Poussan

MJC : La poésie a été fêtée dignement

Vous aimiez les beaux textes et la poésie ? Vous aimiez jouer avec les mots et les notes ? Vous aimiez la musique ? Vous aimiez le tout ?

La MJC de POUSSAN organisait une soirée « Poésie en musique » ce vendredi 10 mars à partir de 20 h 30 au foyer de la MJC de POUSSAN. Cette rencontre se voulait d'abord communautaire car chacun des participants pouvait rester spectateur ou lire des textes, jouer de la musique ou encore faire les 2 à la fois, avec ses créations ou avec celles d'auteurs ou de compositeurs plus ou moins connus. La soirée était animée par Delphine, passionnée par les beaux textes, les contes et la littérature.

Marina Dumonceaud remerciait tout d'abord tous les participants qui allaient tantôt déclamer ou jouer, tantôt écouter et entre temps se désaltérer tout en dégustant des encas. Plusieurs compagnies poussannaises avaient des représentants comme celle du Strapontin, celle de l'empreinte et l'on savait que les textes allaient prendre de la hauteur d'autant que d'autres spécialistes de la poésie ou du chant s'étaient joints au public : Annie, Malik et ses amis, Jeannot et ses camarades, Alain, Jeff, Josette et bien d'autres...

En solo ou en duo, chacun allait présenter un texte ou une composition pour le partager avec le public. De temps en temps, une pause écriture devait permettre aux volontaires de jouer avec les mots, avec les expressions en suivant quelques consignes données par Delphine. Et cette année, cette composition se faisait par exemple, à partir de séquences musicales.Muni d'un crayon et d'un carnet chacun pouvait alors jouer avec les mots, les syllabes, le verbe, la pensée, la sensation, l'imaginaire et tout ce qui compose la poésie.

 

Le ton était donné, Malik et ses amis de Clair de Swing ouvraient le bal avec du Jazz Manouche qui permettait une certaine improvisation. Corine poursuivait avec un beau texte éveillant l'imaginaire, avant de partir vers l'Afrique grâce à d'autres poèmes.

Alain restait dans le thème en interprétant une magnifique chanson de Lavilliers (Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?), avant que Jeff ne lise le texte de Renaud "En cloque". Josette enchaînait avec du Prévert.

L'esprit des participants s'était déjà envolé dans l'imaginaire, dans une certaine concentration propice à une écoute intérieure. Et Jeannot accompagné par des musiciens en rajoutait pour le plaisir avec du Léonard Cohen, disparu il y a quelques mois. L'auditoire se concentrait et analysait chacune des phrases en se délectant des mots et des phrases, des rythmes et des rimes.

Mais déjà le premier jeu d'écriture projetait l'auditoire dans l'action. Dans ce bain de langage allait-on trouver les bons mots ? les bonnes expressions ? L'on ne se posait pas trop de question, l'esprit collectif poussait les participants à se laisser aller... Après quelques lectures qui montraient que la poésie était à la portée de tous, L'on reprenait de beaux enchaînements en chanson avec Alain et Annie toujours aussi motivés, puis en écoutant Jeannot, Aurélie et bien d'autres lecteurs qui avaient l'occasion de transmettre au public l'émotion que certains textes leur avaient procurée.

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 Et si les genres et les styles se mélangeaient c'était pour que cette soirée culturelle mais aussi bien ludique montre que la Langue française a des ressources et qu'elle permet, avec sa richesse, de créer sans limites. Les textes et les musiques comme celles de Clair de Swing s'enchaînaient pour que chacun des mots et chacune des notes trouve sa place dans la phrase et dans la partition, pour éveiller l'oreille du spectateur.Et l'on terminait la soirée avec Daniel, chanteur du groupe occitan "Sem d'Aqui é To"venu interpréter un chant traditionnel de "Lenga d'Oc" : "L'Aïgue de roca", précisant que le vin était meilleur que l'eau. A noter que Daniel et Jeannot Artières se produiront ensemble au mois d'octobre prochain pour un concert spectacle sur Hugues Aufray.

 

Que du bonheur pour les adeptes de ces jeux de parole. L'objectif était atteint. l'auditoire oubliait l'environnement pour profiter des belles joies que nous offre la langue française au travers de la poésie et de la chanson. 

L’artiste, le clinicien et le corps poétique,

La librairie Sauramps vous invite à une Rencontre au Musée Fabre, le 24 Mars à 18h30 : “MONIQUE FRYDMAN et JEAN REBOUL : L’ARTISTE, LE CLINICIEN ET LE CORPS POÉTIQUE

 

Les échanges d’un clinicien, médecin et psychanalyste et d’une femme peintre, témoignent d’une résonance profonde. Car l’un comme l’autre, dans leur quête, respectent l’énigme et l’inachevé pour rencontrer la vie.

Ce thème sur la question du “corps parlant”est une variation de notre travail au Diplôme Universitaire de cette année…

Participeront aux échanges : Augustin Menard, Michel Voisin, Jacques Touchon, Etienne Cuenant, Marc Lévy, Jacques Faidherbe, Gérard Mallassagne, Florence Favier, Jean-Marie Sevestre et chacun d’entre vous, bien sûr, si vous le souhaitez. La rencontre est ouverte à tous.

Il serait souhaitable que vous informiez de votre présence, et de celle de vos accompagnants s’il y a lieu, afin de réserver vos places : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Paren’Thau a le sens du partage

L’association Paren’Thau a vu le jour il y a tout juste 1 an. Elle réunit des familles qui ont, en commun, l’envie d’une éducation « autrement’ axée sur la communication positive. Outre les échanges basés sur les questions de parentalité, le programme de l’association s’articule autour d’activités avec les enfants (sorties, balades en famille, loisirs créatifs…) mais également autour de moments entre parents. Les maitres-mots de l’association sont partage, convivialité et entraide. Il y a quelques temps, une idée folle était lancée… attrapée au vol par quelques membres ! C’était un projet un peu fou, mais porté par l’envie de se faire connaître, les familles de Paren’Thau acceptaient le défi et étaient fin prêtes à se relever les manches pour atteindre leur but. L’association participait au carnaval de Poussan, c’était officiel !

