La Capitainerie de Mèze

Difficile d'imaginer les quais du tranquille port de Mèze encombrés de tonneaux et parcourus de cris et des coups de marteaux des tonneliers. C'est pourtant à ce rythme que vivait la ville au XVIIIe et au XIXe siècles. En 1709, Mèze est le premier port du Languedoc, une cité marchande prospère et industrielle devant celui de Sète, pas encore complètement opérationnel (bâti en 1666). A cette époque, la vigne rayonne sur la plaine de l'Hérault. Le petit port devient un haut lieu de transit en vins et alcools vers le monde entier. Source : Cabotages.

Depuis les activités ont bien changé, mais Mèze demeure quand même le plus grand port du bassin de Thau avec quelques 350 emplacements de bateaux appartenant essentiellement aux plaisanciers, la part aux professionnels (pêcheurs, bateaux-promenades, bateau-école, accastillages etc.) étant très réduite. Cette situation demande évidemment une gouverne de l’espace tout en respectant l’environnement et le label certifié de port propre (AFNOR). Nous avons rencontré l’équipe sympathique et accueillante qui dirige ce service à la population.

De gauche à droite : Maxime Cid, agent portuaire ; Chakir El Abadi, maître de port ; Marine Souche, agente d'accueil. Manque Magali Mauras.

 Le grand port

Si l’amélioration de l’accueil est un souci permanent, l’élément essentiel de l’activité se tourne vers la gestion :

  • des emplacements des deux ports
  • de l’entretien journalier de ceux-ci
  • des places saisonnières de plus en plus demandées
  • de l’aire de carénage
  • des consommations en eau et électricité

Le petit port

L'aire de carénage

Se rajoute également l’application nécessaire d’un règlement (parfois contourné) en rapport avec un équipement collectif. La liaison permanente avec les Affaires Maritimes est vitale. La surveillance est effective afin d’éviter certains comportements abusifs heureusement rares.

Le maître de port, Chakir, très à l’écoute des souhaits de chacun, envisage actuellement l’ajout de bornes d’eau et de prises électriques mais de manière contrôlée (quotas). Dès les beaux jours la pose de pendilles se poursuivra sur les quais non équipés. D’autres solutions de bon sens sont envisagées pour limiter un mouillage sauvage qui a tendance à s’amplifier et qui ne fait l’affaire de personne. La vie à bord prolongée, dans le port et surtout à la belle saison, nécessite certains aménagements bien compréhensibles. User mais ne pas abuser pourrait être la devise adéquate afin de conserver longtemps le cachet d’un petit port très sympa et attirant. Si l’équipe de la Capitainerie œuvre en ce sens, c’est aussi « notre affaire à tous » ! Soyons concernés !