Frontignan

Debat citoyen - Venez débattre ! Participez !

     

Après avoir ouvert des cahiers de doléances dès novembre, la Ville de Frontignan la Peyrade organise un débat citoyen ouvert à tous. L’occasion pour chacun de débattre et proposer des évolutions et changements sur les sujets qui vous préoccupent.

Les cahiers de doléances ouverts dès novembre à l’Hôtel de Ville et à la mairie-annexe de La Peyrade, pour recueillir les contributions des citoyens ont été clôturés le 20 février, tout comme les contributions sur le site www.frontignan.fr, et déposés en préfecture. Au total, la Ville a comptabilisé 95 participations, 49 à l’Hôtel de Ville et mairie-annexe de La Peyrade et 46 en ligne.

Augmentation du pouvoir d'achat et des retraites, investissement dans la transition énergétique et écologique, baisse des indemnités des élus au gouvernement ou encore rétablissement de la vitesse à 90km/h pour les routes départementales sont entre autres, les thèmes et propositions abordés par les citoyens frontignanais.

L’ensemble des habitants est maintenant invité à en débattre, tout comme à apporter d’autres thèmes de travail et propositions.

  • Débat citoyen dans le cadre du grand débat national
  • Samedi 9 mars à 14h30 Salle Bouvier-Donnat, rue des Lierles
  • Ouvert à tous

Journée internationale des droits des Femmes

Egalité des femmes et des hommes. Au bonheur des dames

Officialisée par l’ONU en 1977, la Journée internationale des droits des femmes est l’occasion pour tous de célébrer l’évolution des droits des femmes et de poursuivre le combat en faveur de l’égalité. Frontignan la Peyrade signataire de la charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes, multiplie chaque année actions concrètes et temps symboliques pour faire progresser cette cause chère aux yeux des élu.e.s.

Les progrès enregistrés en matière des droits des femmes (en parallèle parfois à des reculs) sont le résultat de nombreux combats, à l’initiative de mouvements féministes, politiques, citoyens, syndicaux et parfois de personnalités emblématiques. Si, en Europe et aux Etats-Unis, au début du XXe siècle, les premières manifestations visaient les conditions de travail, le droit à l’éducation des filles, le droit de vote puis, plus tard, le droit à la contraception et à l’avortement, elles visent désormais, plus simplement, à l’égalité homme – femme, dans tous les domaines (sportif, professionnel, sanitaire, social, culturel, etc.), et dans le monde entier. En effet, dans nombre de pays, le combat féministe est d’abord celui du droit des femmes à disposer de leur corps, de leur dignité et de leurs libertés élémentaires. La Ville de Frontignan la Peyrade participera activement à la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars et au-delà entend bien faire vivre l’action en faveur de l’égalité des sexes et de la lutte contre les discriminations sexistes tous les autres jours de l’année. Dans cet esprit, le 14 mars, le 2e café des langues se penchera sur les droits des femmes en Europe, avec notamment l’intervention de Michel Julien et Marria Zhuchkina de la maison de l’Europe, en présence de l’Italienne Luisa Bussu et le Portugais Filipe Rocha, jeunes volontaires européens qui vont passer 8 mois à Frontignan.

Journée du 8 mars 2019

Deux expositions pour mettre en lumière celles qui œuvrent en faveur des droits des femmes et de l’égalité et un conte féministe créé par des jeunes seront présentés à l’Espace Kifo, avenue des carrières, le 8 mars à partir de 18h.

Exposition : 7 femmes (extra)ordinaires

Les portraits de ces 7 femmes « ordinaires » qui ont joué un rôle « extraordinaire » dans l’histoire de leur pays.

Parmi elles vous connaissez Simone Veil, mais connaissez-vous : Anna Sandström, Joséphine Kulea, Engy Ghozlan, Eva Cox, Elisabeth Selbert, Thérèse Sita Bella et Simone Veil 

Cette exposition créée par des femmes fréquentant l’espace solidaire Muhammad-Yunus a pour objectif de présenter le parcours de ces 7 femmes et au travers elles de rappeler l’historique de la lutte pour les droits des femmes. C’est aussi l’occasion pour ces Frontignanaises de s’exprimer autour de ces sujets d’actualité, de s’investir dans la réflexion et l’évolution de la condition féminine. Le montage de l’exposition aura éventuellement pu permettre de proposer un espace de discussion autour de sujets sensibles tels que les violences faites aux femmes.

Exposition photographique de Miranda de Platas : Jouteuses

Née en 1973 dans le Nord de la France, Miranda de Platas, de son vrai nom Valérie Crepin vit et travaille aujourd’hui à Sète. Photographe amateur, son travail documentaire s'articule autour du corps de la femme, sa représentation et ses combats. Après une série remarquée sur le catch féminin, elle a découvert la formation d'un groupe de jouteuses. Des femmes qui débarquaient dans un monde d'hommes, il n'en fallait pas plus pour attiser sa curiosité et son œil esthète et revendicateur. (…) Ainsi lors du tournoi des "Ventres bleus" à Frontignan pendant la Saint-Louis 2018 s'est-elle invitée dans les tribunes pour poser un regard sans fard et bienveillant sur ces femmes déterminées et passionnées qui vibrent sur la tintaine.