 La première étape était de choisir quoi… le choix se portait rapidement sur la réalisation du logo de l’association qui a été élaboré par Mélodie Castanié, une jeune mézoise de 17 ans, pleine de talent, qui a su retranscrire tout l’esprit de l’association à travers ce parfait symbole des valeurs chères à tous ses membres. Quoi de plus normal, pour une présentation, que d’afficher la couleur ! La machine était en route, il fallait apprendre à faire des fleurs et à les faire bien, parce qu’il allait falloir en coller plusieurs dizaines de milliers pour habiller le char. En attendant de trouver leur place définitive, elles envahissaient peu à peu les salons, caves et autres boutiques des participants.

Il fallait aussi créer la structure, et là c’était l’affaire des papas de l’association, rendez-vous pris, ils allaient se réunir dès le mois de décembre au hangar Decoux parfois par 0°C, lors de soirées pizzas ou après-midi bricolage, pour donner vie au projet !

Le mot d’ordre était encore et toujours, la convivialité, pour que ce projet ne soit pas une corvée mais un plaisir partagé. Les idées fusaient, et les décisions se prenaient en concertation tant que faire se peut. Commençait alors le ballet des bricoleurs, entre découpage, soudure et perçage… En parallèle, au chaud, à la maison, commençait le collage des fleurs sur des panneaux de carton, qui allaient venir couvrir le contour du char. Une fois la structure debout, munis de pistolet à colle, les équipes allaient se succéder pour vêtir les cartons et papiers mâchés à l’aide des fleurs confectionnées.

Enfin, à J-7, la dernière touche devait être mise sur le tracteur.

 Alors, bien sûr, tout n’a pas été rose, quelques brûlures plus tard, et quelques baisses de moral après comme il en existe dans tous les groupes de carnavaliers, le projet arrivait enfin à son terme! Le défi est relevé, le char, le « bébé » de l’association allait enfin voir le jour, et ce n’est pas sans émotions que tous assistaient, je jour J, à la sortie du hangar, soulagés, il faut bien le dire, que la structure passe le portail. Après un repas tiré du sac, devant cette belle réalisation commune, il était temps de partir pour 3 heures de défilé, sous un soleil magnifique, dans une ambiance folle !

Les parents qui dansaient autour du char, les enfants qui arrosaient fièrement les passants à coups de confettis, et les plus petits bien à l’abri contre papa ou maman, sur le ventre ou dans le dos, installés dans les porte bébé, faisant la sieste ou participant tout simplement à cette jolie fête! Quelle belle récompense après 3 mois de travail… un moment de pur plaisir! Enthousiasmés par l’expérience, la majorité du groupe est déjà prête à se lancer dans l’aventure pour une prochaine édition!

« Grâce à l’énergie de chacun, le projet a vu le jour doucement. Chacun a mis sa petite pierre à l’édifice en fonction de ses goûts, son temps, son savoir-faire. Au-delà de l’amusement promis aux enfants et des moments de convivialité passés autour de la réalisation, on peut y voir des valeurs qui nous sont chères dans l’association, à savoir le partage, l’écoute et l’union. les décisions ont été prises par l’ensemble, dans la concertation et la bonne humeur, et aussi dans le froid parfois… De quoi être bien fiers de nous et montrer à nos enfants qu’il est possible d’avancer et de construire main dans la main. » 

Le printemps avec les Huiles Essentielles

L’image contient peut-être : texte

 

LE MARDI 7 MARS : à 18 h 30 à la Salle Jean Théron 

Entrée libre

Ouvert à tous et aussi aux enfants !

Venez nombreux !

Pour être en forme jusqu'à l'été.

30 ans de fidélité

26 élèves du Collège Via Domitia de Poussan ont participé la semaine du 29 janvier, au 30ème échange culturel avec le Collège SMS Ferrucci de Larciano en Toscane. Une belle et longue histoire de fidélité, d’amitié et de partage, née de la volonté d’un professeur Italien de langue française, Monsieur Disperati, en 1986.

Lors de chaque rencontre, durant ces trente années ce sont près de 2000 élèves Italiens et Français et une cinquantaine de personnels (enseignants et administratifs) qui ont vécu des moments inoubliables. C’est aussi cinq projets Européens Comenius qui ont été menés entre établissements (ceux de Burela en Espagne et Oradea en Roumanie) permettant d’amener nos jeunes élèves citoyens à découvrir les réalités d’une autre culture d’Europe.

Cette année, à Larciano, la fête organisée le dernier soir du voyage a été chargée d’émotion, avec à la clé un concert ; elle clôturait quelques jours de découverte de la Toscane, dans les familles des correspondants durant lesquels les élèves accompagnés par Mme Menceur, Mme Zanetti et M. Favier ont visité Sienne, Pise, Vinci, Lucques et bien sûr Florence.

Le Collège prépare activement l’accueil des élèves italiens qui seront à Poussan du 20 au 24 mars prochains avec leurs professeurs L. Venturini, C. Marchetti et S. Ventavoli. Ils retrouveront leurs amis-correspondants pour une semaine intense de visites et d’activités qui à son tour se clôturera par une soirée de fête au Collège. Une belle célébration en perspective et l’espoir que cet échange scolaire, prolongé maintenant par un jumelage des deux communes se poursuive de longues années !

Nicole Zanetti coordinatrice de l’échange 2017.

La bourrache, une plante merveilleuse

Guilhem Bastide d'izard, pharmacien biologiste à la retraite, nous donne quelques informations sur la bourrache que vous trouverez actuellement en fleurs en vous promenant tout au long des chemins. Elle  est originaire de l'Europe méridionale et centrale.

