Le CRCM dénonce la décision préfectorale quant à la suspension provisoire de la récolte et de la commercialisation des coquillages

Le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée nous communique :

Mise en cause des coquillages de la lagune de Thau (34) dans l’épidémie de gastro-entérite : une décision jugée injuste et injustifiée par les professionnels qui se mobiliseront à partir du Lundi 13 janvier 2020.

Le Préfet de l’Hérault a décidé vendredi 10 janvier 2020 de suspendre provisoirement la récolte et la commercialisation des huîtres, moules et palourdes en provenance de la lagune de Thau (34) récoltés à partir du 19 décembre 2019. La profession représentée par son Comité Régional Conchylicole (CRCM) rejette et dénonce cette décision administrative. Une assemblée générale de la profession se tiendra à 14h au Mas expérimental du CRCM, Port du Mourre Blanc, Mèze puis une délégation sera reçue en Préfecture à 16h.

Le réseau Sentinelles (www.sentiweb.fr), composé de médecins généralistes, a enregistré entre le 06 et le 26 décembre 2019 en France environ 230 000 cas de gastro-entérites aigües en France. Sur la même période et d’après les mêmes sources il y aurait eu 2 cas de gastro-entérite collective (jusqu’à 5 personnes) qui pourraient mettre en cause des huîtres originaires du Bassin de Thau (34) soit 0,001 % des signalements.
Depuis le 26 décembre 2019 plus aucun cas mettant en cause des huîtres issues du Bassin de Thau n’a été détecté et signalé à ce jour.

➢ Or depuis une très forte épidémie réelle couvre l’ensemble du territoire national, y compris en Occitanie (215 000 cas signalés entre la seule semaine du 30/12/19 au 05/01/2020 soit près de 2 fois plus que précédemment). Or entre le 25 et e 31 décembre ont été commercialisés environ 4 000 tonnes d’huîtres produites sur le Bassin de Thau, soit environ 40 millions d’huîtres et consommées par au moins 5 à 6 millions de personnes.

« La surveillance des zones de production de coquillages a mis en évidence la présence de norovirus dans les huîtres de l’étang de Thau en lien avec des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) survenues en décembre 2019 » (Communiqué de presse Préfecture 34, 10/01/20).
La Note d’instruction technique DGAL/SDSSA/2019-855 du 20/12/2019 intitulée « Gestion du risque Norovirus en lien avec la consommation du coquillage » stipule à la page 3/17 dans le paragraphe « D- Méthodes de détection et limites » :
« (…) La méthode normalisée XP CEN ISO/TS 15216-2 permet la détection de norovirus mais n’apporte pas d’information sur l’infectiosité, aussi est-il difficile de se fonder sur un seul résultat analytique pour prendre des mesures de gestion en dehors du contexte épidémiologique.

Les données disponibles ne sont pas suffisantes à ce stade pour établir un lien entre un niveau de contamination virale et l’infectiosité. En conséquence, la quantification virale ne peut pas à ce stade être utilisée comme critère pour la gestion des zones contaminées. »
L’arrêté préfectoral DDPP34 – 20 – XIX – 001 considère que le lien épidémiologique est avéré et établi par « la détection de norovirus le 09/01/2020 sur les coquillages prélevés et analysés le 06/01/2020 dans les deux zones de l’étang de Thau par le Laboratoire Vétérinaire Départemental de l’Hérault ».

➢ Cette méthode de détection a donc permis de détecter des traces génétiques de Norovirus dans 2 zones du Bassin de Thau sur 3, sans pour autant apporter de réponses fondées et affirmatives sur le risque infectieux de ces résultats.
La Note de la DGAL précise que « pour être prise en compte comme élément fiable de caractérisation du risque (…) des investigations épidémiologiques indiquent un lien possible avec la consommation de coquillages.
En plus des enquêtes alimentaires qui permettent d’établir un lien entre consommation de coquillages et survenue de GEA (gastro-entérite virale) chez les consommateurs, il est nécessaire d’obtenir des résultats d’analyse virologique sur les coprologies réalisées chez les malades et sur des prélèvements faits sur les produits suspectés (…) si l'on veut établir un lien épidémiologique certain entre les TIAC et la contamination des produits (voire du milieu) ».

Or dans les 2 cas qui ont motivés cette décision de suspension administrative aucune coproculture n’a été réalisée.
La Note DGAL précise dans ses « Mesures de prévention des TIAC à Norovirus » page 4/17 que les facteurs d’alerte sont en lien avec le dispositif de surveillance et d’alerte microbiologique (surveillance REMI » des zones de production de coquillages qui permet de mettre en évidence des épisodes de contamination du milieu : « une forte pluviométrie est un élément déterminant à prendre en compte, tant pour ses effets lessivant des sols que pour les débordements de réseaux d’assainissement qu’elle peut occasionner ».

Or aucun événement climatique et/ou dysfonctionnement des systèmes d’assainissement n’a été enregistré sur la période concernée par les 2 cas d’intoxication incriminés et toutes les mesures de surveillance du milieu d’élevage sont conformes à la règlementation et bien en dessous des seuils d’alerte.
L’arrêté préfectoral précise donc les éléments de décision suivants :
- « deux toxi-infections (…) avec des symptômes observés et une incubation compatible avec une infection par des norovirus ».
- « les coquillages sont des aliments suspectés dans ces TIAC »

Au vu de tous ces éléments le CRCM dénonce une décision prise sans arguments probants scientifiquement qui vient une fois de plus jeter le discrédit sur une production systématiquement stigmatisée dans la propagation des épidémies de gastro-entérite aigüe.

Le CRCM et les entreprises veillent quotidiennement à l’application stricte des règlements encadrant la mise en marché et la commercialisation de produits sécurisés pour le consommateur. Le principe de précaution est le souci majeur de nos entreprises mais on peut légitimement s’interroger sur son efficacité lorsque les dispositifs de protection des populations s’appliquent plus de trois semaines après les signalements de personnes malades.
Le Comité Régional Conchylicole assure la représentation des intérêts généraux des professionnels des métiers de la production conchylicole de sa circonscription territoriale, la Méditerranée.


Contact Presse : Patrice Lafont, Président du CRCM : 06 16 98 58 95

Brocante - les conseils d'un pro

Brocante - les conseils d'un pro

LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
» Amazon