Vernissage de l’exposition sur les joutes féminines : "Jouteuses" de la photographe Miranda de Platas en sa présence ainsi que celle de jouteuses du bassin de Thau. Une visite guidée par la photographe et avec des jouteuses, sous forme de reportage radio par les élèves du collège Simone-de-Beauvoir aura lieu le 11 mars au matin.

Vernissage des expositions à 18h30. Les deux expositions se tiendront jusqu’au 22 mars aux horaires d’ouvertures de l’espace Kifo. Les lundis, mardis, jeudis et vendredi de 16h à 19h et le mercredi de 14 à 19h.

Conte : Les droits des femmes, ça conte !

À l’issue des deux vernissages, après l’image ce sera le temps de la parole. Celle des jeunes kif.euses.eurs qui à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes ont concocté un fabuleux conte qui sera délivré avec des costumes réalisés pendant les vacances par un atelier couture de l’espace de vie sociale Albert-Calmette. Une soirée pleine de bonne humeur et d’humour qui se conclura par un moment convivial autour d’un apéritif préparé par d’autres usagers de l’espace de vie sociale Albert-Calmette. Conte de 19h à 19h45

Un engagement pour les droits des femmes 365 jours par an

C’est le 8 mars 2016, à l’occasion d’une précédente Journée internationale des droits des femmes, Pierre Bouldoire, maire de Frontignan la Peyrade, et Pascale Grégogna, conseillère municipale déléguée à l’égalité des chances, aux droits des femmes et à la laïcité, signaient la charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes.

Cette charte, réalisée par le Conseil des Communes et Régions d’Europe et soutenue par la Commission européenne, est destinée aux collectivités locales échelon de gouvernance le plus proche du citoyen pour favoriser une société plus égalitaire. Elle est tout autant une prise de position publique sur le principe de l’égalité des femmes et des hommes qu’une mise en œuvre concrète d’engagements définis par 30 articles dans tous les domaines d’actions des collectivités territoriales en tant qu’employeur, donneur d’ordre, service public... Représentation paritaire, participation équilibrée, lutte contre les discriminations, élimination des stéréotypes sexués qui influencent les comportements et les politiques développées par les autorités locales… tels sont quelques-uns des grands objectifs poursuivis par cette charte et par la Ville de Frontignan la Peyrade.

Le club d’échecs LA TOUR D’OR de Frontignan/Vic La Gardiole à l’honneur!

Le club est allé se battre à BEZIERS le 10/02/2019 pour la phase Inter-Départementale de la Coupe 2000.

La Coupe 2000 est réservée aux joueurs ayant un classement inférieur ou égal à 2000 elo, niveau national et régional, à savoir trois matchs par équipes de quatre joueurs et un éventuel remplaçant MM. Nica,  Crivelle,  Boissezon, Billaut et  Hajdarmataj

Avec 8 équipes (comme en 2018) dont trois très en dessus de la moyenne générale (Béziers, Carcassonne 1 et EC Montpellier 1) les joueurs se sont montrés très offensifs lors de ces parties très disputées et à la surprise générale le club se hisse à la 1ère place au départage avec 8 pts sur les 3 matchs.

La Tour d'Or met en exergue l’organisation du club de Béziers qui a été à la hauteur de sa réputation.

Le  club est donc pour l’instant 1er exæquo avec Lavérune 1 pour le championnat de Ligue Règionale 1, matchs par équipe de cinq joueurs MM. Nica, Crivelle, Boissezon, Billaut, Hajdarmataj et ou  Edison, Colomina, Druet et Melle Crivelle Aude.

Lors du tournoi individuel du 24/02/2019 de parties rapides (deux fois 20 min chacun) du club de Sète au Mas Rouge à Vic La Gardiole 5 joueurs du club se sont déplacés et pas pour rien !

Quatre joueurs ont fini 1er exæquo avec 6 points/7 sur un total de 66 joueurs ! dont MM. Nica Adrian et Crivelle Patrick du club qui finissent à la 3ème et 4ème place au départage, le 1er prix Vétéran sera attribué à M. Billaut du club qui a fini à la 12ème places, MM Boissezon et M. Hajdarmataj finissent à la 13 ème et à la 31ème places. Des résultats qui ont de quoi ravir leur président Crivelle Patrick.

Résultats et calendrier http://www.echecs.asso.fr/

Travaux- Réouverture à la circulation de la rue de la Barralerie

     

Rue de la Barralerie : réouverture à la circulation le 5 mars

Dans le cadre du plan action voirie, (plus d’1,5M€ en 2018), l’ensemble des réseaux de la rue de la Barralerie a été renouvelé. Dans ce quartier historiquement très sensible au risque inondation, les travaux de doublement du réseau pluvial afin, d’améliorer l’écoulement, touchent à leur fin. Après une dernière intervention sur le réseau de gaz, la rue sera rapidement rouverte à la circulation, avant les derniers travaux de marquage au sol.

Calendrier de fin de travaux :

  • Le lundi 4 mars : préparation de la voirie -
  • Le mardi 5 mars : réalisation des enrobés et réouverture à la circulation en fin de journée -
  • A partir du 11 mars : peinture

Coût global des travaux : 176 000 €

Financements : Ville de Frontignan la Peyrade, Syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable/SAEP, Sète agglo

Le personnel de la mairie a été confiné à l’Hôtel de Ville

Une conduite de gaz arrachée en fin de matinée place de l’Hôtel de Ville.

