Mèze

Reprise aux Ateliers du Goût

Souhaitez-vous participer à un atelier gourmet et gourmand ?


"Pour cela, il vous suffit d’enfiler votre tablier de marmiton et de vous laisser guider sur les sentiers des plaisirs gustatifs. Une fois par mois, la séance est organisée autour de la réalisation d’un menu de saison. Le cours de cuisine personnalisé sera dispensé par le chef professionnel de l’art culinaire Jean Marc Deltour de L’Atelier 35.
Il vous transmettra ses techniques, ses astuces, ses tours de main et vous fera découvrir les qualités des principaux ingrédients et épices et leur association gourmande.
C’est une carte blanche des plus savoureuses qui est proposée. Ce sont des travaux pratiques où chacun met la main à la pâte pour réaliser un repas raffiné et équilibré.
Ensuite, c’est le moment de le déguster et de le savourer avec tous les participants dans une ambiance conviviale didactique d’échanges et de partage.
Notre œnologue présentera les Vins de Beauvignac qu’il aura sélectionnés pour la meilleure harmonie mets et vins. Vous voila fins prêts à réaliser de succulentes agapes."

L'art et la manière…

 

Prochaine séance
Mardi 23 mai 2017 à 18h00


Caveau de Beauvignac

Route de Pézenas – Mèze


18h-20h : cours de cuisine, réalisation du repas
20h : diner avec dégustation des plats réalisés pendant le cours
Prix par personne : 60 euros (cours de cuisine, diner, vins et eau inclus)
L’Atelier du goût est proposé à 16 personnes maximum.


Il est vivement conseillé de réserver dès à présent à :
L’Atelier 35 – 35 Rue Sadi Carnot – 34140 Mèze
Tel : 04-99-02-75-30

 



Débroussaillement : tous concernés !

 

 
Photo Le Figaro - Incendie du 30 août 2010  

Julien Carette, technicien de l’Office National des Forêts (ONF), a expliqué en détail, ce mardi, les règles qui encadrent les obligations de débroussaillement sur les propriétés situées dans les zones exposées de la commune de Mèze. Avant de procéder aux contrôles commandités par la Préfecture de l’Hérault (des amendes seront dressées) le représentant de l'état a également précisé les nouvelles distances à respecter quant à ces débroussaillements. 15 personnes seulement étaient présentes parmi lesquelles on notait MM. Rodriguez et Baëza, conseillers municipaux. La carte DDTM 34 était également consultable sur place. Elle est aussi disponible aux Services Technique de la Ville.

Il semble que l'on oublie vite les drames et les dégâts causés par le feu. Cela, hélas, n'arrive pas qu'aux autres et l'entretien de sa propriété (grande ou petite, bâtie ou non bâtie) est aussi un acte de civisme.

Le diaporama savamment commenté par Julien Carette et illustré par le jeu des questions-réponses du public est téléchargeable ICI.

Il nous a paru très important de permettre, à notre tour, la diffusion de ce document.

Pour plus d’informations, consultez le site de la Préfecture de l’Hérault.

 

Peu de monde présent, pourquoi ?

Carte nationale d'identité : la ville de Mèze est équipée

Pour une instruction sécurisée et unifiée, les modalités de délivrance des cartes nationales d'identité ont évolué dans le département de l'Hérault. Seules 25 communes sont équipées du dispositif de prise d'empreinte. Mèze fait partie de cette liste.

Pour tout savoir sur les formalités, cliquez ICI.

Pour une pré-demande en ligne (pas obligatoire), cliquez ICI.

