Théâtre Molière de Sète : envie d'ouvrir

Théâtre Molière de Sète : envie d'ouvrir

« Dis, quand rouvriras-tu ?
Dis, au moins le sais-tu ? »
 
L’équipe du TMS, scène nationale archipel de Thau communique :
 
 
"Nous vivons tou·tes une période sidérante. Le Larousse rappelle que la sidération est un anéantissement subit des forces vitales, se traduisant par un arrêt de la respiration et un état de mort apparente. Cette sidération vient du silence assourdissant dans lequel l’Etat nous laisse. Car nous ne sommes pas en arrêt : le monde de la culture travaille.
Oui, nous travaillons !"
 
"Après avoir surmonté un premier confinement, après avoir chevauché le tigre pour redresser la barre de nos structures, nous accueillons actuellement des compagnies en répétitions, nous tentons de produire des captations, inventons des contenus numériques pour nos publics, préparons les spectacles de demain, maintenons le lien partenarial et social sur nos territoires, essayons de faire jouer coûte que coûte des spectacles dans les structures scolaires, jonglons avec les budgets et lisons dans nos boules de cristal. Comme tout le monde. Mais dans quelles conditions travaillons-nous, dans quel but et pour quoi ? Cette gesticulation dure depuis des mois et nous commençons à en perdre le sens."
 
"Quant aux artistes, quel sens peuvent-ils·elles donner à leurs créations, sans savoir s’ils·elles pourront jouer dans les mois à venir ?
Dans cet état d’empêchement général, nous sommes dans l'incapacité de permettre aux publics, par le rapport à l’art, de questionner le monde, de le comprendre et d'entrer en résilience : en somme, de répondre à notre mission de service public.
Si la culture est un service public, alors c’est un bien essentiel.
Nous sommes tou·tes pieds et poings liés dans cet écosystème délaissé et en danger. Ne nous laissez pas seul·e·s dans cette situation dégradée depuis des années, car cela ne suffit plus d’apporter uniquement des solutions financières en réaction aux difficultés qui s’accumulent dans notre secteur. Nous avons besoin d’une vraie politique culturelle, fondée sur une pensée politique assumée, en concertation avec l’ensemble des acteurs culturels des territoires et en lien avec les financeurs publics. Faisons de cette crise un levier et réfléchissons tou·tes ensemble.
Et s’il faut être Mme Isabelle Adjani pour se faire entendre, alors nous nous joignons à elle pour réclamer « l’état d’urgence culturelle ».
Nous posions la question du quand rouvriront les théâtres, mais la vraie question, vitale pour la culture, c’est le comment et dans quel état ?"
 
 
«… Que tout le temps qui passe
ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu
ne se rattrape plus. »
 

 

Brocante - les conseils d'un pro

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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