Le personnel de la mairie de Frontignan la Peyrade a été confiné à l’Hôtel de Ville ce matin, une petite heure, et certains habitants proches de l’incident ont été éloignés via un périmètre de sécurité. En cause, une fuite de gaz sur une conduite, en face de la mairie.

Selon les sapeurs-pompiers de Frontignan et de Sète ainsi que les équipes de GRDF rapidement intervenus sur place, un tractopelle aurait arraché une conduite de gaz lors de travaux. Un protocole pour procédure de gaz renforcée (PGR) a été mis en place pour éviter tout incident et procéder à la fermeture de la vanne d’alimentation.

Tout est rentré dans l’ordre en fin de matinée.

L’ assemblée générale statutaire du Club 40.

C'est jeudi 28 février, dans une salle de l'aire ou avait pris place 220 d'adhérents, qu'a eu lieu l'assemblée générale ordinaire du club 40 en présence de Michel Arrouy, maire adjoint et vice président du CCAS et Renée Duranton Portelli conseillère en charge du 3é âge.

Que voilà donc une assemblée générale dans les règles de l'art. Depuis plus de 30 ans maintenant, le club 40 œuvre pour le confort de tous.

Aprés le rapport moral de la présidente Monique Castillazuello qui a passé en revue toutes les manisfestations organisées par le club en 2018. Présentation du bilan financier, par la trésorière, avec projection du bilan pour que chacun puisse suivre l'avalanche de chiffres et suivre les opérations, rubriques par rubriques. Bilan certifié, par ailleurs, par le commissaire aux comptes, qui a souligné la tenue exemplaire et le sérieux dans la gestion et la présentation des comptes . Les bilans ayant été par ailleurs approuvés à l'unanimité.

220 adhérents ont assisté à cette assemblée générale

Le montant de la cotisation annuelle est inchangée

Le conseil d'administration au grand complet était présent sur la scène, dont la présidente s'est fait un devoir de présenter chaque membre aux adhérents en précisant pour chacun d'entre eux, le rôle qui lui incombe.

Avec la démission du secrétaire pour raison personnelle, c'est M. Sanfilippo qui occupe désormais le poste de secrétariat

Le club 40, avec ses 450 adhérents et ses 12 activités, est un club en marche qui évolue et qui se modernise, qui s’informatise peu à peu, bien que l’évolution pour certain ne soit pas une évidence.

   
Trésorière et Vice-présidente mènent la danse  

Cette assemblée générale est également l’occasion pour le groupe peinture d'exposer quelques unes de leurs œuvres accompagnées de poésies.

Le bureau pour la saison 2019 est  constitué par:

Monique Castillazuello présidence du club 40. Présidente d'Honneur Antoinette Castagnier Vivianne Olivan vice présidente, Alain Sanfilippo secrétaire et webmester, Arnold Josyane trésorière.

A noter l’entrée dans le conseil d’administration de Christiane Rippol, responsable des activités nautiques

La présidente a tenu à remercier André Balsière pour son implication durant des années dans l’association et qui a cessé son activité pour raison personnelle.

Un cadeau gustatif a été offert au secrétaire sortant quelque peu ému, sous les applaudissement et son successeur lui a rendu hommage

A l’issue de cette assemblée le groupe artistique du club qui a pris le relais, en se produisant sur la scène en présentant quelques tableaux de son spectacle et un diaporama des activités du club pour l’année écoulée a été présenté.

Avant de clore cette assemblée la présidente a convié les personnes présentes à prendre place pour l'apéritif servi à table en préambule au copieux dîner qui a suivi, concocté et servi par le traiteur Vatou. Pour la partie animation c'est Julien et Jade qui s'en sont chargés.

Oubliés pour un temps douleurs et rhumatismes, place aux pas glissés sur la piste bétonnée de la salle de l'aire ou se sont enchaînés Madisons Tarentelles et Petits Ponts entre autres, une manière de digérer les abus gustatifs sans doute.

Contact : 04 34 4 99 60 courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site du Club 40

A.Sanfilippo

Salon du livre ancien

Le Salon du livre ancien et moderne, organisé par l'association les Compagnons du livre en partenariat avec la Ville, vous ouvre ses portes le dimanche 3 mars 2019 salle de l’Aire.

Rendez-vous incontournable pour tous les amateurs de livres anciens, cette journée réunira une vingtaine d’exposants bouquinistes.

De 10h00 à 18h00, salle de l’Aire au plan du bassin

Entrée libre

Des vacances culturelles à l’espace Kifo !

En manque d’idées pour occuper vos adolescents pendant les vacances scolaires d’hiver ? Pas de panique, grâce à l'espace famille, il est maintenant possible de réserver vos activités jusqu'à la veille ! L'occasion de s'inscrire pour un stage de Hip-hop ou pour une journée à la découverte d’une salle de cinéma.

     
  Lobby Tie Break    
     
  Alita Battle Angel    

L’équipe du Théâtre Molière à Sète, scène nationale archipel de Thau, l’espace Kifo et la compagnie Tie Break proposent 5 jours de stage de danse Hip-hop du 4 au 8 mars, en lien avec le spectacle Lobby programmé les 19 et 20 mars au Théâtre.