 

 

Stationnements mézois

Tout un chacun sait qu'à Mèze le stationnement est gratuit. Toute la population et tous les visiteurs profitent de cet avantage. Malheureusement, certains en abusent. Le parking du Château de Girard n'était pratiquement pas accessible le jour du marché car quelques ventouses irrespectueuses avaient pris racine : un vrai casse-tête qui en a fait fuir plus d'un. Quant aux plus têtus, ils n'ont pas compté les tours "gratuits" en attendant le départ hypothétique d'un véhicule… Depuis début mars, la ville a délimité 32 emplacements classés ZONE BLEUE. Notre photographe, ce mardi, sur les coups des onze heures, s'est rendu sur les lieux (entre la rue Ronzier et le portail Est du parc du château). Évidemment, il a pris soin de placer son disque bleu européen (disponible au poste de police, rue Sadi Carnot), derrière son pare-brise… Il y avait de la place !


Toujours dans le domaine du stationnement, une nouvelle aire sera proposée aux camping-cars, à proximité du lac du Sesquier. Le réaménagement complet du site (eau potable, électricité, collecte des eaux usées, connexion wifi) prend forme. Les services municipaux des espaces verts et de la voirie ont plantés 22 féviers d'Amérique et 8 micocouliers afin d'offrir des zones ombragées. Une fois terminé et validé, le mode d'accueil des camping-caristes évoluera vers une prestation payante : la moindre des choses pour un environnement de qualité qui comptera 44 emplacements.

Le travail non-rémunéré des femmes

18 dames et 8 hommes s'étaient donnés rendez-vous pour un sujet sérieux mis en place par Michel Negrell. Ce dernier plante le décor :

"Nous allons ce soir nous intéresser au travail, au travail des femmes de France.

Les femmes sont concernées par 3 types d’occupations laborieuses : la gestion d’un portefeuille d’actions (appelé aussi l’actionnariat), le travail salarié et enfin le travail gratuit… ce dernier s’effectuant principalement dans le cadre familial. Ce travail gratuit est pour l’essentiel aujourd’hui en France un travail féminin qui, dans l’histoire de l’humanité, a un nom : le servage. Le servage est un statut de subordination entre esclavage et salariat.

Le travail gratuit est, comme son nom l’indique, un travail non-rémunéré. Il ouvre, non à un salaire, mais au bénéfice de l’entretien nécessaire à la survie de ces agents. Il correspond à un mode de production antérieure au capitalisme. Il est le propre du mode féodal.

Ce travail gratuit est de deux sortes : le travail domestique et le travail ménager. Le travail domestique concerne principalement les femmes d’agriculteurs, de commerçants et de professions libérales ou dites indépendantes. Sans percevoir de salaire elles s’occupent de l’entreprise de leur mari, parfois de leur père, voire frère (production d’œufs, secrétariat, accueil…). Le travail ménager, lui, concerne le nettoyage, la confection des repas, les courses… À ces activités laborieuses non-rémunérées s’ajoutent celle d’élever ses enfants…"

Quelques chiffres :

Christine Delphy, sociologue, écrit en 2015 ceci :

"Sur le temps passé par les hommes et les femmes aux tâches ménagères on constate que la cohabitation hétérosexuelle signifie un surcroît de travail pour les femmes et un allègement pour les hommes.

Un couple sans enfant : la femme donne 3h 1/4 aux tâches ménagères, l' homme 1h 1/4 . Si le couple a 3 enfants la femme s'implique 5h 1/2 et l'homme ne s'investit pas plus."

Pour les femmes salariées, la journée est triple (salaire rémunéré + ménage non rémunéré + temps donné aux enfants non rémunéré). Le total moyen hebdomadaire est de 83h. L'homme en est à 45h rémunérées. Le salaire d'une femme est en moyenne 25% inférieur à celui des hommes. Dans le ménage la femme effectue les tâches répétitives et tâches de nettoyage. Explication à cette situation : les hommes n'ont pas le temps… sauf lorsqu'ils sont célibataires (1h de plus que les mariés aux tâches ménagères !) Le mariage aggrave et scelle la situation : l'homme en fait deux fois moins, la femme une heure de plus par jour ! Le travail ménager ne donne pas droit à la retraite, c'est… jusqu'à la fin sauf en cas de veuvage. L'extorsion de ce travail gratuit relève du mode de production patriarcal. La femme est donc sur-exploitée deux fois. 80% des femmes françaises de 25 à 42 ans travaillent (75% à plein temps). 80% du travail partiel en France est effectué par les femmes…"

