Cérémonie du 11 Novembre

 

   

C'est samedi 11 novembre à 10h 45 que les autorités civiles et militaires le député Christophe Euzet, le maire Yves Michel et des élus, les porte-drapeaux, les membres du conseil municipal des jeunes, les jeunes pompiers volontaires, les Présidents et membres d'associations patriotiques et des marseillanais se sont rassemblés devant la mairie.
C'est en cortège escortés par la peña Mistral qu'ils se sont rendus au cimetière pour un hommage aux soldats disparus pendant l'année 1917.
Après les dépôts de gerbes, les discours officiels, l'énumération des soldats marseillanais morts au combat cette année-là par Carla Ruegger et Louis Bonal membres du conseil municipal des jeunes, et les salutations aux porte-drapeaux, le cortège s'est reformé pour rejoindre les allées du Général Roques.
Ce sont ses petits-enfants qui ont déposé une gerbe au pied du buste de leur aïeul pour honorer cet illustre marseillanais.
C'est ensuite à la salle Paul Arnaud où se tenait pendant 3 jours une magnifique exposition de l'association "Marseillan d'hier et d'aujourd'hui" de l'année 1917 que le député M.Euzet et l'adjointe Mme Requena ont remis un cadeau à M. Castelo un ancien combattant, résident de la maison de retraite après les remerciements du maire aux personnes présentes.
Mme Becker a alors évoqué cette année  "terrible" en précisant qu'elle a marqué le monde car ce fut l'année de la révolution russe.
Elle a ajouté que l'association avait voulu apporter un éclairage particulier en mettant l'accent sur le rôle des femmes pendant la guerre, qui,  en raison des lourdes pertes (800 00 veuves) ont dû se substituer aux hommes pour continuer l'activité, bouleversant ainsi le paysage habituel.
M.Louis Gasc, Président de l'UNC et trésorier de l'AMMAC a contribué à cette exposition en intégrant le rôle et le lourd tribut payé par la Marine pendant ce conflit 1914/1918.
110 bâtiments de la Marine Nationale, 700 bateaux de commerce, 11388 personnes de la Marine Nationale dont 13 marseillanais et 3200 de la Marine Marchande morts pendant cette période.
C'est le député qui a conclu en disant que l'évocation de cette période était associée à des souvenirs d'enfants, en raison du qualificatif "terrible" qu'employait son grand-père lorsqu'il en parlait, ce qui l'interrogeait.
Plus tard ses lectures, Henri de Montherlant, Roger Martin du Gard, Henri Barbusse, des expos de photos, des films l'ont sensibilisé à cette horreur et lui ont fait saisir le sens de cette appellation.
Actuellement a-t-il ajouté nous sommes toujours en guerre, mais l'ennemi n'est plus identifié, il peut surgir et agir à n'importe quel moment ce qui exige une extrême vigilance.
Il a salué la participation massive de la jeunesse qui est notre avenir, à cette commémoration.


C.Gressier

 

 

Ouvrages sur Marseillan


La légende attribue la fondation de Marseillan à des commerçants de Marseille qui furent les premiers à installer des comptoirs commerciaux autour de notre bassin. Grâce à sa situation exceptionnelle entre mer, vignes et étang, Marseillan a su allier l'attrait d'une station balnéaire, avec sa plage de sable fin, à son folklore et ses pêches traditionnelles. La vigne apportée par les Phocéens a toujours permis de produire des vins de très grande qualité.
A l'aide de 230 cartes postales et photographies anciennes, l'auteur nous emmène à la rencontre des artisans, commerçants et autres petits métiers qui ont animé la cité au bénéfice de ses habitants. Passionné par la recherche iconographique et l'histoire populaire de Marseillan, Jean-Vincent Molino travaille depuis 40 ans à la sauvegarde de ce patrimoine local que certains ont connu ou méconnu, espérant retracer le charme, l'ambiance et les souvenirs de ces époques aujourd'hui révolues. > Marseillan parJean-Vincent Molino

Pour être complet, il faut signaler un livre rare et difficile à trouver aujourd'hui, réalisé par des amoureux du village avec la collection iconographique exceptionnelle de Monsieur Jean-Vincent Molino. "Marseillan d'hier et d'aujourd'hui" (Les Editions du Mistral).