Pas de niveau requis, il suffit d’avoir entre 11 et 15 ans pour s’inscrire. A l’issue de la semaine de stage, comme de vrais professionnels, ces jeunes participeront à la répétition générale du spectacle, le lundi 18 mars, sur la scène, de 19h à 21h. Ils auront l’occasion de se produire ensuite sur le grand plateau du Théâtre, en première partie du spectacle Lobby le mardi 19 mars.

Les ateliers auront lieu chaque jour de 14h30 à 16h. Parallèlement, des jeunes issus d’autres communes de l’agglomération, participeront également à un stage et se retrouveront le lundi 18 mars pour une mise en commun de leur travail et un filage aura lieu au Théâtre. Ces deux stages sont animés par Patrick M’Bala, danseur au sein du collectif Tie Break. L’objectif est de permettre à ces adolescents de développer une pratique artistique.

La Compagnie Tie Break, mêle performance du breakdance et expression scénique théâtrale, inspiré à la fois par le nouveau cirque et la comédie musicale. Lobby est inspiré de leurs tournées internationales. Halls et chambres d’hôtels luxueux ont été pour eux comme un second foyer et le sujet de réflexion pour leur première création. Les sketches sont à la fois comiques et insolites et mettent en scène des réceptionnistes, concierges, room-service et clients, et révèlent avec humour les exigences de certains et les préjugés des autres.

Stage vacances TIE BREAK – du lundi 4 au vendredi 8 mars 2019– 14h30-16h

Tarif : 50€ TP/ 25€ TR Age : 11-15 ans

De la danse au cinéma, il n’y a qu’un pas… Dans le cadre du Ciné Club Kifo, le CinéMistral propose le vendredi 1er mars de 10h à 16h, une séance ‘découverte de la salle de cinéma’.

Au programme, à 10 h : la projection du film Alita, battle Angel, suivie d’une discussion autour des métiers de la salle de cinéma et d’une visite de la cabine de projection. Puis de 14h à 16h, suivra un atelier créatif autour des affiches de film à l’espace Kifo.

Inscriptions au Service jeunesse : 04 67 18 50 84

https://www.espace-citoyens.net/frontignan/espace-citoyens/

Miniplexe - Suite et FIN??

Vote de la CDACi : réaction de Pierre Bouldoire

« La CDACi s’est prononcée en faveur du projet de Sète/Balaruc, quatre mois après avoir dit oui à celui de Frontignan. François Commeinhes a obtenu ce qu’il voulait, les deux projets se présentent désormais à égalité devant la commission nationale à Paris qui les validera probablement tous les deux. On va laisser désormais les deux entreprises privées élaborer un projet commun, l’une, VEO pour le multiplexe en zone commerciale, ayant l’expérience, les réseaux d’influence et l’argent ; l’autre, GPCI pour le miniplexe en cœur de ville, ayant la jeunesse, l’enthousiasme et le professionnalisme. Je ne doute pas des qualités d’homme de consensus de François Commeinhes qui invite au dialogue en déposant des recours et en m’interdisant l’accès à la CDACi alors que je devais y être audité. »

A suivre!

Les Prix de la Ville exposent

 

Invitation à l’art!

Le salon des artistes de Thau présente chaque année une large palette de peintres et sculpteurs, contemporains ou classiques.

Les lauréats 2018 du Prix de la Ville, Noël Dauly Jolivet (sculpture) et Bernadette Zurita (peinture)  seront exposées à la salle Jean-Claude-Izzo.

Organisé par l’Association culturelle et laïque frontignanaise, en partenariat avec la Ville de Frontignan la Peyrade.

Exposition du jusqu’au 8/03, du lundi au vendredi, de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Vernissage  ce vendredi 01 mars à 18h30, salle Jean-Claude-Izzo, rue député Lucien-Salette.

A.S

Pierre Bouldoire écrit à « ses amis » les maires du bassin de Thau

[Communiqué de presse] À l’attention des maires du bassin de Thau Frontignan,

Le 19 février 2019

 
Pierre Bouldoire, maire de Frontignan la Peyrade  

La fin de l’année 2018 a de nouveau été le théâtre d’une campagne de dénigrement de l’action que je conduis avec mon équipe municipale en tant que maire de Frontignan la Peyrade. Orchestrée par le président de Sète Agglopôle Méditerranée et relayée dans la presse locale à coups de fausses informations, d’approximations et de procès d’intention, elle ne vise qu’à tenter de marginaliser la 2e ville du territoire alors même que les élus communautaires issus de ma majorité jouent pleinement leur rôle au sein du conseil d’agglomération, du bureau et des commissions sensées les préparer dans le strict respect de l’action du président réélu majoritairement en janvier 2017.

Deux points ont ainsi été sous les feux de l’actualité et il convient que je puisse vous informer de la réalité des faits et répondre aux questions légitimes que vous vous posez, au regard du fait que les actions de SAM vous engagent également.

Tout d’abord, le cinéma. Frontignan la Peyrade conduit depuis 1998 une politique active de soutien à l’exploitation cinématographique dans le cadre de sa politique culturelle. En 20 ans, après avoir porté la construction du CinéMistral sur une ancienne maison de négoce de muscat pour un investissement de 400.000€, plus de 2M€ ont été versés en subvention aux trois exploitants qui se sont succédés pour gérer la délégation de service public mise en place à cet effet. Résultat : 57.000 spectateurs venant de tout le territoire fréquentent chaque année cette salle de 152 fauteuils, bénéficiant d’un des tarifs d’entrée les plus bas de la région et d’une qualité de programmation augmentée de près de 50 événements et rencontres par an. Scolaires, collégiens, jeunes de 10-25 ans, retraités de + 65 ans bénéficient en plus soit de séances pédagogiques gratuites (dispositifs «école et cinéma» et «collège et cinéma»), soit de séances spéciales entre 1 et 2€. En 2018, alors que le taux de fréquentation baissait en moyenne de 10% en France, celui du CinéMistral augmentait encore de près de 5%.