L'animateur précise :

"La domination masculine en matière de travail rémunéré gratuit est ancestrale et remonte à la sédentarisation des groupes humains, à la division du travail, à l'extension de la propriété privée.  Comment faire pour que les hommes en fassent plus et les femmes moins ? C'est un problème politique.

L'état protège et soutient l'organisation sociale du mariage et ce n'est pas que symbolique (subvention aux hommes mariés dont la femme n'a pas de revenu propre, couverture sociale au nom du mari, impôt sur le revenu… avantages au binome marié,  retraites misérables des femmes au foyer, équipements sociaux bénéfiques aux hommes)."

Que faire ? Avant de donner la parole à l'assemblée, Michel Negrell entame par la proposition de partage des tâches du foyer ou le paiement de la part effectuée par la femme…

Un homme :

"Les progrés technologiques font que les tâches ménagères sont moins lourdes…"

Un autre homme :

"Je suis issu d'une famille de 12 enfants ; ma mère nous a élevés dans l'optique de transmettre ce système patriarcal mais j'ai participé aux "basses tâches"…

 Une dame propose alors une animation homme-femme et de partager la parole !

 Une jeune dame signale que tout le monde ici a bonne conscience qu'il ou qu'elle œuvre avec ses moyens pour une meilleure condition de vie féminine.

"C'est toujours ailleurs que l'on voit le "mal", il faudrait se regarder (homme ou femme) d'abord…"

Une autre dame est outrée par le mot conciliation toujours prononcé vers les femmes et jamais vers les hommes.

"Les femmes doivent articuler leur vie professionnelle et leur vie à la maison, les hommes ?"

Un monsieur remarque que chez les jeunes, actuellement, le choix de l'homme à la maison existe… mais reprend une dame, on considère que celui-ci se la coule douce et a trouvé le bon filon.

Michel Negrell :

"Dans un rapport de domination (c'est le cas), ce sont les dominés qui ont conscience en premier et massivement de cet état alors que les dominants ne s'en aperçoivent pas ou ont toujours de bonnes raisons… oui mais pas moi !,  il est très difficile de se reconnaître dominant… pour preuve dans cette conférence les hommes ont cherché à minimiser leur domination… La fracture existe !"

Une dame :

"Tout ceci est culturel… les femmes ont aussi des efforts à faire pour que les statistiques s'inversent."

Deux dames rapportent une action féministe intéressante :

"Avant Noël  nous sommes entrées dans deux magasins de jouets dans le but de mêler les "bleus" et les "roses". Résultat : un remerciement et un appel à la force publique…

Le "combat" est à mener partout, de la crèche à la rue en passant par les livres, les jeux, l'école…"

La jeune dame considère que le système politique a sa part de responsabilité… la solution pour inverser la tendance est longue à mettre en place mais doit commencer individuellement, chez soi…

Autre prise de parole :

"Avec la création de nouveaux métiers non stéréotypés, on constate un avancement !"

Une dame plutôt optimiste :

"Les choses sont en train de changer chez les nouvelles générations, pas assez vite certes, mais elles évoluent favorablement à mon avis."

 Michel :

"2 impasses à éviter : chercher individuellement qui est responsable et le jugement du bien ou du "pas bien".

"Nous devons libérer les puissances écrasées pour qu'elles servent la collectivité."

Une autre dame considère contrairement que le retour de manivelle est engagé (situation économique, les rapports sociaux se dégradent, une élection proche falsifie les pensées et les envies… Nous sommes sur la reculade. Faisons confiance tout de même à la nouvelle génération.

