Conférence nationale des Territoires

 CaptureocCarole Delga appelle le gouvernement à prendre en compte les réalités de terrain La Présidente de la Région.

La Présidente de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée qui a assisté à la Conférence nationale des Territoires convoquée par le gouvernement ce jour à Paris, réagit aux discours du Premier ministre Edouard Philippe et du Président de la République Emmanuel Macron :

"Je suis bien évidemment pour plus de dialogue entre l'Etat et les collectivités locales. Un dialogue que je souhaite plus constructif et plus respectueux des territoires car, il faut le rappeler, l'investissement public, générateur d'emplois, dans notre pays est porté à plus de 70% par ceux-ci. J'espère que cette journée ne cherche pas à habiller, par la communication, un plan d'économies de 13 milliards d'euros venu d'en haut, et d'ores et déjà décidé. Je rappelle que, durant le dernier quinquennat, les collectivités ont quasiment réalisé la totalité des économies qui leur avaient été assignées, pendant que l'Etat ne produisait que la moitié de ses objectifs en la matière. Rien que pour notre institution régionale, la baisse des dotations de l'Etat a ainsi atteint 300 millions d'euros ! "

Et elle rajoute : "Et pourtant, nous avons su investir - comme en témoigne le plan Marshall de 880 millions d'euros - en contenant nos dépenses de fonctionnement. Comme la grande majorité des Français, je souhaite que notre pays allège sa dette car il en va de notre souveraineté. Mais je considère que les collectivités ont largement payé leur dû et que le principe de libre administration doit continuer à s'exercer afin de permettre les adaptations nécessaires. L'aménagement du territoire ne peut se réfléchir à partir d'une ligne comptable depuis un bureau parisien. Notre région, la plus attractive de France avec 52.000 nouveaux habitants chaque année, est confrontée à des enjeux forts de transports, de logements, de transition énergétique qui vont conditionner son développement futur et donc la qualité de vie de ses habitants. L'Etat stratège ne doit pas rester un slogan mais devenir une réalité. A condition que s'instaure un véritable dialogue, moins empreint de centralisme jacobin, et plus en lien avec les réalités vécues par nos concitoyens, notamment le besoin vital de services publics et d'infrastructures générant de l'activité pour nos entreprises locales et de l'emploi. "

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe, les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.
Selon l’INSEE, la France compte près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%. .Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans sont prêts à un mouvement de révolte de grande ampleur...

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