Vittoria Renard : la jeunesse flamboyante.

En publiant "Le meilleur devant nous", l'écrivaine Mézoise et Européenne par ses origines nous invite à vivre son premier roman d'amour.

Banal, direz-vous ! Sauf que le triangle névrotique proposé par Vittoria est celui de pré-adultes "tiraillés" entre amitié, confidence, trahison, abandon… L'amour est bien là, mais le pas à franchir vers le bonheur est soumis au doute et à la peur de se déclarer. C'est le maillon faible de ce fameux triangle qui sera le détonateur du "meilleur"…

Extrait :

"… Je me calmai peu à peu et pus reprendre une respiration quasi-normale. Mais j'eus le souffle coupé quand Carter souleva mon menton, ne me lâcha pas du regard et, doucement, posa ses lèvres sur les miennes. Aussitôt, je sentis une boule gronder en moi…"

Vittoria, du haut de ses 20 ans, se glisse dans ses deux personnages principaux : Megan (Elle) et Carter (Lui)… Le style est direct : "Je me projette dans le personnage…"

On est tenté de dire que cette manière d'écrire est issue des réseaux sociaux sauf que le langage de communication se situe entre le courant et le soutenu…

Vittoria nous a confié qu'elle écrivait depuis ses 14 ans. Elle qualifie son roman d'imparfait et il s'adresse à "tout le monde". Personnellement, il nous a ému avec l'impression d'être "le voyeur" d'une intimité parfaitement décrite : quelle maturité !

Bien que scientifique professionnellement, cette jeune dame continuera à écrire "pour elle" des romans. Inspirée par l'auteure américo-coréenne Jenny Han elle a fait sienne cette phrase de J-Y Leloup :

"Chaque matin, cherche l'étincelle, l'éclair, qui allume en toi le jour !"


Le meilleur devant nous - Vittoria RENARD, aux Éditions MAÏA - Garance - ISBN: 978-2-37916-195-7