Michel conclut en émettant une crainte…

"Il ne faut surtout pas que les hommes se considèrent dans le mauvais camp."

 et un sage point de vue :

"L'important est d'avoir un œil attentif au dominé, de l'aider, de valoriser le point de vue féminin."

Nous considérons que le fait d'avoir aborder la question est un acte positif et une prise de conscience importante. Les participantes et participants à cette conférence ont ouvert une voie cruciale pour l'avenir de notre société… patriarcale !

Dominant et dominée ?


 Il vous est possible de compléter cette information en visitant : Tv Mèze - Thau Tv sur l'onglet : Philosophie (en cours de montage).

Festival de Thau 27ème édition

Encore une fois, mais avec quel plaisir, le Festival de Thau sera placé sous le signe de la diversité musicale. Véritable invitation au voyage, le programme 2017 fera escale à Mèze le 23 juillet avec Asaf Avidan et Gaël Faye. À vos agendas pour cette 27ème édition !

Asaf Avidan

"Fidèle à sa vision artistique, et unique de par sa voix perçante et androgyne, Asaf Avidan continue d'explorer toute l'étendue de ses émotions et de sa créativité, et désire aujourd'hui rappeler à son public qu'il est avant tout chanteur, auteur et compositeur.
Après avoir sorti son opus « Gold Shadow » en 2015, il prépare actuellement un nouvel album, et revient sur le devant de la scène avec de nouvelles interprétations de son répertoire pop folk profondément introspectif."

Gaël Faye

"Artiste franco-rwandais, Gaël Faye est un auteur compositeur interprète de rap avec une voix qui délivre une poésie réaliste.
Accompagné sur scène de Guillaume Poncelet (piano et trompette) et Blanka (platines et machines), Gaël Faye présentera son dernier album Rythmes et Botanique (sorti en avril 2017), et vous entraînera entre Bujumbura et Paris, dans des terras incognitas."


Infos et billetterie en place sur www.festivaldethau.com et au bureau du festival de Thau (château de Girard - Mèze)

Prévente (hors frais de location) :

Tarif plein : 35 euros.

Tarif réduit : 32 euros

Tarif jeunes (12 à 18 ans) : 13 euros

Gratuit pour les moins de 12 ans

Tangovibrathau , tout pour le tango argentin

Si je prononce le nom de Carlos Gardel vous allez sans aucun doute vous transporter vers l'Amérique du Sud. Le chanteur, né à Toulouse pour certains, en Uruguay pour d'autres, a en fait grandi et vécu en Argentine à Buenos Aires. Vous situez ? En rajoutant " La cumparsita", plus de doutes, vous voici parti(e)s vers le TANGO ! Cette danse de bal à deux vous rappelle certainement de merveilleux souvenirs. Le hasard, mais pas tout à fait, nous a conduit, ce 9 mars, du côté du Chai du Château de Girard, transformé pour l'occasion en milonga. Là nous avons rencontré Jean-Marc Marafante, président de TANGOVIBRATHAU depuis 2012.

Avec passion, il nous a présenté l'activité de l'association Mézoise (50 membres) en précisant :

- Il s'agit du Tango Argentin !

 Thau Info : Il y aurait donc des tangos différents  ?

Là, Jean-Marc, soudainement, a les yeux qui pétillent. La pratique de ce soir, avec l'intervenante Betty Ferreira Jorge, professeure et danseuse professionnelle de tango argentin, est une opportunité. Le maître des lieux nous emporte dans une riche description d'une danse d'improvisation de couple où l'homme et la femme deviennent ensemble créateurs de beauté, d'émotion, de magie. Toutefois, afin que chaque duo puisse évoluer pleinement, des règles de respect sont nécessaires quant à l'utilisation du lieu d'expression.