La bourrache est assez commune dans les terrains vagues et les décombres des contrées à climat tempéré, ainsi que comme plante adventice dans les cultures sarclées et les jardins.  
C'
est une excellente plante mellifère et de plus les jardiniers apprécient son effet répulsif sur les limaces

 A quoi ressemble-t-elle ?

C'est une plante de 15 à 60 cm qui pousse un peu partout en France surtout dans des lieux enso­leillés, comme dans notre région, à l'état sauvage. Tous les terrains lui convien­nent, même les plus incultes, et toutes les altitudes puisqu'on peut la rencontrer dans nos montagnes, jusqu’à des hauteurs approchant 2000 mètres. La tige est cylindrique creuse et velue, les feuilles alternes larges sont couvertes de poils blancs sur les deux faces qui fleurissent de juin à août. Les fleurs, légèrement retombantes et perchées au sommet des tiges, possèdent cinq pétales en forme d'étoile qui passent du rouge au bleu foncé.

Pendant la floraison, la BOURRACHE produit de grandes quantités de nectar, jusqu'à 2,5 mg par fleur et par jour, c’est pour cette raison et à juste titre qu’elle est considérée comme mellifère et très fréquentée par les abeilles !

 Un peu d’histoire

Le nom de la bourrache vient de l'arabe abou-rash, ce qui signifie « père de la sueur ». Cette plante sudorifique nous vient, en effet, d'Asie Mineure et ce sont les Croisés qui la ramenèrent de Damas au XVe siècle.

Ses principes actifs

La plante renferme des mucilages, du potassium, de l'allantoïne, des tanins, une saponine et des anthocyanidines ainsi que des flavonols et des alcaloïdes pyrrolizidiniques. L’huile de bourrache, extraite des fruits, est riche en AGE oméga-6 (Acide Gras Essentiels), acide linoléique, gamma-linolénique et en vitamines A, D, E et K.
C’est ce qui donne tout son intérêt à cette huile hydratante et antirides.

Ses propriétés

Joseph Rogues, en 1837, affirmait: «C'est une boisson excel­lente quand les reins et la vésicule biliaire sont irrités et agités de douleurs spasmodiques, et que les urines sortent avec difficulté». La bourrache n'est pas d'une importance médicinale vitale, mais il ne faut pas sous-estimer sa valeur : elle possède des propriétés adoucissantes, émollientes, rafraîchissantes, dépuratives, sudorifiques et diurétiques !

 En fonction de son état de maturité les propriétés sont différentes :

  • Avant la floraison, quand elle commence à pousser, elle est plus émolliente, on peut la manger en salade ou comme des épinards.  
    Au Moyen Age, la bourrache était considérée comme une plante potagère et entrait dans la composition de nombreux plats, associée au cresson et au pissenlit.
  • Quand elle est en fleur elle est plus apéritive, dépurative, sudorifique
  • Quand elle porte ses fruits elle est plus diurétique.

 Ce sont là des nuances subtiles mais importantes !  Il faut cueillir et faire sécher la plante entière car, contrairement à une opinion assez répandue, ce n'est pas la fleur qui est la plus riche en principes actifs, mais la tige et ensuite les feuilles. Elles sont très fragiles et aqueuses, donc difficiles à sécher car il faut veiller à ce qu'elles ne moisissent pas.

Préparation et utilisation en tisane

Plongez 40 g de bourrache séchée (tige, fleurs et feuilles) dans un litre d'eau froide, chauffer à feu doux jusqu'à ébullition et laisser cuire quelques minutes.
Laisser reposer un quart d'heure et boire trois ou quatre tasses dans la journée.

Contre toutes les affections fébriles dues aux refroidissements ou à la grippe, c’est un mer­veilleux remède. Elle fera rapide­ment baisser la température, désintoxiquera l'organisme et réduira singulièrement le cours d'une affection grippale.

Toutes les maladies éruptives de l'enfance sont promptement matées par une infusion de bourrache.

Pour décongestionner les reins c’est un excellent diurétique. Attention : la tige de bourrache contient des alcaloides de pyrro­lizidine toxiques pour le foie mais en quantités si faibles que quelques tisanes ne sont pas délétères.

 L’huile de bourrache, l’antiride naturel !

L'huile est préparée à partir des graines de la BOURRACHE qui contiennent principalement des acides gras insaturés (80 %), des stérols, de la chlorophylle, en quantité moindre des insaponifiables et les vitamines A, D, E et K.

Comme nous le disions plus haut, c'est sa richesse en acide gamma-linolénique qui donne tout son intérêt à cette huile hydratante et antirides. Elle permet également de lutter contre la déshydratation des ongles et des cheveux !

Elle constitue une excellente base de dilution des huiles essentielles : quelques gouttes d'huile essentielle de Bois de Rose, Lavande, Géranium dans un petit flacon d'huile de bourrache, en application sur la peau avant de se coucher, sera très précieux pour lutter contre le vieillissement cutané !

Elle peut également être consommée par voie orale. Elle diminue nettement le syndrome prémenstruel en agissant sur toutes ces manifestations (irritabilité, seins douloureux, rétention d’eau, douleurs abdominales, maux de tête...).

L’huile de bourrache peut être associée à l’onagre qui accentue les propriétés hydratantes de la peau.

Ou se procurer la bourrache et ses préparations : dans les magasins de phytodiététiques spécialisés dans les produits naturels comme par exemple à Poussan : Odlys http://www.odlysboutique.fr/

Paillasse a flambé accusé de tous les maux

Cette année, Paillasse n’a pas défilé lors de la cavalcade, c’était déjà une punition pour lui. Et comme l’an dernier, il sera jugé sans avoir joui de ce beau spectacle mais il aura tout de même pu profiter de quelques réjouissances avant son jugement. Depuis l’an dernier que de malheurs sur notre planète et que de maux qui ont fait souffrir les terriens !

