PEINTURES MUSICALES deuxième partie

Dimanche 25 juin à 18 heures, on peut légitimement assurer que le rendez-vous proposé par l'ensemble Instrumental Contrepoint, a tenu toutes ses promesses. Cet orchestre à cordes a gratifié le public d'une prestation de haute qualité grâce à l'interprétation sans faille de musiciens passionnés sous la direction de Quentin Molto.

Pour commencer la soirée, un monument de la musique classique ! une des oeuvres les plus populaires de l’histoire de la musique : le Canon de Pachelbel.
Pachelbel (1653-1706) a écrit cette oeuvre alors qu’il n’avait que 24 ans. La force de ce morceau réside sans doute en partie dans sa simplicité. Il est constitué de deux éléments qui s’oppose : un continuo* où un violoncelle joue 28 fois les mêmes notes à la suite, et un thème de 4 mesures joué par les violons dans un décalage et des variations qui forment le canon. Que c’est reposant, la mesure et l’harmonie… Merci Pachelbel !!!!!

Ont suivi :

  • Georg Friedrich Haendel (1685-1759), le Concerto Grosso n° 12.
  • Antonio Vivaldi (1678-1741), le Concerto pour violoncelle en Si mineur et le Concerto pour deux violoncelles en Sol mineur.
    Un véritable phénomène que ce Vénitien qui, dans une extraordinaire furia créatrice, produisit une quantité d'œuvres proprement hallucinante. Vivaldi c' l'impétuosité, celle du violoniste virtuose, l'exubérance, une vigueur rythmique, une vitalité merveilleuse. Et une science, qui ne s'étale pas, mais qui est réelle. Vivaldi n'ignore rien de la technique du violon. Sa science du contrepoint**, est sûre et sans défaut.
    Musique sensuelle, l'œuvre de Vivaldi restera toujours hermétique aux infirmes du cœur.
  • Gabriel Pierné (1863-1937), Sérénade pour cordes.
  • Gustave Holst (1874-1934) Brook Green Suite.
  • et Johann Strauss II (1825-1899) Pizzicato Polka.

L’Orchestre Symphonique Universitaire de Montpellier a su faire vibrer en ce lieu toutes les cordes et captiver un public ayant fait montre d'une belle qualité d'écoute. C'était un beau partage de coeur et de bonheur dans cette superbe église admirablement restaurée qui date de la fin du XIème siècle et qui, à présent, est tour à tour salle de concert et lieu d'exposition .

Valérie Campion

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* En musique baroque, la basse continue est une technique d'improvisation d'une partie à partir d'une basse chiffrée. Les instruments utilisés pour réaliser cette partie forment le continuo. Le continuo est constitué d'un ou plusieurs instruments monodiques graves — violoncelle, viole de gambe, basson... qui jouent la ligne de basse écrite.
**Le mot contrepoint vient du latin punctus contra punctum a morticulum, littéralement point contre point c’est-à-dire note contre note. C'est une forme d'écriture musicale qui trouve ses origines avec la polyphonie du Moyen Âge et qui consiste en la superposition organisée de lignes mélodiques distinctes. Le contrepoint est particulièrement utilisé pendant l'époque baroque.