Betty rajoute :

"Danser Tango, c'est justement marcher pour être là, présent dans l'instant, ici et maintenant. Sentir le centre de gravité de son corps se déplacer dans l'espace, donner une intention par le buste (la cage thoracique), donc créer une énergie qui nous prolonge au delà de notre corps physique, respirer pleinement, sentir chaque fois que l'on pose le pied au sol, cet ancrage dans la terre, en même temps que nous étirons le haut du corps, telles sont les sensations qui vont se développer…" Lire davantage ICI.

Après des explications passionnées de chacun, la "démonstration" qui suit, confirme. Nous avons ressenti une envoûtante atmosphère à la fois artistique et sensuelle, assisté à des expressions uniques guidées par l'émotion et la sensibilité de chaque partenaire… extraordinaire, bouleversant, très beau ! Un plaisir !

Je crois qu'il faut "voir ça" au moins une fois.

 

Cliquez sur une image pour l'agrandir.


No images found.


Quelques renseignements utiles : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Le site : www.tangovibrathau.fr

Le calendrier des pratiques de Tango Argentin 2016-2017 à Mèze, soit au Foyer municipal, soit au Chai de Girard de 19h à 22h : les jeudis 23 mars, 6 et 20 avril, 4 et 18 mai, 1er et 15 juin.

"Comment j'aime la vie ! " de Gérard Franco.

L'artiste Mézois nous fait parvenir son dernier poème.

"L'inspiration a frappé à ma porte. Au bout d'une heure trente, sept quatrains ont éclos…".

Si l'écriture de Gérard est très musicale, elle délivre en même temps un message d'amour, d'espoir et de paix. Jugez-en !

Crédit photo : Claude Cruells.

La gagnante est…

Bon nombre d'habitué(e)s étaient présents ce samedi 4 mars à la Boutique des Producteurs, tout d'abord pour actualiser leurs emplettes mais aussi pour assister à la promotion des objets fabriqués chez MESAPLAST et promus par la Société GECKO.COM.

La belle vitrine, construite avec goût, a fait l'unanimité chez les visiteurs. Les idées de cadeaux personnalisés n'ont pas manqué. L'exclusivité possible, atout majeur, permet en effet de particulariser à l'infini les productions.

Les trois sociétés, en associant leur savoir-faire, mettent ainsi en avant leur travail et également un terroir riche à tous points de vue. Ce samedi, en toute simplicité, leur union a marqué bien des points : tous ensemble ! Certainement le secret de la réussite…

Le lendemain a eu lieu le tirage de la loterie. Le pavois unique s'en est allé chez une dame de Bouzigues, preuve que des connaisseurs extérieurs à la ville, savent déjà que qualité, naturel, art et beauté sont rassemblés au Mas de Joumes, "Les quatre chemins", à Mèze. Qu'on se dise et que l'on s'y retrouve !

     
 Le cadeau original de la région    Anick GIBERT de MESAPLAST et le pavois gagné

Crédit photos : JM P. et A G.

SOS Méditerranée : ce que chacun doit savoir !

Le collectif d'Accueil des réfugiès à Mèze nous communique :

"Nul ne peut imaginer ce que les migrants vivent ici en Méditerranée, aux frontières de l'humanité… Le choc des sauvetages en mer est si fort qu’il ne laisse personne indemne. Les cris désespérés des hommes, les pleurs terrifiés des bébés, l’odeur âcre des corps baignés d’essence."


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mathilde Auvillain Chargée de communication à bord de l'Aquarius pour l'organisation civile européenne SOS MEDITERRANEE