 

le carnaval en vidéo par Michel et Valérie Campion



 

Toujours des attentats et des massacres, des populations qui souffrent, toujours la crise qui perdure, des catastrophes ou événements malheureux nous ont ébranlés et ont noirci notre quotidien et que de décès du côté des des stars et des musiciens.

 Les Poussannais savaient bien que l’on pouvait rendre Paillasse responsable de bon nombre d’entre eux et particulièrement de ceux qui ont touché la commune, ils allaient découvrir que ce personnage a un peu tout « compliqué ». Les problèmes qui ont fait souffrir uniquement ses concitoyens viennent souvent s’y rajouter. Pour lui, une infime chance d’être déclaré non coupable ou d’être gracié car les Poussannais se sentent toujours mieux s’il est condamné et oublient les erreurs et les fautes de l’année passée.

Il savait donc en se réveillant, chez les pompiers, ce mercredi des Cendres, (C’est en comble…) qu’il allait mourir sur le bûcher le soir même, car étant un exutoire, il devait être brûlé pour que chacun puisse se sentir revigoré.. Jamais son jugement ne lui avait permis d’échapper à la crémation et ce mercredi.

  Du côté du public l’on était dans la moyenne avec des Halles très bien remplies.. Qu’à cela ne tienne, le procès était lancé.A 18 h 30, comme il était annoncé, les bourreaux l’ont conduit jusqu’aux Halles où la Cour du Strapontin avec un procureur venu de Montpellier, l’a jugé. Suivis par la fanfare de Villeveyrac, en présence des Miss de Poussan, les membres de la cour après lui avoir permis une dernière sortie, ont pris place face au très nombreux public. Ils le remerciaient. Le show médiatique pouvait commencer avec en prime, des discours en alexandrins. Le public était surclassé pour que la Cour le mette dans sa poche, tandis que déjà Paillasse, homme de paille était accusé !

Après un rapide retour sur derniers événements mondiaux, le cas de Paillasse était examiné car il aurait conseillé les Anglais pour quitter l’Europe et donc aurait demander que l’on rebouche le tunnel de la Manche avec des extractions de la carrière de Poussan qui deviendrait un tas de ruines avec des gravas. Mais au-delà il aurait conseillé Hillary Clinton et l’on voit le résultat tandis qu’à Ségolène il aurait soufflé une brillante intervention.

Et si la Primaire de la Droite était truquée ce serait grâce à lui car il a un pouvoir, l’Art de la divination des sondages dont il a usé pour Hollande.
Le procureur rappelait que l’accusé avait conseillé Jacques Adgé en lui indiquant qu’il y avait du pétrole au carrefour de la Mairie. Mais l’on a trouvé que des conduites qui amenaient l’eau chez Philipon, entre-autres. Et pour la nouvelle CABT, il aurait réussi à rencontrer François Commeinhes afin de pouvoir comptabiliser différemment les bulletins de vote. Il aurait aussi, car un peu « simple », suivi les conseils avisés d’une voyante qui a vu des flammes en lui.

Croyant a un feu d’artifice synonyme de « pognon, de blé, de thune »il s’est senti à l’abri du mauvais sort Que des idées qui auraient semé des tensions, et qui font de lui un coupable, sans aucun doute. 

Il semblerait donc que ce soit un semeur de troubles, un révolutionnaire et un homme qui préfère semer la zizanie que le calme, pour la Cour. Il fut condamné sans tambours ni trompettes. Le Président du tribunal, vu l’actualité pressante, et avec l’approbation du public a rapidement décidé qu’il meure par crémation au Jardin Public. Dés le début du jugement, le public pariait déjà sur son sort, car Paillasse était accusé de tout. Cause perdue, pour le sauver. Il fut directement conduit au jardin public, sur le bûcher. La foule des grands jours s’était déplacée. Partagée entre joie et tristesse elle avait doublé à l’heure fatidique.

Alors que la pena de Villeveyrac, respectant la sentence, accompagnait Paillasse vers les cieux par la marche funèbre, alors que quelques prières étaient dites pour qu’il soit pardonné dans l’au-delà, le public restait silencieux jusqu’à ce que le coupable disparaisse en fumée très rapidement.

Sans dire un mot, Paillasse a flambé, son crâne puis son squelette étaient réduits en poussière par les flammes et par plus de 1000 pétards très puissants cette fois.

Paillasse partit rapidement, essayant de rester droit sur un dernier sursaut d’orgueil. Puis il partit en fumée. Le public l’oubliait vite, les sourires remplaçaient la tristesse. L’on pouvait tourner la page.
Pour clôturer le Carnaval 2017 en beauté, un carnaval bien sympathique présidé par Jeannot Artières, l’apéritif offert par la Mairie qui réunissait tous les acteurs et les spectateurs, les carnavaliers et les musiciens, avait une saveur particulière.
Carnaval était terminé mais chacun sait que les meilleures « choses » ont une fin, mais aussi que souvent la vie est un éternel recommencement.Tout irait mieux pour quelques temps car Paillasse s’était envolé avec ses maux, en brûlant, pour que nous repartions de plus belle en 2017, sans fautes et sans lui.

Paillasse s’en est allé. Rendez-vous en 2018. Merci à tous les participants.

Jean-Marie Philipon

Un Mardi Gras de tradition, grandiose

Pour les enfants, en ce Mardi gras, le rendez-vous avait été fixé à 18 h, devant la Mairie. Alors que les jeunes danseurs du Branle de la chemise allaient être soit des petits de la Maternelle soit de l’élémentaire, cette année, 4 groupes étaient présents pour le chevalet, des élèves de niveau CM1: 5 formations entraînées par Michel Bernabeu.

Les beaux chevaux étaient prêts pour la fête, les enfants étaient motivés aussi, mais la pluie et le mauvais temps allaient-ils une nouvelle fois troubler la soirée ?...

