La jonque Cybèle à Sète.

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Selon M. Yann Le Martret, propriétaire-skipper de cette jonque, le port de Sète abrite un navire rare. Ses qualités, sont histoire mouvementée et la passion du breton Le Martret, de Lézardrieux, expliquent sa présence dans le port méditerranéen.

 

D'après l'heureux possesseur de Cybèle, deux jonques seulement sont en état de naviguer en France et plusieurs autres voyagent autour du monde. Et celle qui a son port d'attache à Sète est une sorte d'exception. Les jonques, c'est ce que nous appellerions en France un bateau de travail, conçu pour transporter des marchandises ou des passagers, ou un "vieux gréement". Très vieux même, car ses origines remontent au IIIème voire au IVème millénaire avant notre époque. Depuis, elles ont conservé les mêmes caractères.

Or, le navire au mouillage à Sète est une extrapolation plus récente (environ 150 ans) d'après le type originel. Tel quel, "c'est un voilier étonnant". "C'est un bateau confortable, dont les formes de la coque fournissent un volume intérieur inhabituel, sécurisant car il ne penche pas contrairement aux voiliers ordinaires". Malgré ses dimensions modestes, -14m de long pour 4,70m de large, c'est un formidable bateau, apte à naviguer sur toutes les mers du globe. Car s'il est particulièrement "véloce" aux allures portantes (par vent arrière), "il remonte correctement au vent". Et sa construction selon les techniques contemporaines semble offrir toutes les garanties.

 

L'histoire de Cybèle commence à la fin des années 70.

jondfDSC_0313Un charpentier construit la coque, le pont et le roof avant de tomber malade. Il décède sans pouvoir achever "l’œuvre de sa vie". Ensuite, le bateau est acheté par un entrepreneur français en Côte d'Ivoire. Au fil de ses congés en France, il poursuivit les travaux nécessaires pendant 15 ans. Il continua ses allers et retours malgré une situation troublée, mais dut quitter la Côte d'Ivoire après le coup d'Etat de 2003. Il continua le chantier malgré de faibles ressources et en 2012 eut lieu ma première mise à l'eau. Mais, "il y a 10 ans, la tempête Xynthia se déchaîne". Le chantier de l'île d'Oléron où se trouve le bateau est envahi par une lame qui jette celui-ci sur le flanc droit. La jonque est restaurée par un chantier d'insertion de La Rochelle, lequel a employé deux équipes de 6 jeunes durant deux ans pour le remettre en état. Elle naviguera à nouveau pour quelques sorties dans le pertuis charentais. Jamais réellement exploitée, "elle est remisée dans la zone industrielle de La Rochelle". C'est là que la trouve Yann Le Martret en septembre 2017.

 

Il lui fait gagner Sète en camion car elle n'est pas en état de naviguer. Elle sera remise à l'eau après un labeur opiniâtre pendant week-end et vacances.

 Elle naviguera en 2018. Et cet été, elle a emmené l'équipage aux calanques de Marseille. La passion aidant, M. Le Martret a d'autres projets avec et autour de Cybèle.

Hervé Le Blanche

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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