"Voilà un mois et demi que je suis partie en mer et que je n'ai pas eu ma famille au téléphone. Alors que je pose le pied à terre et que j'abandonne derrière moi la silhouette de l'Aquarius dans le port de Catane, la voix de mon père résonne dans ma tête. Il aime répéter que le métier de journaliste est de tout savoir. Journaliste en Italie depuis dix ans, je croyais tout savoir ce qu'il se passait en Méditerranée. Dix ans à couvrir pour différents médias internationaux les arrivées de migrants et réfugiés sur les côtes italiennes... et les tragédies qui malheureusement vont avec et font les titres des journaux. Le drame des traversées en Méditerranée n'est pas nouveau, il ne l'était pas non plus il y a dix ans quand je suis arrivée en Italie. Le 3 octobre 2013, la tragédie de Lampedusa et ses 400 morts a cependant marqué un tournant dans ce drame humain. L'horreur se retrouvait sous nos yeux, là sur les côtes européennes et non plus en pleine mer loin des regards, loin des flashes des photographes et des caméras de télévision. Une horreur redoublée au fil des mois par les critiques indignes et le manque de soutien européen coupable à l'opération italienne de recherche et sauvetage en mer Mare Nostrum. Une horreur qui a viré au cauchemar, au printemps dernier, quand l'épave d'un naufrage survenu en avril 2015 au large de la Libye était remontée à la surface et acheminée dans le port d'Augusta avec plus de 700 cadavres à bord. Ce jour-là, devant l'épave dont les pompiers et médecins légistes italiens s'apprêtaient à examiner les entrailles, le sentiment de me trouver aux confins d'une Europe censée être la patrie des droits de l'homme m'apparut aussi lourd que l'odeur de la mort qui flottait déjà dans l'air. Avant d'embarquer sur l'Aquarius le 15 octobre dernier, comme Communications Officer pour SOS MEDITERRANEE, je croyais donc déjà savoir. Mais au moment du premier sauvetage, j'ai réalisé qu'en fait, je ne savais rien. Que nul ne pouvait imaginer ce qu'il se passait vraiment ici en Méditerranée, au large de la Libye, aux frontières de l'Europe. Que les seuls à le savoir vraiment sont ceux qui étaient passés par là, les réfugiés eux-mêmes, les sauveteurs de SOS MEDITERRANEE, les équipes de MSF notre partenaire à bord, l'équipage de l'Aquarius... et les journalistes embarqués. Le choc des sauvetages en mer est si fort qu'il ne laisse personne indemne. Les mots nous manquent pour décrire le frisson à la vue d'un canot dégonflé dérivant à l'horizon, les cris désespérés des hommes à la mer, les pleurs terrifiés des bébés que l'on remonte à bord, l'odeur âcre des corps baignés d'essence et salis par les viols et les tortures en Libye. Les mots nous manquent pour décrire cette personne qui expire sous nos mains affairées pour la réanimer, sa dépouille que l'on enfile dans un "body bag", le chagrin désarmant de ses proches et compagnons d'infortune encore hantés par les images du naufrage. Les mots nous manquent pour décrire les larmes d'un homme qui s'accroche à un bout de tissu que lui a confié sa maman et les crises d'angoisse nocturne d'un enfant de dix ans qui voyage seul. Et pourtant c'est justement ma mission à bord, et l'une des missions de SOS MEDITERRANEE, celle de trouver les mots pour raconter ce qu'il se passe ici. Trouver les mots pour décrire, trouver les mots pour expliquer et faire comprendre pourquoi l'ignorance et le désintérêt sont intolérables, pourquoi l'inaction est inacceptable et pourquoi certaines réponses à ce drame humain envisagées au niveau européen sont coupables. "Nous avons besoin des médias pour faire changer ça" m'a dit Amir, Guinéen, au lendemain d'un sauvetage, en me confiant le récit épouvantable de son voyage et des violences subies en Libye. L'histoire d'Amir, comme celles des plus de 10.000 autres personnes que nous avons accueillies à bord du bateau depuis février, continuent de nous hanter pendant des jours, des semaines. Impossible de faire même semblant d'oublier. Je croyais savoir, je ne savais rien. Avant de remonter sur l'Aquarius en janvier, une nouvelle mission commence à terre: témoigner, faire savoir. Pour que les citoyens européens sachent ce qu'il se passe aux portes de l'Europe, devant chez eux, aux frontières de l'Humanité."

