Commémoration du 14 juillet : République et démocratie

Si le 14 juillet symbolise la prise de la bastille et la fête nationale, les flonflons du bal populaire et le feu d'artifice.

On connaît rarement l'année - 1880 - qui marque pour la France la consécration du 14 Juillet comme fête nationale. Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle " la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ".

L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

Ce 14 juillet 2017, la tradition s’est perpétuée à Frontignan la Peyrade, place Gabriel Peri, en présence des représentants des anciens combattants, du souvenir français des autorités civiles, militaires, des représentants du conseil municipal des jeunes et un public éparse.

Après le dépôt de gerbes, en mémoire aux disparus Pierre Bouldoire a évoqué au cours de son allocution les principes même de la république, et sa fragilité « la république n’est pas un acquis définitif, elle doit se construire chaque jour. La facilité dans laquelle nous vivons peut parfois nous faire oublier la fragilité, le choix d’avoir la possibilité de faire un choix » puis s’adressant aux jeunes du CMJ «levez les yeux ».

Un hommage a été rendu aux victimes des attentats de Nice.

Cette cérémonie s’est achevée par un apéritif servi à la salle Bouvier Donnat.

A.S

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe, les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.
Selon l’INSEE, la France compte près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%. .Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans sont prêts à un mouvement de révolte de grande ampleur...

» suite de l'édito

Notes sur Frontignan

Le livre incontournable d'Achille Munier à lire en ligne gratuitement ou, pour les collectionneurs, à acheter (quelques exemplaires encore disponibles en réédition chez Amazon).