Violences scolaires : il faut en parler !

"442. C’est le nombre d’incidents graves chaque jour de classe dans les collèges et lycées de France. Ce chiffre, issu de nos propres calculs, a été établi à partir des données de la Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance (DEPP). Cet organisme, qui dépend du ministère de l’Éducation, recense 12,8 incidents pour 1 000 élèves par an. Sachant qu’il y a 5,6 millions d’élèves dans le secondaire et 162 jours de classe par an, cela donne le chiffre de 442. (Le Parisien)"

« … Le phénomène de la violence scolaire est sous-estimé, et il l’est depuis toujours, recadre l’historien de l’éducation Claude Lelièvre. Une partie des incidents ne sont pas déclarés : certains établissements n’ont pas intérêt à dire qu’il y a des problèmes chez eux, et tous n’ont pas le même seuil de tolérance… »

Emmanuelle Bekate pendant son intervention.

Les chefs d'établissement sont conscients du fait et font tout pour que disparaissent ces violences. Beaucoup de dispositions sont mises en place. Voici, plus particulièrement, une des initiatives proposées par le Collège Jean Jaurès, à Méze, depuis deux ans. Ce dernier sollicite l'Association Isis Baila pour un atelier dirigé par Emmanuelle Bekate. Le Théâtre Forum mis en place ce vendredi, de 14 à 16h, s'est adressé aux 35 représentants des élèves de 6ème et de 5ème. Ces derniers ont parfaitement "joué le jeu" quant aux animations suggérées. Ils connaissent le problème, c'est évident.

    Après une présentation "à la balle" où chacun énonce ses goûts, le fameux jeu 1, 2, 3, soleil, s'est vu "configuré" en 1, 2, 3… un sentiment à mimer aux autres camarades : colère, joie, peur, honte, timidité… À gauche l'interprétation de la surprise.
     
   

Première saynète : le mal au dos.

Dix minutes de préparation collective avec l'aide ou non d'un référent adulte puis interprétation avec l'appui d'un texte modifiable à souhait…

Les résultats sont commentés ainsi que des propositions pour éviter "ce mal au dos" : les suggestions sont nombreuses, muries et liées à l'actualité.

"Pourquoi ne pas avoir des supports numériques au lieu des livres ou des cahiers ?"

     
   

Petit intermède du téléphone portable.

Par un petit exercice simple, à deux, les adolescents découvrent que cet appareil influe sur les réactions du corps (ici un bras tendu).

Les précautions à prendre sont nombreuses et connues :

- Éteindre son portable la nuit, ne pas le laisser allumé ou en cours de recharge à moins de 50cm de votre tête.

- Ne pas se servir de son téléphone portable comme réveil.

- Éviter de garder votre téléphone dans votre poche de pantalon…

     
   

Deuxième saynète : le racket

Même processus que ci-dessus pour une scène en 3 actes avec tout d'abord le vol d'une casquette, puis d'un goûter, puis d'une somme d'argent…

La violence s'installe immédiatement. La fuite est peut-être une autre solution. La communication vers les adultes est envisagée bien plus tard. Pourquoi ?

 

"… Prévenir les violences, y compris sous leur forme la plus fréquente, les micro-violences, contribue à éviter une dégradation du climat scolaire. Elles peuvent revêtir différentes formes : coups, bousculades, insultes, harcèlement, cyberviolences, vols, violences sexuelles, violences à caractère sexiste, discriminations racistes, antisémites ou homophobes, dommages aux locaux ou aux matériels, aux biens personnels, port d’armes, intrusions…" Textes éducation nationale.

C'est l'affaire de nous tous ; il est de notre devoir d'en parler d'abord ensuite de tout mettre en œuvre pour éliminer ces comportements en milieu scolaire mais aussi dans la vie de tous les jours.


Association ISIS BAILA - MEP 3 rue Frangi et Ortega 12400 SAINT-AFFRIQUE & Place du Dr Elisée Bousquet 12360 CAMARES - Tel : 06 44 74 95 76 - 05 65 49 38 51.

 

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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