Cette réussite nous a conduit depuis 2010 à favoriser l’extension de cette salle qui refuse aujourd’hui de très nombreux spectateurs. Le 28 juin 2013, la CDACi émettait un avis unanime (6 voix pour : Villes de Frontignan et Montpellier, Thau Agglo, CD34, CNC, consommateur ; O contre) pour un projet d’implantation d’un miniplexe de 6 salles et 981 fauteuils sur un ancien chai situé en coeur de ville et en bordure du canal du Rhône à Sète. A l’époque, le projet d’extension et de décloisonnement de la zone commerciale de Balaruc Loisirs avec possibilité d’implantation d’un lieu de culture et de loisirs faisait déjà partie du projet d’agglomération que je portais avec la majorité 2008 2014 contre d’ailleurs l’avis du maire de Sète, vice-président de Thau agglo, qui n’en votait pas le budget!

Comme vous le savez, le projet de 2013 n’a pu se réaliser et ce pour deux raisons : la première est liée à un choix d’entreprise, les associés de Jacques Font, porteur du projet et exploitant des cinémas de Frontignan (1 salle), Sète (5 salles) et Balaruc-les-Bains (1 salle), préférant s’investir sur un dossier parisien ; la seconde est liée à la promesse opportune faite par le maire de Sète à ce même porteur de projet de pouvoir construire un cinéma en coeur de ville de Sète et aux annonces pré-municipales faites à cette occasion… Sans commentaires,

En 2018, le nouveau délégataire du CinéMistral, Charles Vintrou, et ses associés, Priscilla Schneider, directrice du CinéMistral, et Réginal de Bonnefond, président directeur général du 1er magazine cinéma du pays, Première, de Studio et du 1er journal professionnel du secteur, Le film français, décident de déposer un nouveau dossier de 6 salles et 744 fauteuils devant la CDACI. Ils souhaitent investir 5M€ et créer plus de 10 emplois. Il est à noter que ce 2e projet est volontairement réduit de 237 fauteuils (soit près de 50% des 3 salles et 481 fauteuils disponibles au Comoedia !) par rapport à celui de 2013.

De nouveau, le 23 octobre 2018, l’instruction de la DRAC Occitanie et l’avis de l’instance paritaire sont favorables, 5 voix (Villes de Frontignan et Montpellier, Département de l’Hérault, Centre national du cinéma, urbaniste) contre 2 (SAM et SMBT). Dans la foulée, 4 recours sont déposés contre l’avis de la CDACi par SAM, la Ville de Sète, la SA Elit et le SMBT. Trois de ces entités sont présidées par François Commeinhes, par ailleurs 1er vice-président de la 4e. A aucun moment, ni avant la CDACI, ni avant d’ester en justice, ni même avant de mandater un huissier sur le territoire de la commune de Frontignan dans le cadre de cette dernière action, le président de SAM ne daigne m’informer de son opposition au projet cinématographique de Frontignan qu’il fait mine de découvrir…, alors même qu’il existe depuis au moins 5 ans et le 1er avis de la CDACI. Ni en commission culture de SAM, ni en bureau des vice-présidents, ni en conseil communautaire, le dossier n’est évoqué, comme s’il était normal que SAM attaque une décision indépendante et paritaire favorable à une commune qui la compose sans a minima en informer les autres.

Dans le même temps, la SA Elit, gestionnaire mandaté par la Ville de Sète pour la gestion du fonds de commerce du Comoedia, choisit entre 3 professionnels puis attribue, dans le cadre d’une procédure que l’urgence rend forcément opaque, un contrat à VEO liant la gestion des cinémas de Sète à la future construction d’un multiplexe à Balaruc les Bains, dans la zone commerciale Balaruc Loisirs. Un dossier sur lequel les donneurs d’ordre ne prennent même pas la peine de solliciter le seul exploitant professionnel en activité du bassin de Thau, la société GPCI, exploitante du CinéMistral de Frontignan et porteuse dans cette commune du nouveau projet des Cinémas Première. De nouveau, ce dossier n’est évoqué dans aucune des instances de SAM, alors même qu’il lie dans la plus grande confusion l’avenir du cinéma de Sète dépendante de la volonté de la seule Ville de Sète, à travers la SA Elit, à la future existence d’un multiplexe à Balaruc-les-Bains sensé être souhaité par SAM, à travers la SPL du Bassin de Thau chargée de l’extension de la ZA Balaruc-Loisirs. Est-ce que le simple fait que le maire de Sète soit également président de SAM et que le directeur de la SA Elit dirige également la SPLBT doit exonérer ces personnes de respecter les procédures inhérentes à chacune des quatre structures ? Quand a-t-il été débattu que l’intercommunalité devait se mettre en ordre de bataille pour défendre un seul de ses membres au seul détriment d’un autre ? Qui dit que les intérêts de SAM sont similaires à ceux de Sète ? Le fait du prince ? Je ne peux m’en satisfaire et nul ne peut s’en contenter.

