1940 : la légende noire et l'Histoire.

Episode III : 1940entreP1090680

Il aura fallu beaucoup de temps pour clarifier les causes et les conséquences des évènements de mai-juin 1940. Le cataclysme de la défaite a permis d'instaurer, de 1940 à 1944, un régime non républicain : l’État français, dit aussi "régime de Vichy". Les recherches récentes de nombreux historiens bousculent les idées reçues.

 

entreP1090681Dans le "hors série" du Monde de juillet-août 2020, Antoine Reverchon renverse les tabous. Il est étonnant de voir tout uniment affirmer (p.16) que "les Alliés disposaient de chars et d'avions en quantité et en qualité équivalentes ou supérieures aux Allemands". Et les chiffres suivent : du 10 au 15 mai, l'armée allemande alignait 10 divisions de panzers, unités regroupant les chars et les unités de soutien (infanterie, artillerie, reconnaissance), entièrement motorisées. A cela s'ajoutent 6 divisions d'infanterie motorisées. Au total, 2 400 chars. En face, les Alliés présentent 7 divisions blindées (plus une britannique à partir du 20 mai), 18 divisions d'infanterie motorisée, 5 divisions de cavalerie (équipés en partie de blindés). Elles regroupent 1 800 chars auxquels s'ajoutent 2 200 tanks affectés au soutien des divisions d'infanterie. C'est une mauvaise utilisation de la DCA et de l'aviation qui précipitera le désastre. Ces armes n'interviennent pas en appui direct des unités sur le front.

La DCA couvre en profondeur le territoire du nord et de l'est de la France, régions peuplées et industrielles. Les actions de l'aviation ne sont pas directement reliées aux mouvements des troupes au sol.

Autre faiblesse : les blindés français ne communiquent pas par radio.

 

Mais il n'y a pas de déficience structurelle de l'armée française. Depuis la remilitarisation de la Rhénanie en 1936, et à la suite du Front populaire, les gouvernements successifs ont œuvré pour le réarmement. Et, autre tabou à lever, on s'est battu durement pendant la Bataille de France. "Le taux de perte quotidien est équivalent en 47 jours de combat à celui des plus grandes batailles de la guerre de 1914-1918". Les Allemands perdirent 700 chars et la Luftwaffe 1 500 avions. Face aux 50 000 hommes perdus par la Wehrmacht, les Français ont eu 70 000 victimes.

L'équipement n'a pas fait défaut et le soldat français s'est battu. Mais l'armée française a été amputée de 1 800 000 prisonniers. La défaite est écrasante. Elle tient, selon l'historien allemand Heinz Freiser, à un concours de circonstances favorables à la Wehrmacht. Selon lui, "le fameux coup de faucille par lequel les blindés allemands ont pris les Alliés à revers (après la percée de Sedan, le 13 mai) pour les repousser jusqu'à Dunkerque était un coup d'audace imposé par des généraux intrépides (Gudérian, Rommel) contre l'avis de leurs supérieurs". Hitler lui-même freinera la progression des blindés, les jugeant trop exposés.

 

La guerre éclair aurait été une improvisation. Mais les maurassiens du gouvernement (Pétain, Weygand), au lieu de faire appel de la défaite, préférèrent accuser le Front populaire, le pacifisme, le régime républicain. Etait-ce là l'ennemi pour eux ?

Hervé Le Blanche

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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