Un Mardi Gras de tradition bien partagé

  Pour les enfants, en ce Mardi gras, le rendez-vous avait été fixé à 18 h, devant la Mairie. Alors que les jeunes danseurs du Branle de la chemise allaient être soit des petits de la Maternelle soit de l’élémentaire, cette année encore, 4 groupes étaient présents pour le chevalet, des élèves de niveau CM1: 4 formations entraînées par Michel Bernabeu.

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Les beaux chevaux étaient prêts pour la fête, les enfants étaient motivés aussi, pas de vent, pas de pluie, tout était OK...

Les candidats au fameux branle de la chemise, le tube de la soirée, étaient peu nombreux, ,très jeunes mais assurant la relève le public toujours plus impressionnant. Tous se sont rassemblés à 18 h. Le défilé ludique et jovial. La plupart des danseurs du « Branle de la chemise » avaient un peu répété la chorégraphie avec son saut particulier car les parents poussannais les avaient initiés à la danse et si ce n’était pas le cas, une initiation ludique avait eu lieu dans toutes les écoles.

En présence de Miss Poussan 2018, et de ses dauphines, en première ligne, aidé par des volontaires, Didier Navaro, Maître de cérémonie, a lancé les festivités qui ont pu commencer rapidement. Et la soirée a débuté, sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

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 Sous la houlette de plusieurs adultes , une belle chenille a pris forme. Pas de bougies, mais des enfants suivant tant bien que mal le rythme imprimé par les musiciens sur l’air du : « Diga-me Jacou, Diga-me Margarita, per de qu’aves mes la camisa poulida? ». Tous sentaient qu’ils vivaient un moment important, au cœur de la tradition poussannaise et prenaient du plaisir, encouragés par des spectateurs qui partageaient sans retenue ces instants uniques.

Souriants et naturels, ils ont déambulé avec sérieux et organisation. Les candidats à la danse se sont faits de plus en plus nombreux. Habillés de blanc, même pour les plus petits, ils n’avaient pas tous la tenue réglementaire. Leurs ancêtres les pardonneront, ils préfèrent que des jeunes soient prêts à prendre le relais ce qui est bien nécessaire.branP1010107

Car si la légende veut qu’il y a des siècles, des Poussannais, lassés par les exigences de leur seigneur, se présentèrent un soir devant le château, affublés d’une chemise de nuit en attestant qu’ils n’avaient plus rien, ils doivent être fiers que Poussan ne les ait pas oubliés. Pas question de se séparer sans quelques rondes et farandoles toujours sur des airs de notre beau Languedoc ou de la Provence toute proche.Et les plus jeunes se sont pris au jeu puisque le tourbillon qui s'est formé au Foyer des Campagnes était bien vaillant et structuré. Des enfants qui ont fait honneur à cette danse ancestrale en terminant par une belle ronde.

Des musiciens venus de Mauguio, Jean-Michel et Marie-Josée Lhubac, formés par des Poussannais comme Fabien Martinez, Messieurs Larose et Patissier, eux qui n’oublient jamais ce rendez-vous étaient déjà sur scène. Ils avaient invité des amis et rajoutaient même des paroles à leurs interprétations musicales.

D’autres étaient sur la route, car à 21 h, des Cévennes, de l’Ardèche ou de la Montagne noire, du bassin de Thau ou du bord de mer, fifres, clarinettes et hautbois, tambours traditionnels et boudègues allaient se se rassembler pour réveiller dans son château, l’esprit de ce seigneur. Poussan devenant ainsi un haut lieu de rendez-vous pour les hautboïstes.

En attendant, un foyer des campagnes convenablement rempli, vu le temps assez frais, accueillait avec chaleur et ferveur les danseurs en herbe. Le calme se fit, les spectateurs rassemblés côté scène : les 4 groupes d’interprètes du chevalet allaient se succéder pour une danse rituelle qui chaque année fait honneur aux chevaux et à tous les métiers qui s’y rattachent.

 C’était parti, l’on prenait du plaisir et l’on appréciait la synchronisation des danseurs qui assureront plus tard le respect de la tradition. De longs applaudissements les remerciaient puis tous défilèrent comme des « pros », heureux d’avoir fait eux aussi honneur à Poussan.

 Avant que les adultes ne se rassemblent vers 20 h 45, il faisait bon partager un dernier repas tiré du sac. Un peu moins de monde que d'habitude, une ambiance plus calme, mais le cœur y était et commençait à chauffer. Repas convivial.

  Le Branle de la chemise prenait sa source au centre du Riverain.

 Les musiciens mettaient toute leur énergie pour rassembler les volontaires, la famille "chemise blanche" était au complet mais elle aussi avec moins de membres que d'habitude, dans les 80 personnes.(Cliquez sur les photos pour les agrandir.)

A 21 h, à partir des Halles, puis du café Beauséjour qui fut visité dès le départ, une théorie de silhouettes blanches s'est formée avec l'accompagnement motivé des musiciens qui s'étaient rassemblés.

  Une fois accrochés les uns aux autres, les 80 sauteurs-danseurs, derrière Didier Navaro, ainsi que derrière les Miss poussannaises, se sont engagés dans les ruelles du centre ancien à la lueur des flambeaux et des lanternes.

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 Ils ont longé les châteaux, déambulés à travers les rues, allant narguer le fantôme du Seigneur qui avait fait souffrir leurs ancêtres, ont exploré le centre ancien et le Peyrou tout en chantant.

  Puis, ils sont redescendus vers le foyer en décrivant de joyeuses arabesques sur les Boulevards Prosper Gervais et René Tulet. Le Café de la Pause y a eu droit aussi. De plus en plus forte, la musique a alors entraîné les danseurs dans une queue leu-leu se transformant en farandole et en chenille.

Un moment inoubliable pour eux comme pour les musiciens heureux de partager leur passion. Le tout s'est terminé par un petit colimaçon bien sympathique.

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Quelques danses occitanes et provençales ont encore permis au public et à certains danseurs de découvrir une infime partie de ce patrimoine culturel. De bien belles prestations et un bon moment de partage. Avec une bonne participation, ce moment ludique fut très apprécié : valses, rondes et autres variantes se sont succédées.

 Mais déjà, l'équipe qui allait interpréter le chevalet dans les règles de l'art se présentait : Jérémy Galindo était au cheval, Jérémie Garcia, Enzo Liguori , Terry Adgé et Olivier Bernabeu les accompagnant.

Ils sont alors apparus très motivés, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui allaient vivre un moment toujours inoubliable. Leur danse fut appréciée par le public puisqu'ils revinrent pour rééditer leur prestation avec une motivation sans limites suivant une chorégraphie de légende. Sous la pression du public, ils donnaient le meilleur d'eux-mêmes.

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 Il fallait tout de même se séparer après avoir profité des groupes, enfants et adultes, qui ont dansé ce chevalet. Quelques carnavaliers poursuivaient la soirée par des danses traditionnelles qui résonnaient encore beaucoup plus tard dans les cœurs et dans les corps et même dans les rues. Si le chevalet allait rendre visite aux cafés c'était pour poursuivre ce carnaval et finir en beauté cette soirée grandiose.

Des moments d'anthologie vécus et revécus par des passionnés. La soirée "Tradition" avait tenu ses promesses, calmement avec moins de participants que d'habitude, mais avec ferveur et passion. Ils sauront surfer sur cette joie intérieure jusqu'à ce que Paillasse ne soit jugé ce mercredi.

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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