Le 28 février 2019, la CDACI examinera le dossier de création du multiplexe VEO Archipel de Thau (sic) de 8 salles et 1 082 fauteuils (re sic) de la société VEO/SAGECNION. Quelle que soit la décision de la commission, celle-ci pourra être contestée, les deux projets pouvant ensuite être soumis à un «arbitrage» en CNACi d’ici fin avril 2019. Le choix de SAM de faire décider Paris sur l’avenir culturel du territoire de Thau, au lieu de proposer un débat sain et serein au sein de notre EPCI, élargi au conseil de développement et pourquoi pas à la population par voie référendaire- est extrêmement dangereux.

Deux questions se posent dès lors à nous, élus de Thau. Elles interrogent notre capacité à penser l’aménagement du territoire dans le sens de l’intérêt général et notre vision de la culture.

Soit nous facilitons l’émergence d’un multiplexe de 8 salles à Balaruc les Bains dont l’existence, à terme, pourrait avoir des incidences économiques sur les 10 salles de centre-ville de Sète (3), Frontignan (6) et Mèze (1) ou seulement sur Frontignan, pour peu que la gestion unifiée d’établissements normalement indépendants que sont, d’une part, le cinéma de centre-ville de Sète et, d’autre part, un multiplexe installé au sein d’une zone commerciale, ait pour conséquence directe d’éliminer du territoire les autres équipements présents. Par courrier séparé, j’ai d’ailleurs demandé à M. le directeur de la SPLBT de me faire tenir l’entier contrat apparemment signé avec cet unique exploitant par la SA ELIT d’un côté et la SPLBT de l’autre, et je ne manquerai pas de vous informer des suites réservées à ma demande. Nous le savons tous, les spécificités des cinémas Art & Essai se heurtent à la concurrence des multiplexes pour l’accès aux films << porteurs » de ce segment (cf rapport 2010 du médiateur du cinéma). Et des salles comme le CinéMistral et le Comoedia, qui diffusent 50% de films art et essai, doivent compléter leur offre avec des films grand public s’ils veulent rester économiquement viables.

C’est exactement ce que ne dit pas l’étude du cabinet AID présentée d’urgence et sur commande en commission culture de SAM… quelques jours avant l’examen en CDACI du projet de Frontignan. Etude dont la partialité pourrait prêter à rire tant elle est flagrante si ce n’est que l’absolue nécessité de créer un multiplexe commercial pour lutter contre « l’évasion culturelle» qu’elle affirme est aujourd’hui mis à mal par ceux-là mêmes pour qui elle a été conduite, SAM et la société VEO, «contraints» de présenter un projet måtiné d’art & essai pour ne pas froisser le CNC. De qui se moque-t-on ?

Soit nous redéfinissons nos priorités au regard du nouveau territoire intercommunal et répartissons d’un commun accord les salles de cinéma en fonction des dynamiques de coeur de ville dans lesquelles nous sommes tous engagés en partenariat avec SAM et qui permettraient d’imaginer 14 à 16 salles implantées au coeur des grandes villes de Thau – Sète (3 ou 5), Frontignan (6), Mèze (3), Balaruc les Bains (2 ou 4), afin d’en améliorer l’attractivité, de nourrir le commerce de proximité et de favoriser les déplacements doux de proximité. En somme, exactement ce que défendent et promeuvent tant les professionnels du cinéma comme le Centre national de la cinématographie (CNC), l’Association des cinémas et circuits itinérants du Languedoc-Roussillon (ACCILR) ou le Syndicat des cinémas d’art de répertoire et d’essai (SCARE) que les associations d’élus comme Centre-ville en mouvement (dont font partie Sète et Frontignan).

Pourquoi la réflexion louable que nous conduisons sur les médiathèques-réparties sur Sète (2), Frontignan (1), Mèze (1) et Balaruc-les-Bains (1)-, sur le conservatoire de musique développé sur deux pôles -Sète (1) et Frontignan (1)- ou sur le théâtre -Sète (1) et Mireval (1)- ne sous-tendrait pas celle que nous devons avoir sur le cinéma ? Avons-nous été élus pour fabriquer les friches industrielles de demain que risquent de devenir les zones commerciales concentriques si les grandes enseignes en font le choix ? Avons-nous été élus pour contraindre les habitants à consommer de la culture plutôt que de se cultiver dans l’échange ? Avons-nous été élus pour fabriquer une clientèle soumise au détriment d’une citoyenneté active ? Je ne le crois pas et je vous sais également sensibles à ces questions.

Enfin, que cache ce dossier ? Moi qui durant près de 25 ans ait conservé dans le patrimoine communal un ancien chai en retirant les permis de construction déjà octroyés à la promotion immobilière sur ce bâtiment avec vue sur le canal et la mer, ce dans le seul but dans faire un équipement culturel ouvert à tous, vais-je demain être tenu responsable de la fermeture du cinéma de Sète, laissé sans entretien par la Ville, alors même que l’hôtel particulier qui l’abrite en coeur de ville séduit déjà les milieux d’affaire locaux ? Pourquoi celui qui n’a de cesse de défendre le cinéma et à Frontignan et à Sète paierait devant l’opinion publique la facture bientôt laissée par celui qui n’a de cesse, par négligence ou manoeuvre, de le mettre à mal et à Frontignan et à Sète ?