Les candidats au fameux branle de la chemise, le tube de la soirée, étaient peu nombreux, le public plus impressionnant, mais malgré la fraîcheur, tous se sont rassemblés à 18 h. L'éclaircie laissait espérer une défilé ludique et jovial. La soirée s’annonçait belle tout de même avec des enfants de tous les âges.La plupart des danseurs du « Branle de la chemise » avaient un peu répété la chorégraphie avec son saut particulier car les parents poussannais les avaient initiés à la danse et si ce n’était pas le cas, une initiation ludique avait eu lieu dans toutes les écoles.

En présence de Miss Poussan 2017, et de ses dauphines, en première ligne, aidées par des volontaires, Jeannot Artières, Maître de cérémonie, a lancé les festivités qui ont pu commencer rapidement. Et la soirée a débuté, sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

Sous la houlette de plusieurs adultes , une belle chenille a pris forme. Pas de bougies, mais des enfants suivant tant bien que mal le rythme imprimé par les musiciens sur l’air du : « Diga-me Jacou, Diga-me Margarita, per de qu’aves mes la camisa poulida? ». Tous sentaient qu’ils vivaient un moment important, au cœur de la tradition poussannaise et prenaient du plaisir, encouragés par des spectateurs qui partageaient sans retenue ces instants uniques. Les candidats à la danse se sont faits de plus en plus nombreux.

Habillés de blanc, même pour les plus petits, ils n’avaient pas tous la tenue réglementaire. Leurs ancêtres les pardonneront, ils préfèrent que des jeunes soient prêts à prendre le relais ce qui est bien nécessaire.

Car si la légende veut qu’il y a des siècles, des Poussannais, lassés par les exigences de leur seigneur, se présentèrent un soir devant le château, affublés d’une chemise de nuit en attestant qu’ils n’avaient plus rien, ils doivent être fiers que Poussan ne les ait pas oubliés.Pas question de se séparer sans quelques rondes et farandoles toujours sur des airs de notre beau Languedoc ou de la Provence toute proche. Et les plus jeunes se sont pris au jeu puisque le tourbillon qui s'est formé au Foyer des Campagnes était bien vaillant et structuré. Des enfants qui ont fait honneur à cette danse ancestrale.

Des musiciens venus de Mauguio, Jean-Michel et Marie-Josée Lhubac, formés par des Poussannais comme Fabien Martinez, Messieurs Larose et Patissier, eux qui n’oublient jamais ce rendez-vous étaient déjà sur scène. Ils avaient invité des amis et rajoutaient même des paroles à leurs interprétations musicales. D’autres étaient sur la route, car à 21 h, des Cévennes, de l’Ardèche ou de la Montagne noire, de Millau et des Hauts cantons, du bassin de Thau ou du bord de mer, fifres, clarinettes et hautbois, tambours traditionnels et boudègues allaient se se rassembler pour réveiller dans son château, l’esprit de ce seigneur. Poussan devenant ainsi un haut lieu de rendez-vous pour les hautboïstes, ils devaient être 21. En attendant, un foyer des campagnes convenablement rempli, vu le temps assez frais, accueillait avec chaleur et ferveur les danseurs en herbe Le calme se fit : les 5 groupes d’interprètes du chevalet allaient se succéder pour une danse rituelle qui chaque année fait honneur aux chevaux et à tous les métiers qui s’y rattachent.

C’était parti, l’on prenait du plaisir et l’on appréciait la synchronisation des danseurs qui assureront plus tard le respect de la tradition. De longs applaudissements les remerciaient puis tous défilèrent comme des « pros », heureux d’avoir fait eux aussi honneur à Poussan. Avant que les adultes ne se rassemblent vers 20 h 45, il faisait bon partager un dernier repas tiré du sac. Pas mal de monde, de l'ambiance, ça commençait à chauffer. Rien de plus convivial. Encore du bonheur alors que des musiciens arrivaient encore et encore. La folie du Branle prenait sa source au centre du Riverain.

 Les musiciens mettaient toute leur énergie pour rassembler les volontaires, la famille "chemise blanche" était au complet.

 A 21 h, à partir des Halles, puis du café Beauséjour, une théorie de silhouettes blanches s'est formée avec l'accompagnement motivé des musiciens qui s'étaient rassemblés.

 Une fois accrochés les uns aux autres, plus de 140 sauteurs, derrière Jeannot et Chantal Artières, ainsi que derrière les Miss poussannaises, se sont engagés dans les ruelles du centre ancien à la lueur des flambeaux et des lanternes. Ils ont longé les châteaux et l'église, allant narguer le fantôme du Seigneur qui avait fait souffrir leurs ancêtres, ont exploré le centre ancien et le Peyrou tout en chantant. DSC_0189 (2) Puis, ils sont redescendus vers le foyer en décrivant de joyeuses arabesques sur les Boulevards Prosper Gervais et René Tulet.

 Même les deux cafés et le boulodrome y ont eu droit De plus en plus forte, la musique a alors entraîné les danseurs dans une queue leu-leu se transformant en farandole et en chenille. Un moment inoubliable pour eux comme pour les musiciens heureux de partager leur passion. Le tout s'est terminé par un petit colimaçon bien sympathique.

Quelques danses occitanes et provençales ont encore permis au public et à certains danseurs de découvrir une infime partie de ce patrimoine culturel.

Avec une bonne participation, ce moment ludique fut très apprécié : valses, rondes et autres variantes se sont succédées.Mais déjà, l'équipe qui allait interpréter le chevalet dans les règles de l'art se présentait : Jérémy Galindo était au cheval, Jérémie Garcia, Jonathan Bell , Terry Adgé et Olivier Bernabeu les accompagnant.

Ils sont alors apparus très motivés, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui allaient vivre un moment toujours inoubliable.

Leur danse fut appréciée par le public puisqu'ils revinrent pour rééditer leur prestation avec une motivation sans limites suivant une chorégraphie de légende.

