Henri Fricou, maire, prône la laïcité

Le CALM nous communique :  La 3ème édition de la Semaine de la laïcité vient de se terminer. Elle a connu une fréquentation plus qu’honorable, avec un public renouvelé à chaque manifestation. Ce rendez-vous sera reconduit l’année prochaine avec un programme original et de nouveaux partenariats.

Lors de toutes les animations 2017 que Thau Info a relaté, il en est une, qui, a notre avis mérite l'attention de vous, lectrices et lecteurs. En ouverture de la conférence-débat "Laïcité, un engagement citoyen", Monsieur Le Maire de la Ville de Mèze s'est positionné :

Voilà plus de deux cents ans que la république se construit et se renouvelle en se fondant sur la liberté, sur l'égalité des femmes et des hommes, sur l'égalité des chances, des droits, des devoirs, sur la fraternité entre tous les Français, quelle que soit leur condition ou leur origine.
Mais le monde change, les frontières s'abaissent, les échanges se multiplient. Dans le même temps, les revendications identitaires ou communautaires s'affirment ou s'exacerbent, au risque, souvent, du repli sur soi, de l'égoïsme, parfois même de l'intolérance.
Comment notre société saura-t-elle répondre à ces évolutions ?
Nous y parviendrons en faisant le choix de la sagesse et du rassemblement des citoyens de toutes origines et de toutes convictions.
Ce sont ces valeurs qui font la France. Notre pays est ouvert, accueillant et généreux. Uni autour d'un héritage singulier qui fait sa force et sa fierté, le peuple français est riche de sa diversité. Une diversité assumée et qui est au coeur de notre identité.
Diversité des croyances, dans cette vieille terre de chrétienté où s'est aussi enracinée une tradition juive qui remonte à près de deux mille ans. Terre de catholicisme qui a su dépasser les déchirements des guerres de religion et reconnaître finalement toute leur place aux protestants à la veille de la Révolution. Terre d'ouverture enfin pour les Français de tradition musulmane qui sont partie intégrante de notre Nation.
Immigrés italiens, Espagnols, Portugais, mais aussi Polonais, Arméniens, Asiatiques, ressortissants du Maghreb et de l'Afrique Noire... Tous ont contribué à forger notre pays, à le rendre plus fort et plus prospère, à accroître son rayonnement en Europe et dans le monde.
Pourtant, aujourd’hui, bien que porteuse de chances nouvelles, la mondialisation inquiète, déstabilise les individus, les pousse parfois au repli.
Au moment où s'affaissent les grandes idéologies, l'obscurantisme et le fanatisme gagnent du terrain dans le monde.
Une chose est sûre : la réponse à ces interrogations n'est pas dans l'infiniment petit du repli sur soi ou du communautarisme. Elle est au contraire dans l'affirmation de notre désir de vivre ensemble, dans la consolidation de l'élan commun, dans la fidélité à notre histoire et à nos valeurs.
Le communautarisme ne saurait être le choix de la France. Il serait contraire à notre histoire, à nos traditions, à notre culture. Il serait contraire à nos principes humanistes, à notre foi dans la promotion sociale par la seule force du talent et du mérite, à notre attachement aux valeurs d'égalité et de fraternité entre tous les Français.
La laïcité garantit la liberté de conscience. Elle protège la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle assure à chacun la possibilité d'exprimer et de pratiquer sa foi, paisiblement, librement, sans la menace de se voir imposer d'autres convictions ou d'autres croyances. Elle permet à des femmes et à des hommes venus de tous les horizons, de toutes les cultures, d'être protégés dans leurs croyances par la République et ses institutions.
On ne saurait tolérer que, sous couvert de liberté religieuse, on conteste les lois et les principes de la République. La laïcité est l'une des grandes conquêtes de la République. Elle est un élément crucial de la paix sociale et de la cohésion nationale. Nous ne pouvons la laisser s'affaiblir. Nous devons travailler à la consolider.
Ce combat pour le maintien de ces valeurs, nous avons le devoir de le mener à l’échelle de notre commune. Nous nous y efforçons au quotidien.
Comment cela peut-il se traduire dans l’action que nous conduisons au sein de la municipalité de Mèze.
Nous devons lutter avec vigilance et fermeté contre la xénophobie, le racisme et contre l'antisémitisme. Nous ne pouvons tolérer la banalisation de l'insulte ! Nous ne pouvons minimiser aucun geste, aucune attitude, aucun propos ! C'est une question de dignité.
Nous rappelons sans cesse avec force et avec insistance la neutralité et la laïcité du service public. Celle de chaque agent public, au service de tous et de l'intérêt général à qui s'impose l'interdiction d'afficher ses propres croyances ou opinions. Comme vous le savez, nous en faisons une règle absolue de notre collectivité. Car aucun citoyen ne doit pouvoir suspecter un représentant de l'autorité publique de le privilégier ou de le défavoriser en fonction de convictions personnelles.
De la même manière, les convictions du citoyen ne sauraient l'autoriser à récuser un agent public. Et lorsqu’il est nécessaire de soutenir ou de protéger un agent confronté à la remise en cause de nos principes de laïcité, nous le faisons sans la moindre hésitation.
A Mèze, la laïcité, nous la retrouvons aussi, tout simplement dans nos grandes manifestations estivales où toute la population locale sans la moindre distinction, converge joyeusement vers un objectif commun : celui de faire la fête ensemble en cultivant leur attachement collectif pour leurs traditions et leur identité culturelle.
Il faut enfin, et c’est l’un de nos rôles majeurs, réaffirmer la laïcité à l'école. Je dirais même que si la laïcité devait avoir sa « chapelle », ce serait évidemment l’école.
L'école est au premier chef le lieu d'acquisition et de transmission des valeurs que nous avons en partage. L'instrument par excellence d'enracinement de l'idée républicaine. L'espace où l'on forme les citoyens de demain à la critique, au dialogue, à la liberté. Où on leur donne les clés pour s'épanouir et maîtriser leur destin. Où chacun se voit ouvrir un horizon plus large.
L'école est un sanctuaire républicain que nous devons défendre, pour préserver l'égalité devant l'acquisition des valeurs et du savoir, l'égalité entre les filles et les garçons, la mixité de tous les enseignements, et notamment du sport. Pour protéger nos enfants. Pour que notre jeunesse ne soit pas exposée aux vents mauvais qui divisent, qui séparent, qui dressent les uns contre les autres.
Il n'est pas question, bien sûr, de faire de l'école un lieu d'uniformité, d'anonymat, où seraient proscrits le fait ou l'appartenance religieuse. Il s'agit de permettre aux professeurs et aux chefs d'établissements, aujourd'hui en première ligne et confrontés à de véritables difficultés, d'exercer sereinement leur mission avec l'affirmation d'une règle claire.
A Mèze, cette volonté se traduit concrètement à travers les efforts qui sont menés pour que nos écoliers puissent bénéficier, quel que soit l’établissement dans lequel ils sont, des meilleures conditions pour leur scolarité. C’est ainsi que la notion d’égalité des chances trouve tout son sens. En outre, la création du conseil municipal des jeunes offre désormais un lieu où la jeunesse mézoise a la possibilité d’élaborer et de mettre en oeuvre ses propres projets en évoluant dans le cadre des valeurs républicaines et démocratiques.
Enfin, notre ville multiplie les initiatives en matière d’accès des enfants à la culture, au sport, aux loisirs, à l’environnement qui sont autant de leviers pour que la jeunesse mézoise puisse apprendre, se divertir et s’épanouir dans le partage, la fraternité, la solidarité, l’acceptation des différences et le respect des autres.
Voilà comment, selon moi, on peut enraciner les principes fondateurs de la laïcité au sein de notre commune.

