intervenants (responsables politique, représentants de la filière, représentants des administrations centrales, scientifiques, professionnels, spécialistes ...)

UNE DIXIÈME ÉDITION PORTÉE PAR L'AVENIR

Des conférences boostées par la jeunesse et par l'avenir de la filière...

 Revoyez dès maintenant les échanges sur :

 Les premiers replays sont en ligne

https://datas.messengeo.net/75fba5db1c76706d366530ac499eaa2d/9ba045551d67de7be8abcf6015f6dda5/ministre.png

 

 

 

Intervention du ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, est intervenu en ouverture des Assises le jeudi 12 septembre à 14h35.

Revoir son discours en intégral

 

Mobilisation autour du Brexit

Thématique déjà présent dans la majorité le Brexit a cloturé l'événement dans une salle toujours comble et plus qu'attentive face aux préoccupations engendrées par un Deal comme un No Deal 

Revoyez dès ce samedi le replay

 

 

Brocante - les conseils d'un pro

Brocante - les conseils d'un pro

LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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