La Marianne interactive de Patrice Colomb

Il est des rencontres dont on se passerait ; il en est d'autres, par contre, qui vous mettent du baume au cœur et qui vous réconcilient avec la vie de tous les jours. Retrouver Patrice Colomb, artiste peintre plasticien, sur un projet d'actualité n'a pu que nous réjouir… Si, à l'heure actuelle, les réseaux sociaux donnent une info immédiate, le tissu du "mon petit doigt m'a dit" ou celui "du bouche à oreille" a encore de beaux jours à vivre. Ne confondons pas toutefois information et communication, cette dernière volant la une à tout bout de champ à la première, histoire (tiens donc !) de posséder un tremplin ou un exutoire…

En ce qui nous concerne, il s'agit de faire savoir à nos lectrices et lecteurs qu'une Marianne Interactive locale, certainement "oubliée" dans la profusion de données traitant d'un anniversaire révolutionnaire, est née aux alentours du 14 juillet 2019…

La définition de l'art de Nicolas Schöffer (1912-1992), artiste et théoricien polyvalent, précurseur de l'art électronique et numérique, convient parfaitement pour l'œuvre de Patrice Colomb :

"L'art est la création-invention, au niveau du mécanisme de la pensée et de l'imagination, d'une idée originale à contenu esthétique traduisible en effets perceptibles par nos sens. Le déroulement et l'ordonnance de ces effets sont élaborés par un programme dans le temps ou dans l’espace, ou dans les deux à la fois, dont les composants et les rapports de proportion sont optimaux, inédits et esthétiques. Ces effets sont transmis grâce à l’emploi de signaux visuels, auditifs ou audiovisuels, à tous ceux qui, accidentellement ou volontairement, deviennent des spectateurs-auditeurs temporaires ou permanents de ces effets. Il en résulte un processus de fascination provoquant une modification plus ou moins profonde de leur champ psychologique selon le degré de la valeur esthétique de la création. Cette modification doit aller dans le sens de la transcendance, de la sublimation et de l’enrichissement spirituel par le truchement du jeu complexe de la sensibilité et de l’intellect humains. Grâce à la faculté de dépassement du créateur, les produits esthétiques à forte percussion pénètrent à travers les réseaux de communication multiples, dans la réalité sociale. Pour atteindre ce but, le créateur doit utiliser un langage et des techniques qui correspondent au véritable niveau de développement de son époque."

C'est à l'Espace Mèz'Art Contemporain (17 bd du Port), chez Gérard Chomarat, que nous avons fait connaissance avec La Marianne Interactive. Patrice Colomb nous a éclairé sur la démarche initiée par le "galeriste"… Le résultat obtenu est étonnant, instructif, technique, riche et adapté à notre contemporain… L'artiste ne s'est d'ailleurs pas cantonné à créer "l'objet du délit". Dans un souci bien naturel de clarté, il nous explique, dans le document qui suit, tout le cheminement de sa réalisation :

Et comme Patrice va jusqu'au bout des ses idées et de ses œuvres, il s'est autorisé à détailler savamment en images les étapes d'un hommage vibrant à un symbole de notre histoire… Allons z'enfants…