Hervé Le Blanche, série 1940, "Des femmes dans la guerre."

 Pendant la seconde guerre mondiale, des femmes se sont engagées contre la domination nazie. Elles n'ont pas porté les armes, mais leur action allait servir la cause des femmes, à Sète comme à Londres.

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A Sète, on peut penser à Mme Theule, fille de Ferdinand Theule, postière, "agente" de liaison d'un réseau de résistance. Elle acheminait des documents. Elles les mettait dans un panier qu'elle posait à côté d'elle, pour "l'abandonner" s'il était contrôlé, quand elle prenait le train pour Béziers. Et puis, on peut penser à toutes ces anonymes qui ont participé à la manifestation de février 1942 où, à l'appel du P.C. clandestin, plusieurs centaines de femmes manifestent pour l'amélioration du ravitaillement. "Elles sont dispersées à la lance à incendie, ce qui provoque une grève des ouvriers du port" (Histoire de Sète, Privat 1987).

Et la répression s'accentua, ce qui conduisit à des arrestations dont, en avril 1942, celle du cheminot communiste Pierre Arrault. Il ne faisait pas bon remettre en cause l'ordre totalitaire établi. Les femmes ont apporté leur contribution à cette remise en cause. Elles ne faisaient pas partie du groupe de celles, plus aventureuses (peut-être plus indépendantes) qui rejoignirent les Sections Sanitaires automobiles pendant la "bataille de France" (mai-juin 1940). Elles sont ambulancières, "chauffeuses", mais elles restent civiles. Pour l'institution militaire, "il est hors de question que les femmes se battent".

 

Les femmes n'accéderont au statut militaire qu'en 1951 et la féminisation de l'armée se fera dans les années 1970. Mais avant cela, à Londres, le Corps des Volontaires françaises avait frayé le chemin. Ce "corps féminin" groupa 450 femmes volontaires qui avaient rejoint la France Libre. De Gaulle avait accédé à la demande de Simone Matthieu (championne de tennis) qui commanda les Volontaires féminines jusqu'en avril 1944. En effet, il y a une forte pression de la part des femmes qui, si elles sont refusées, risquent de s'engager dans le corps auxiliaire féminin britannique. Et surtout, la France Libre manque cruellement d'effectifs. Les femmes sont formées en caserne et deviendront secrétaires, chiffreuses et conductrices, d'autres traductrices, quelques unes cuisinières. Un corps séparé regroupe assistantes sociales et infirmières. "Au printemps 1945 (selon Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France libre, p.707), près de la moitié des effectifs du quartier général de Carlton Gardens, la majorité des effectifs du commissariat à l'Intérieur et du BCRA (services secrets) sont féminins". Rares sont celles qui connaîtront les combats (ambulancières en Libye) ou participeront à la lutte clandestine en France.

 

Quoi qu'il en soit, ces femmes de la France Libre ont porté témoignage d'un refus, d'une exigence. Exigence patriotique, de sérieux, d'engagement. Aussi, les femmes voteront en 1945, favorisant une évolution vers plus d'égalité, de dignité.

Hervé Le Blanche

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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