 Il fallait tout de même se séparer après avoir profité des groupes, enfants et adultes, qui ont dansé ce chevalet. Quelques carnavaliers poursuivaient la soirée par des danses traditionnelles qui résonnaient encore beaucoup plus tard dans les cœurs et dans les corps et même dans les rues. Si le chevalet allait rendre visite aux cafés c'était pour poursuivre ce carnaval et finir en beauté cette soirée grandiose. Des moments d'anthologie.

 La soirée "Tradition" avait tenu ses promesses, calmement, avec ferveur et passion, mais avec le cœur de ceux qui ont tenu à y participer. Et ils garderont cette joie intérieure jusqu'à ce que Paillasse ne soit jugé ce mercredi.

La douce nuit festive des carnavaliers

 Ce lundi soir, après le bal des enfants, à partir de 21 h, les juniors et les adultes avaient l'occasion de s'amuser une bonne partie de la nuit dans un Foyer des Campagnes toujours en forme pour le carnaval de Poussan et pour des Manifestations animées.

Même si pour la plupart des participants il fallait aller travailler le lendemain, un bal masqué ça permet de s'évader durant quelques heures et souvent incognito. Les carnavaliers n'étaient pas très nombreux, mais les passionnés étaient au rendez-vous, bien motivés avec l'envie de s'amuser durant la 1ère partie de la nuit.

Certains avaient eu la bonne idée, avant ce regroupement, comme la veille pour le déjeuner, de rester ensemble. Pour ce faire, ils avaient partagé le repas car souvent ils forment des petites équipes homogènes dans les déguisements, chez eux ou dans les restaurants et pizzerias.

Dés 21 h, les membres du Comité des Fêtes les attendaient au buffet et à la buvette au cas où l'énergie ferait défaut. De son côté, le DJ de Rezone faisait monter la pression. Petit à petit, ils arrivaient, souvent discrètement, en solo ou en couple et quelquefois plus nombreux apparaissant avec magie.

 Non identifiables dans la plupart des cas, même en groupes, l'ambiance était magique. Des danseurs sans nom se laissaient entraîner par une musique qui allait les emporter durant quelques heures entre Techno, disco, psychédélique et rock and roll. S'amuser et danser sur des rythmes endiablés, déambuler sans être reconnu, permettait à chacun de prendre un grand plaisir durant cette soirée un peu à part mais primordiale dans un Carnaval.

 Jérôme s'adaptait aux besoins des lapins, des loups et des humanoïdes venus de la planète rose, les stimulant par toutes sortes de musiques entre "dance" et transe. Dans cette ambiance débridée, chacun ayant changé d'identité, entre les panthères et les militaires, les canards et les disco-girl pas question de rester seul. Les uns se joignaient aux autres et participaient à ce bal pour passer une folle nuit, sur des musiques enivrantes. Poursuivre la soirée dans l'intimité du Foyer était pour eux une bien belle aventure... Qu'ils comptaient prolonger se laissant porter par la douceur ambiante.

Splendide, la cavalcade 2017 a rendu le soleil jaloux

Ce dimanche 26 février 2017, le matin, le ciel était au bleu fixe, avec une météo excellente et des températures printanières. Tout était au vert, les voyants aussi et de ce côté la cavalcade pouvait se dérouler sans problèmes majeurs. L’évolution était des meilleures. Petite aubade pour rappeler aux Poussanais qu’ils avaient rendez-vous avec la fête du carnaval mais aussi défilé impressionnant composé de nombreux Anonymous de l’Espoir avec des Harley plus belles les unes que les autres et des véhicules anciens d’adhérents du Rétro Pouss’Auto qui avaient souhaité s’associer à la fête.

 Entre des motards en grande forme et des amateurs de voitures de collection qui présentaient une palette de modèles cette introduction ne laissait pas insensible. Un beau circuit autour de Poussan entre 10 h 30 et 12 h qui s’est terminé par une belle parade sur le Riverain près du Café Beauséjour où un apéritif était partagé par les conducteurs du Rétro Pouss et les Motards.

Une bonne entrée en matière. Nul ne pouvait avoir oublié que ce dimanche avait lieu dès 14 h, la cavalcade de Poussan. Mais à priori, tous le savaient déjà. Le calme de l’agglomération poussannaise à l’heure du repas annonçait un défilé exceptionnel car chacun se concentrait sur la montre avant que la sono de Rezone ne réveille l’ambiance pour assurer une belle transition jusqu’à 14 H. le soleil était bien au rendez-vous avec un petit vent qui restait correct. Pour le plus grand plaisir des participants et des spectateurs il faisait beau, il faisait bon, le top, de bien belles conditions pour cette cavalcade.

 Histoire de reprendre des forces, de se motiver pour trois tours de ville, de nombreux carnavaliers avaient décidé, après avoir sagement vérifié le bon fonctionnement de leur char et celui du matériel, de partager un repas convivial dans le hangar Decoux, ou au siège de leur association, ou encore chez eux dans un local approprié. ils avaient eux-mêmes préparé le repas et se félicitaient qu’enfin les festivités puissent débuter après 2 mois d’efforts.

Quant aux miss, Tamara Foncias, et ses dauphines, Sarah Soria et Lucie Hernandez, elles allaient assurer avec charme sur un magnifique char pour l’occasion, celui d’une Cendrillon honorée comme une Reine. Un juste retour des choses. Elles étaient d’ailleurs les reines de la journée et avaient donc droit à une attention particulière, dès le matin.. A partir de là, la chaleur interne et celle du cœur pour certains, le très beau temps et l’ambiance bon enfant pour d’autres, allaient permettre de tout oublier et de s’en donner à cœur joie durant la cavalcade.