L’aménagement du territoire est au coeur de nos politiques. Depuis la fusion du nord et du sud du bassin de Thau dans un ensemble cohérent de 14 communes dont tout le monde bénéficie et se félicite même si nous n’étions que 2 (Frontignan et Villeveyrac) à le souhaiter initialement, il faut repenser nos équilibres, redéfinir nos centralités, faire émerger de nouvelles proximités.

Seul l’intérêt général des habitants du territoire devrait guider nos choix. Seule la concertation dans la confiance mutuelle devrait en être la règle obligatoire, aucune des communes de notre EPCI n’ayant souhaité lui transférer sa compétence urbanisme.

Le cas des terrains Lafarge est symptomatique de cette nouvelle donne. Depuis 2010, l’agglomération porte l’ambition d’y construire un équipement public majeur. On a ainsi, tour à tour, évoqué la construction du siège de l’agglomération, celle d’un complexe sportif et culturel, puis d’un palais des sports et, aujourd’hui, d’un palais des congrès. Huit ans après, rien n’a vu le jour, le cadre légal est de plus en plus contraint et Lafarge-Holcim est toujours propriétaire d’un foncier de 85 ha situé sur la commune de Frontignan. Récemment, la presse locale se faisait l’écho de la volonté du président de SAM de se voir transférer le droit de préemption de la Ville de Frontignan, accusée, de prime abord et sans autre forme de procès que l’invective publique, de vouloir nuire au développement du projet intercommunal.

Sur la forme, c’est une idiotie qui ne supporte pas la réalité des faits. Le site de Lafarge est composé à 75% d’espaces naturels et à 25% d’espaces urbanisables. Dans le premier cas, la Ville n’intervient qu’en ze lieu dans le cadre de l’exercice du droit de préemption, après le Département et le Conservatoire du littoral. Dans le second cas, c’est effectivement la Ville qui détient ce droit en toute première instance. Mais dans les deux cas, j’ai déjà procédé au transfert de mes droits de préemption en décembre 2017 à l’Etablissement public foncier régional, dans le cadre de la vente du site Lafarge à ce dernier pour 6 M€, tel que la convention signée entre SAM et l’EPF-LR le stipule. Il est également intéressant de relever qu’il a fallu toute l’opiniâtreté des élus frontignanais pour obtenir du président de SAM qu’il propose, en juillet 2018, à notre conseil communautaire de reporter la date d’effet de la demande à M. le préfet de l’ouverture d’une enquête publique préalable à la DUP sur le projet de palais des sports emportant mise en compatibilité du PLU de la ville de Frontignan à une date postérieure à l’approbation de ce PLU, alors même que la procédure de révision touchait à sa fin et que si cette modification de la délibération de SAM n’avait pas été obtenue toute la procédure tombait. Et d’ailleurs, bien que le PLU de Frontignan ait été approuvé le 26 septembre 2018, à ma connaissance, il n’a été pour l’heure réservé aucune suite à cette demande de DUP.

Le transfert du droit de préemption de la Ville de Frontignan à SAM n’est donc pas d’actualité puisque déjà effectué sur ce dossier à destination de l’EPF-LR. Pourquoi donc présenter une version si éloignée de la vérité qu’elle en devient suspecte, sauf à tenter une nouvelle fois d’accabler le maire de Frontignan afin d’en faire le principal obstacle à la résolution d’un dossier dont on sait pertinemment qu’il n’aboutira pas, faute de volonté politique affirmée, de diligence administrative et, surtout, de complexités foncières et de contraintes juridiques majeures que l’on a jusqu’ici masquées à tous les élus de SAM alors même que les techniciens de la Ville, ceux de la DDTM et de la MRAE, n’ont eu de cesse de le rappeler ?

Et puisque il est évoqué l’éventualité d’un transfert du droit de préemption urbain de la Ville de Frontignan vers SAM, je me permettrai de rappeler au président de notre EPCI qu’il n’a toujours rien fait des prérogatives similaires liées au droit de priorité de la ville sur la vente de foncier de l’Etat que je lui ai transféré en 2016 pour aménager une aire de stationnement poids-lourds sur le site de l’ancienne piste routière de l’Etat (ZA des Eaux Blanches) afin de permettre aux entreprises de ce secteur, et notamment aux établissements Charlon, mitoyens, de trouver un foncier à même de permettre l’exercice de leur métier de transport, indispensable à l’activité du port de Sète Frontignan. L’aménagement économique serait-il aussi interdit sur Frontignan ?