Henri Fricou, maire de Mèze.


L'itinéraire de la laïcité : la première étape de cette opération a débuté avec la rédaction d'un livret intitulé : "Petite histoire de Marianne et des Mariannes de Mèze". Ce sera aux Mézoises et aux Mézois de compléter et d'enrichir ce précieux document consultable ICI.


À venir : l'Assemblée Générale du C.A.L.M. aura lieu le vendredi 9 février à 18h30 (lieu à déterminer). C'est certainement le moment de rejoindre le groupe pour un soutien et une participation active : tout ça sous le signe du "Bien Vivre Ensemble !"


Crédit photos : CALM.

Avec l'APAVH, Doudou et Loulou sont à l'adoption

bagTrès fusionnels, nous adorons dormir l'un sur l'autre, nous chamailler, nous amuser... la vie à deux est belle et on ne compte pas se séparer, impossible! En d'autres termes, on regarde tous les deux dans la même direction... on ne peut pas prendre des chemins différents..Si l'un ne voit pas l'autre, c'est panique à bord! Donc il nous faut une famille pour nous deux!
"Nous sommes un peu craintifs, même si nous avons fait d'énormes progrès, surtout moi doudou.. j'ai de la réserve.... mais je m'améliore ... mon frère est beaucoup plus téméraire que moi... il n'hésite pas à aller ronronner dans le lit avec les humains! Je vais y venir, mais j'ai encore besoin de temps.
Nous sommes des bébés très très joueurs et trèèèèèès gourmands, tout y passe... jambon, thon, poisson, pâtée, miam miam!!! Une grande terrasse ou un jardin est nécessaire afin que l'on dépense toute l'énergie que l'on à revendre..."

» associations