Le village vibrait et était prêt à partager quelques heures de douce folie guidée par Jeannot Artières son Maître de cérémonie. Si personne ne manquait à l’appel, il y avait une bonne organisation pour regagner sa place suivant l’ordre établi devant le hangar car chaque formation devait respecter le programme et chacune d’entre elles avait sorti son char à l’avance.Les Carnavaliers regagnaient leurs groupes. La cavalcade avait pris forme sous un soleil radieux : « Subitement, l’intensité du son est monté d’un cran, les énergies ont ainsi pu se libérer. Les différents groupes posaient pour la postérité, c’était parti. » L’on posait pour la postérité.Dans le centre de Poussan, déjà le petit train du Carré d’As avec ses Mexicains et ses Africains prenaient des passagers pour leur faire découvrir le circuit. 

 

Et sur le parking de la Cave Coopérative, les moteurs des Harley qui allaient ouvrir la route tournaient déjà… Comme il était prévu, Jeannot et Chantal Artières, Maître de Cérémonie accompagné par Madame, assumait sa fonction avec sérieux, avec élégance et classe avec un humour qui caractérise un animateur d’exception.

Faisant honneur à tous les Poussanais et aux très nombreux visiteurs qui avaient rempli les rues dans lesquelles le très très long défilé allait passer, il n’ouvrait pas la cavalcade mais il était précédé par le petit train que le Carré d’As avait réservé depuis des semaines et par les Motos de l’Espoir.

Une très belle introduction avec un train qui se remplissait par quelques spectateurs désirant réaliser un tour de circuit et des motos rutilantes dont les pilotes, les Anonymous de l’Espoir, n’avaient même pas à passer la seconde vitesse… Entre sirènes et klaxons, entre chromes et phares, la bruyante cavalcade étincelait sous le soleil : que du bonheur. A le rendre jaloux.

 Dès le 1er tour, après avoir remercié tous ceux qui avaient permis la réalisation de ce très beau spectacle, après avoir félicité tous ceux qui ont permis qu’il se déroule dans de bonnes conditions, et après avoir encouragé participants et spectateurs venus très nombreux, Jeannot montant sur l’estrade réservée à l’organisation allait commenter le passage des chars devant les Halles et sur le riverain avec l’aide de Jérôme (Rezone) qui assurait aussi l’animation musicale.

Tandis que les spectateurs de plus en plus serrés se regroupaient au centre du village et sur le Boulevard Prosper Gervais, Jusqu’à la Rue Marcel Palat les amis du cochon l’entraînaient dans une folle danse, faisant des haltes devant des points stratégiques et faisant virevolter ses 300 kg, avec une facilité déconcertante. Ils n’étaient pourtant pas plus de dix mais ces costauds anciens et nouveaux s’étaient entraînés le dimanche précédent. Car il fallait faire honneur à ce magnifique cochon dont c’était le 21ème anniversaire et d’ailleurs il arborait encore de belles bougies sur sa tête. Depuis de nombreuses années, ses porteurs sont restés fidèles à l’animal totémique. La Peña de Béziers assurait le rythme aussi bien pour ce symbole imposant que pour le groupe .Si le canon à confetti se promenait entre les formations, les enfants montés sur les chars allaient se charger d’en déverser sur les carnavaliers et sur des spectateurs heureux d’être associés à la déambulation.

Le football et son Cap avec son arbitre mis en valeur occupait la 1ère place. Fort de sa jeunesse, il donnait le ton de cette cavalcade souriante et sympathique. Le stade des Baux ne sera pas désert durant de longues années, bien au contraire. Un autre char faisait son apparition, celui des Pir’Nanas aidées par des tennismen qui avaient décidé de partir cette année dans un pays bien accueillant, celui des dinosaures, mais des animaux devenus très gentils pour l’occasion. Du tonus et une recherche esthétique qui en disait long sur la suite du défilé.

 Et de l’énergie l’on en retrouvait encore avec le club de Break-Dance de Poussan toujours en forme et ayant du renfort pour l’occasion, avec son énorme Radio à roulettes, la musique ne manquait pas. Ils enchaînaient les démonstrations pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Le Paradis des Mers, avec de très belles couleurs, celles qui font rêver, c’était le nom du char du groupe des filles , un char permettant à toutes ces adeptes du Monde marin de s’en donner à cœur joie. Des heures et des heures de travail pour un beau chef-d’œuvre.

Le handball avait fait fort aussi .Il était parti cette année aux JO. Des Jeux bien spéciaux dignes de Rasta Rocket avec des lanceurs de tronc bien affutés et des spécialistes du Bobsleigh venant de Jamaïque. Ils parvenaient toutefois à battre des records qui seront peut-être homologués par la Fédération poussannaise des Sports. Suivant la Pena Del Sol, l’arbre de Paren’Thau qui est tout un symbole pour les membres de cette association, était entouré par familles et enfants, heureux d’être réunis et d’avoir réalisé en commun une si belle structure, signe d’espoir et de vie.

 Il en était de même pour le char des bonbons, bien appétissant construit par le groupe de Zumba Zmbtt34. Une douce et belle composition qui ne laissait pas le public indifférent alors que des démonstrations redoublaient en nombre et en intensité. On y était bien… Dans la fête.

 Et au cas où il y aurait des problèmes, un groupe de sportifs motivés, celui du Tambourin était prêt à nous apporter de l’aide . Des Super Héros assez jeunes mais toujours conquérants comme ils le sont tous les week-end sur les terrains. L’on ne pouvait pas manquer leur beau tambourin pivotant. Et toujours pour la sécurité de tous, mais surtout en signe de paix, un char à fleurs, était entouré par des membres du JAP plus décidés à partir en permission, qu’à suivre des ordres pour réaliser des manœuvres. Les plus nombreux du défilé, les Bee Gees étaient toujours aussi impressionnants. Char sonorisé avec Maître DJ et équipé de modules divers. Un temple d’Asie dont des architectes pourraient s’inspirer. Place aux enfants à l’avant entre 2 dragons bien imposants et si dans le temple le Maître des lieux assurait à fond, à l’arrière avec une énergie débordante, ils étaient bien motivés pour le suivre.

