L'anguille en fête

 

   

Le succès de cette manifestation samedi 7 octobre ne s'est pas démenti et cette 3ème édition a encore attiré cette année une foule nombreuse sur la place du 14 juillet.
Le soleil lumineux et chaud en ce début d'automne a contribué à la réussite de cette journée.
Le Président de Sète agglopôle Méditerranée M.Commeinhes a souligné que chacun pourrait trouver un plat à son goût ( l'anguille cuisinée de différentes manières y compris fumée au stand Siloé) et  que cette fête permet aussi de mettre en exergue la richesse des produits du terroir.
Yves Michel maire de Marseillan et vice -Président de l'agglo a salué cette initiative née sous l'impulsion de son Président : elle permet non seulement de réhabiliter ce poisson quelque peu méconnu mais également de faire découvrir les différents produits gastronomiques de notre territoire avec un panel très représentatif des vins de la région.
Dans quelques jours, des représentants de l'agglomération Mme Rosay maire de Bouzigues, M.Adgé maire de Poussan, Mme Fabre de Roussac, M.Garcia vice -président chargé de l'agriculture et lui-même seront présents aux vendanges de Montmartre pour promouvoir nos produits et le tourisme.
Ce dernier a rappelé l'importance de l'agriculture de la terre et de la mer et salué la richesse et la diversité des vins de notre terroir associés aux produits de la mer  notamment le vin blanc qui accompagne de façon incontournable les fruits de mer et a permis la montée en puissance de notre région.
Il a assuré les agriculteurs de leur soutien.
En sus de ces dégustations salées et sucrées avec les délicieuses pâtisseries du chocolatier local Emmanuel Servant, on pouvait se rendre en calèche ( un moyen de transport doux et écologique respectueux de notre environnement) ou à pied jusqu'au port pour un embarquement gracieusement offert sur l'Etoile de Thau.
Conduit par le capitaine Matthieu accompagné de Marlène, la charmante guide, pêcheuse et matelote qui travaille avec Mme Azaïs-Negri Prud'homme de l'étang, on apprenait tout sur la pêche de l'anguille et le mode de vie de ce poisson et la pêche dans l'étang.
Pour pouvoir exercer, il faut payer une licence à la Prud'hommie d'un montant de 60€ annuels, plus 20€ pour un matelot et 60 € supplémentaires pour pêcher l'anguille.
Cette pêche se pratique au moyen d'un tirage au poste le meilleur étant le n°1 près du phare car lorsqu'il fait mauvais temps l'anguille sort du canal et va se prendre dans les filets. Cette pêche est limitée à 9 triangles.
Ces filets sont appelés des capéchades.
En raison de sa réglementation stricte et de l'Europe qui va fermer la pêche à l'anguille par périodes, Mme Azaïs-Negri et Marlène ont préféré abandonner cette pêche et accepter pour ce renoncement la subvention en contrepartie.
Elles ont ainsi pu revendre leurs vieux filets et les remplacer par des filets aux mailles plus grosses correspondant aux nouvelles normes.
Elles vendent les produits de leur pêche ( des lesses, des dorades, des rougets, des muges etc.) directement au marché 3 fois par semaine et également dans les paniers de Thau une initiative du CPIE.
Marlène a répondu avec la gentillesse et patience qui la caractérisent aux questions des personnes à bord en expliquant la diversité et le mode de vie des anguilles.
Ces poissons verts l'été, argentés l'hiver (plus gras à ce moment-là) effectuent une migration après être devenues femelles à l'âge de 1 an, pour aller se reproduire dans la mer des Sargasses en Amérique Centrale.
Les actions de "relâchers"  pour faire face à la réglementation européenne, permettent ainsi d'éviter des fermetures et aux scientifiques d'étudier le comportement de ces poissons, préalablement pucés.
Les particuliers peuvent le pêcher à la ligne avec toutefois une contrainte: lui couper la queue car ainsi il n'est pas commercialisable, faute de quoi ils peuvent payer une amende pour braconnage.
Elle a ensuite expliqué de quelle manière elles remontent le produits de leur pêche des filets: au moyen d'une gaffe et en secouant les cerceaux.
Elles relâchent les plus petits avant de vider leur récolte dans des couves jusqu'à ce que des mareyeurs viennent les récupérer au moyen de camions avec oxygène.
Une agréable et instructive balade sur l'étang pour compléter cette belle journée.

C.Gressier

 

Ouvrages sur Marseillan


La légende attribue la fondation de Marseillan à des commerçants de Marseille qui furent les premiers à installer des comptoirs commerciaux autour de notre bassin. Grâce à sa situation exceptionnelle entre mer, vignes et étang, Marseillan a su allier l'attrait d'une station balnéaire, avec sa plage de sable fin, à son folklore et ses pêches traditionnelles. La vigne apportée par les Phocéens a toujours permis de produire des vins de très grande qualité.
A l'aide de 230 cartes postales et photographies anciennes, l'auteur nous emmène à la rencontre des artisans, commerçants et autres petits métiers qui ont animé la cité au bénéfice de ses habitants. Passionné par la recherche iconographique et l'histoire populaire de Marseillan, Jean-Vincent Molino travaille depuis 40 ans à la sauvegarde de ce patrimoine local que certains ont connu ou méconnu, espérant retracer le charme, l'ambiance et les souvenirs de ces époques aujourd'hui révolues. > Marseillan parJean-Vincent Molino

Pour être complet, il faut signaler un livre rare et difficile à trouver aujourd'hui, réalisé par des amoureux du village avec la collection iconographique exceptionnelle de Monsieur Jean-Vincent Molino. "Marseillan d'hier et d'aujourd'hui" (Les Editions du Mistral).