 

Les Républicains : Gilles Phocas démissionne

Afficher l'image d'origine

 Lettre de Gilles Phocas, conseiller municipal de la Ville de Mèze ,
à Bernad Accoyer,  Président  "Les Républicains"

 "Monsieur,

Je suis élu au comité départemental depuis 15 ans et conseiller national depuis 2010.
J’ai toujours été élu haut la main par les militants de mon département.
Je suis conseiller municipal de la Ville de Mèze (12000 hab), j’ai été tête de liste en 2008 et 2014 et j’ai triplé le nombre de mes électeurs entre ces deux dates, largement au dessus de ce que fait notre mouvement dans la commune.
Je me suis engagé en politique par rapport à des convictions.
Je suis aussi un libéral, mais je suis aussi attaché à une certaine éthique que je défends dans tous mes actes politiques locaux.
J’ai décidé de démissionner de toutes mes fonctions au sein de notre mouvement, et de ne plus en être adhérent désormais.
Je savais que le fonctionnement de notre parti était très imparfait mais j’avais eu l’espoir de pouvoir changer les choses de l’intérieur : Malheureusement, au lieu de s’améliorer les mœurs dans notre organisation sont de pire en pire :
Au  niveau de la fédération 34 : Nous avons à faire à une poignée de dirigeants qui n’ont plus aucune légitimité et qui se sont retranchés dans leurs locaux sans jamais réunir de vrai comité départemental, ni se préoccuper de l’avis des cadres de la fédération et encore moins des militants en violation des pourtant chers, suivant les circonstances, statuts du mouvement. L’ambiance est exécrable, et tout le monde se demande quelle force occulte pousse Paris à rester les bras ballants devant ce chaos.
Au niveau national : Je constate que la démocratie a reculé dans notre parti : Avant, les instances locales pouvaient se prononcer sur les investitures, plus maintenant. EN 2010, ce sont les militants qui ont désigné leur tête de liste aux régionales par exemple, pas en 2015 (encore une décision en conclave).
Au dernier conseil national par exemple (pour lequel nous n’avons eu l’ordre du jour qu’après qu’il ait débuté), les votes contre n’ont même pas été dénombrés !
Je constate que nous conservons dans nos rangs des personnes dont la probité n’est pas la vertu majeure, nous donnons aussi beaucoup de pouvoir à certains sénateurs qui, au niveau local, ne cessent de tirer dans les pattes de nos candidats.
Sur le cas Fillon, pour qui j’ai voté aux deux tours de la primaire, je regrette que dans un premier temps, nos ténors aient essayé de défendre, maladroitement d’ailleurs, l’indéfendable, puis, dans une deuxième phase, on sent bien poindre une course à l’échalote alors même que le candidat bouge encore un peu. Quel image ! Quel ridicule !
Mettez vous à la place de ceux qui, comme moi, ne voulaient ni de M. Sarkozy, ni de M. Juppé pour les même raison d’image d’intégrité de notre mouvement, et qui ont donc cru en M. Fillon, le Monsieur propre de la primaire… Cette séquence est dévastatrice… J’y ai naïvement cru moi aussi, qui n’aurais de toute façon pas soutenu les deux autres candidats !
Enfin, sur le corpus idéologique, par exemple,  j’ai appris lors d’un conseil national que nous étions désormais le parti des gaz de schiste… Cela tombe mal, je suis contre leur exploitation.
L’analyse que je fais de 15 ans dans ce parti est que, à part une poignée d’exceptions, nos grands élus ne méritent pas la sueur et l’engagement des militants.
Il y a bien d’autres raisons qui ont fait que j’ai pris cette décision, mais je crois que le principal est dit, l’accumulation ayant fini par avoir la peau des faux espoirs auxquels on peut se raccrocher de temps en temps."

Gilles PHOCAS,

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

voyouIMG_9578

"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

» associations