Un défenseur de l’environnement menacé de mort dans sa lutte contre les décharges sauvages entre Montpellier et Sète.

puechCapture

Ubu de Glory, écologiste communique :

"Lundi 13 juillet un incendie s’est déclaré vers 22 heures dans une zone de « non droit » à une encablure de Montbazin où l’écologue Christian Puech a un lopin de terre. A côté de ce dernier venait d’être entreposé, comme en d’innombrables lieux autour du village d’importantes végétations provenant d’élagage.

Il avait garé sa voiture à proximité de celle des pompiers et des gendarmes, derrière lesquelles se trouvaient dans la pénombre trois ou quatre riverains. Revenant à son véhicule après avoir constaté les dégâts, il constata que les deux pneus avant avaient été crevés au nez et à la barbe des forces de gendarmerie. Ces dernières ont fort à faire avec quelques individus qui ne respectent souvent ni les personnes, ni les biens, ni les lois, encore moins la nature. Plus grave, alors que vers minuit il remplaçait en compagnie d’un tiers les roues de son véhicule, il fut insulté et menacé de mort par un individu qui disait revenir sine die, après s’être approché au volant d’un fourgon. C’est donc sous la protection de la gendarmerie appelée en renfort qu’il a pu dépanner sans danger son véhicule.

Le nombre et l’importance des décharges sauvages provenant de travaux d’élagage, de matériaux de rénovation inflammables d’habitations et autres déchets de notre société de consommation s’accentuent d’année en année, ce qui pollue les dernières terres arables et aggrave l’importance des incendies suspects qui mettent en danger les personnes et les biens. L’été dernier il y a eu plus dépôts de déchets et d’incendies dans cette zone qu’en Amazonie en proportion des surfaces considérées selon l’explorateur-écologue-photographe. (Midi-Libre Sète du 12/09/19).

Chantre de la diversité et de l’ouverture aux cultures du monde avec son association « Témoins au bout du monde «  Christian Puech a déposé une plainte à la gendarmerie de Balaruc-les-Bains, l’enquête est en cours. Si ce type d’exaction et de menaces de mort contre des défenseurs de l’environnement est connu hélas au Brésil, doit-on s’habituer à ce qu’elles se produisent maintenant en France ? Dans la région on sait le rôle actif que joue sur le plan international « Témoins au bout du monde » (voir Facebook) dans la protection de la nature, des droits des diversités et la prise de conscience écologique à la suite des marches pour le climat de Montpellier que l’association à co organisées. Avec réalisme et discernement Christian Puech essaie de faire concilier les exigences écologiques et économiques.

Contexte  : Cette zone agricole classée NC a fait l’objet de la part de l’ancienne municipalité dépassée par les évènements de près de quatre-vingt procès-verbaux d’infractions pour construction et occupation illégale. L’augmentation exponentielle des infractions tout autour du village depuis deux ans, laisse à penser que les incivilités et menaces engendrant la peur des propriétaires soient une stratégie de la terre brûlée adoptée par des individus pour s’accaparer à vil prix les dernières terres arables. Situation que la quasi-totalité des vignerons, amateurs de jardinage et des 3000 habitants rejettent d’autant plus qu’elle porte préjudice à ce beau village et au tourisme. Nous rappelons que ces domaines relèvent de la compétence des municipalités, des préfets et de l’État.

À Montbazin on attend beaucoup de la nouvelle municipalité de Josian Ribes, « Tous Montbazinois », qui vient de l’emporter avec près de 70 % des voix. A suivre ..."