Il est une certitude : sur le dossier Lafarge, comme sur beaucoup, le président de SAM navigue à vue, fort certain de son destin personnel mais incapable de s’assurer de celui du territoire. Il nie les faits : l’avis formalisé des services de l’Etat avec qui le dialogue n’est plus qu’épistolaire, l’absence de mémoire de cessation d’activités de l’industriel Lafarge en déficit d’une proposition concrète de SAM, le probable classement à terme en zone inondable de la partie de ce foncier situé en bordure de l’étang de Thau, la présence d’un périmètre le danger induit par l’activité classée Seveso 2 de l’industriel Scori avec qui nous nous sommes retrouvés bien seul pour régler le problème des émanations et étudier le départ dans les dix prochaines années. Sur le fond ensuite. A l’heure où tous les élus de France doivent penser les enjeux de la transition énergétique, de la préservation des ressources naturelles et des paysages et de nouvelles mobilités moins meurtrières pour la santé, alors même que les élus de notre territoire l’ont engagé dans un Agenda 21 pour ne serait-ce que rendre possible son avenir, SAM construirait pour un coût a minima de 17 M€ – probablement le double- un bâtiment de 15 à 20m de haut sur l’un des derniers endroits remarquables -mais tout aussi fragiles que les autres de l’étang de Thau pour y installer une salle de sports pouvant voir s’agglutiner jusqu’à 3.000 personnes -et de 10 à 14 joueurs par matchs en fonction des disciplines proposés-, 3 fois 2h par semaine, s’y rendant tous par une unique route départementale bientôt dévolue aux modes doux. Y aurait-il une fatalité à être la risée de tous les observateurs et à subir les huées de tous les citoyens ? Est-ce là le sens que nous donnons collectivement à l’intérêt général ? Je ne peux le croire et nul ne peut éviter de se questionner.

Primo, ce projet, initialement porté dans le cadre d’une intercommunalité regroupant 8 villes, doit pouvoir bénéficier d’une nouvelle étude d’implantation. Elle déterminera si le site Lafarge -mais du côté Est de la RD2 et non en bord d’étang- est le meilleur lieu ou bien si le nord du territoire -par exemple, aux abords de la sortie d’autoroute à Poussan- constitue un meilleur choix. Ensuite les conseillers communautaires, après consultation du conseil de développement, trancheront. Et si Poussan est retenu pour le sport, est-il interdit de poser la question du transfert sur Lafarge de l’hôpital public en cour d’agglomération afin d’en améliorer l’accessibilité pour les patients et leurs proches et de le rapprocher de la 1ère station thermale de France ?

Segundo, il conviendra également de décider si ce nouvel équipement public majeur est uniquement dévolu aux sports de haut niveau ou bien si un tel investissement ne doit pas aussi permettre une polyvalence culturelle et écotouristique afin d’y accueillir d’importants congrès et de grands spectacles, concerts et représentations que nous ne pouvons aujourd’hui nous offrir huit mois de l’année faute de lieu dédié et équipé. Une mini-Arena, en somme. Le territoire de Thau ne doit pas être contraint à cette activité saisonnière et festivalière à laquelle certains se complaisent à nous réduire.

Tertio, sur l’ancien site de l’usine Lafarge, côté Ouest de la RD2, en bordure d’étang, ainsi que sur le foncier régional de l’ancien parc Mongolfier et sur les terrains de l’ancien site ECF-Total, soit 26 ha au total, ne pourrions-nous pas lancer un concours de jeunes architectes urbanistes chargés de penser avec les citoyens et les usagers de l’étang, pécheurs et conchyliculteurs, l’aménagement paysager d’un vaste parc de promenade pour les familles, planté et reboisé, pouvant également accueillir des fêtes populaires de plein air ? Le tout agrémenté dans l’un des silos d’un lieu mixte hôtellerie-restauration des coquillages et des produits de la mer en circuit court géré par les professionnels, ce au moment où beaucoup d’entre eux ne peuvent plus réglementairement coupler leur site de production avec une activité complémentaire, assorti d’un espace pédagogique de rencontres et d’expositions autour de la faune et de la flore remarquables (hippocampes, huîtres, etc) qui constituent la spécificité de la 2e étendue d’eau de France ? Un phare du bassin de Thau, un marqueur du territoire, en somme.

L’intercommunalité est un formidable outil de grande technicité et son action est très souvent remarquable. Il doit être utilisé collectivement pour accompagner les élus locaux et faciliter leurs projets et non être là pour contraindre les uns et détruire les autres. C’est l’esprit de la loi Notre. Frontignan paye la facture depuis 2017 d’avoir porté la fusion. Je ne vous ferai pas la liste des petites mesquineries et des mises au pilori dont la 2e commune de l’agglomération est sans cesse la cible. Sachez qu’elles font néanmoins des victimes collatérales, des femmes et des hommes souffrent de cet ostracisme au sein même de l’EPCI par le seul fait d’essayer d’exercer leurs missions de services publics sans faire de la mise à l’écart de Frontignan un préalable à tout dossier.

Certains commentateurs ont beau jeu de réduire les rapports entre Sète et Frontignan à une querelle d’egos. Pour ma part, il n’en est rien. Je suis si respectueux des résultats des élections qui ont permis au président de SAM d’être élu en 2014 et réélu en 2017 que les élus de Frontignan approuvent depuis 4 ans 95% des délibérations proposées en conseil communautaire. De mon côté, comme vous le savez, je consacre une grande partie de mon temps à défendre les dossiers du territoire au Département de l’Hérault en plein accord avec son président. Les projets de chaque commune y sont abordés avec leur maire puis avec les habitants. Dans la sérénité et le respect. Aucune ville du territoire ne peut évoquer une absence de soutien technique et financier du Département.

Mais, entre Sète et Frontignan, il est parfois des sujets qui nécessitent des précisions, d’où l’objet de ce courrier modestement versé pour contribuer au débat dans un souci de vérité, de transparence et de construction.

Je vous laisse juge de la démarche et reste à votre disposition si tel ou tel point vous semblait encore à éclaircir. Bien amicalement.

Pierre Bouldoire

Maire de Frontignan la Peyrade

1er vice-président du Département de l’Hérault

Notes sur Frontignan

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