 

Toujours une structure magnifique qui est comme pour les autres chars, le fruit d’un énorme travail par de nombreux carnavaliers solidaires. Précédant la Pena Bastid And Co, le groupe de la MJC avait eu la bonne idée de partir en voyage dans les Iles, histoire de se retrouver dans le rêve tout en restant à Poussan.

 Ce fut chose faite avec des couleurs chatoyantes et des chorégraphies adaptées. Quelle énergie pour des danseuses transcendées. Pour tous les carnavaliers, c’était une joie indescriptible sous un temps magnifique et, exceptionnel pour un carnaval dont ils profitaient au maximum. Et le public en redemandait car le spectacle le satisfaisait. Il en voulait encore. Pourtant, précédé par la pena locale de Batid And Co, le char de la Reine étincelant, venait clôturer cette très belle cavalcade qui a plu par sa longueur, son organisation, le soin apporté aux costumes et surtout par la beauté de ses chars souvent de grande taille, avec de beaux contrastes que la lumière ambiante valorisait.

Que des sourires, du charme et de la grâce pour ses jeunes filles qui accompagnaient le soleil.

 Le public ne s’est d’ailleurs pas trompé. Il a répondu présent en venant en masse pour apprécier les efforts et la prestation d’une multitude de carnavaliers. Et le Carrosse de Cendrillon clôturait à merveille cette magnifique cavalcade avec des belles cendrillons devenues reines, entourées et soutenues jusqu’au bout par tous ceux qui leur ont permis de vivre ce rêve.

A l’heure où certains préféraient poursuivre, les spectateurs remerciaient tous ceux qui ont su, grâce à des efforts prolongés, créer l’événement, y participer et s’investir jusqu’au bout.

 

Avec ses trois tours à la hauteur des attentes des Poussannais, cette cavalcade restera dans les annales par sa beauté et par son naturel qui associées au soleil ont illuminé le centre ville. Malgré des contraintes sécuritaires, une organisation et des innovations qui ont plu à la majorité des spectateurs ce fut donc une après-midi de rêve.

 Alors que les enfants allaient goûter au Foyer des Campagnes après un début de troisième tour, certains groupes se permettaient un dernier plaisir, faire la fête en famille.

Un grand merci à tous, vraiment, ce fut un très beau spectacle avec ses moments magiques dont on se souviendra longtemps. N’oubliez-pas, la fête continue dès lundi avec le bal des enfants puis celui des adultes.

Voiries et espaces verts : pas de phytosanitaires

Cela fait quelques années que la Mairie de Poussan s'intéresse à d'autres techniques qu'à l'utilisation des produits phytosanitaires pour ses espaces verts ou pour la disparition des herbes sauvages.

Peu à peu, grâce entre-autres à son Agenda 21, Poussan a pris conscience qu'il fallait réduire l'utilisation des produits phytosanitaires qui désignent des préparations contenant une ou plusieurs substances actives ayant pour action de protéger les végétaux ou produits végétaux contre tout organisme nuisible, d’exercer une action sur les processus vitaux des végétaux (régulateur de croissance), d'assurer la conservation des végétaux et de Détruire les végétaux indésirables. Car, ces produits commerciaux sont composés de deux éléments : une ou des substance(s) active(s) molécule chimique (d’origine naturelle ou synthétique) ou micro-organisme qui détruit ou repousse l’organisme visé et d'un ou des co-formulant(s).

Afin de respecter au mieux l'environnement, d'éviter toutes pollutions, depuis l'été 2015, la commune de Poussan n'utilise plus de produits phytosanitaires pour l'entretien des voiries et des espaces verts. Avec ses 15 agents techniques pour ses 6152 habitants, pour une superficie de 30,1 km2le challenge à relever est difficile. C'est dans ce sens que la commune communique régulièrement avec différents moyens pour informer la population.

Une exception: le stade pelousé qui ne peut s'en passer, mais pour lequel l'on utilise plus d'insecticides et de fongicides. Mais ces produits sont achetés en flux tendu et ne sont pas stockés par les services techniques. Donc, plus de produits stockés, mais 27 km de rues, 62 kms linéaires de voiries, 36 espaces verts et plus de 15 ha d'espaces verts à gérer. Avec des points forts comme l'utilisation du paillage et la diversification des espaces, ou encore la présence d'agents polyvalents et l'appui régulier de l'APEI pour certains espaces verts, la commune a du prendre en compte le fait qu'il ne possède pas de matériel de désherbage alternatif, que le balayage soit principalement manuel et que le revêtement des voiries soit vieillissant.

Le personnel "Espaces verts" bénéficiera de formations "Jardins secs et/ou Connaissance et utilisation des végétaux méditerranéens, ou encore, taille des arbres" qui lui seront dispensés". D'autre part, afin de répondre au mieux aux besoins actuels, il est prévu l'achat de désherbeurs thermiques en charriot, de 2 réciprocateurs électriques, d'une balayeuse compacte avec un bras désherbeur et d'un Glutton.

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Parallèlement des mesures peuvent limiter aussi le besoin d'entretien comme le paillage organique, l'implantation de certains arbustes et vivaces, l'implantation de haies libres..." La commune tient à avancer dans la démarche en requalifiant par exemple deux ronds-points aux entrées de Poussan mais aussi en communicant sur ses actions et sur la nécessité d'avancer conjointement dans cette démarche."

 

C'est pourquoi, dans cette optique, prochainement, un berger devrait s'installer à Poussan, dans sa partie nord certainement. Avec un troupeau assez conséquent qui lui permettra de vivre correctement ils pourront s'occuper de tous les terrains communaux et assurer une grande partie de leur entretien. en respectant l'environnement. Un côté éducatif pour les plus jeunes qui à long terme portera ses fruits et fera prendre conscience à tous que la Nature a besoin de naturel.

Et s'il reste quelques herbes à certains endroits, ce le sera aussi.