Les CAE et CAV de Frontignan la Peyrade manifestent.

Les emplois aidés manifestent contre la loi Macron.

《On pouvait manifester à Montpellier comme beaucoup d'autres. Mais on a choisi de rester sur Frontignan devant la mairie pour montrer notre soutien au maire. Il nous a toujours défendu et pour lui la jeunesse éducation reste un point très important. Malheureusement avec l'Enlèvement des dotations de l’état les contrats CAE , dont je bénéficie, se voient diminuer voir supprimer.》

Ils étaient une trentaine dés 10 h ce mardi 12 septembre 2017, sur le parvis de l’hôtel de ville a brandir des pancartes, dont certaines en soutien au Maire, aux cris « touchez pas à nos CAE, ou CAE à vendre, nos emplois vos enfants ».

Pierre Bouldoire a reçu une délégation en Mairie, qui s’est montrée assez satisfaite de cet entretien. « Monsieur Bouldoire nous a exprimé sa satisfaction et son soutien en nous voyant mobilisés pour la lutte contre la loi Macron (en particulier le non renouvellement et la suppression des futurs emplois CAE et CAV » commentera la représentante de la délégation à l’issue de la réunion avec l’édile de la ville.

Ceux-ci n’existeraient plus et ne seraient pas renouvelés, des contrats d’apprentissage d’un an pour les plus jeunes seraient éventuellement mis en place sous conditions alors que la Commune manque de personnel (malgré les CAE et CAV actuellement en poste).

« Le Maire a soumis l’idée d’informer nos collègues des communes environnantes (Balaruc, Vic La Gardiole, Mireval ...) de notre action de ce jour et de notre souhait afin qu’ils participent à nos actions futures (grève nationale et manifestation du jeudi 21 septembre 2017 à Frontignan ».

Le rassemblement du 21 septembre est d’ores et déjà prévu ce sera à « 8h30 devant l’école Anatole France suivi d’un rassemblement devant l’Hôtel de Ville à 10h00 en souhaitant que Parents (enfants), animateurs, responsables, et tous les citoyens solidaires de nos actions sont invités à nous rejoindre.. »

Nous avons informé les parents et personnes présentes rassemblés à la sortie des Ecoles Anatole France de notre mouvement et avons obtenu un soutien unanime de l’ensemble d’entre elles qui semblent déterminées à nous rejoindre et à nous soutenir en particulier le 21 septembre 2017.

Par ailleurs au cours du conseil municipal de ce mardi 12 septembre, les emplois aidés ont largement occupé le débat de cette séance avec proposition d’une motion contre l’arrêt des dispositifs des emplois aidé et une proposition de création de 32 emplois à titre provisoire non permanents qui permettront de renforcer les services chargés de l’accueil périscolaire et l’entretien des écoles, propositions adoptées l’opposition vote contre.

(Compte rendu du conseil fera l’objet d’un article spécifique à paraître).

Affaire à suivre !

A.S

 

Emplois aidés : le vrai du faux, chacun se fera son idée.

La diminution annoncée des contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) fait débat car ils font défaut à nombre de collectivités territoriales et d’associations qui utilisent  ces emplois subventionnés pour alléger leur budget

C’est donc sans surprise que nombre d’élus locaux sont montés au créneau pour les défendre à commencer par le président de l’association des maires de France, François Baroin, l’ancien bras droit du candidat François Fillon qui en réclamait pourtant leur suppression totale lors des présidentielles..

Sous une forme ou sous une autre, ce type de contrat existe depuis une quarantaine d’années avec l'objectif de favoriser l’emploi. Au-delà des postures politiques et sans polémiquer sur l’utilité de ces contrats, la réalité est qu’ils coûtent horriblement cher (4,2 milliards d’euros en 2016) et qu’ils ne conduisent guère à des emplois durables : dans les collectivités territoriales et dans les associations, à peine 20% de ces contrats débouchent en fin de compte sur des emplois stables.

La décision d'en diminuer significativement le nombre ne vient d’ailleurs pas du gouvernement actuel mais du gouvernement précédent qui en avait budgété 280.000 pour 2017 contre 460.000 en 2016.

Face à nombre de situations critiques, le gouvernement d’Edouard Philipe a d’ailleurs dû prévoir d’en rajouter 40.000 pour éviter le pire à court terme. Par contre il a d’ores et déjà annoncé que les mesures seraient prises pour que le nombre de ces contrats subventionnés ne dépasse pas 200.000 en 2018. D’autres voies "plus efficaces" devraient être recherchées favoriser l’insertion sociale des bénéficiaires actuels.  

Source Christophe Euzet Député de la 7é circonscription de l'Hérault, lors d’un entretien accordé à Thau Infos

 

Notes sur Frontignan

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