4 à 4 : une expérience sensible innovante

4 à 4 : une expérience sensible innovante Poursuivant son cycle d’art actuel, lancé en 2014, le Musée Paul Valéry donne à voir à partir du 16 février 4 à 4 : un événement proposé tous les deux ans qui réunit à chaque fois 4 expositions individuelles consacrées simultanément à 4 artistes reconnus sur le plan international.  
 
Pour cette troisième édition, 4 à 4 montre les travaux de Thierry Delaroyère (peintre), André Cervera (peintre) & Swarna Chitrakar (peintre et conteur), Pascal Fayeton (photographe), Mohamed Lekleti (peintre).A partir du 16 février.

cerveCapture
 
4 artistes, 4 univers  
 
Les artistes invités ont tous en partage d’interroger notre monde contemporain. Ils empruntent des voies différentes et utilisent des médiums divers, sans qu’aucune thématique commune ou correspondance visuelle ne fédère pour autant leurs œuvres. Dans l’espace consacré à chacun s’exprime ainsi en toute clarté la cohérence de leur démarche respective.

 Né en 1945, Thierry Delaroyère est peintre et compositeur de chansons. Il vit et travaille à Paris.
 
Thierry Delaroyère montre pour 4 à 4 ses travaux réalisés entre 2014 et 2017, une série de pastels secs ou à l’huile sur bois ou sur papier.
 
Thierry Delaroyère aime à travailler par cycles.  Des « Habitants collectionneurs » à « La vie multicolore », des « Souffles » aux « Refuges », chacune de ses expositions a correspondu à un ou plusieurs ensembles bien circonscrits autour d’une thématique irriguant les œuvres du moment.  Les peintures récentes ne dérogent pas à la règle. Elles portent pour titre générique une formule qui fait, hélas trop souvent, la une de la presse. Message d’alerte et d'anxiété, cet appel citoyen répond ici pour l’artiste à sa morale personnelle et à un devoir de responsabilité. Pourtant, face à cette suite intitulée La Paix en danger,  point de documents, d’images ou de film illustrant ces conflits contemporains, avec des clichés impressionnants et des slogans à l’avenant.  Pour évoquer ces tragédies dont les médias nous rendent compte quotidiennement, le travail du peintre n’est ni narratif ni descriptif. Il s’inscrit dans une matière picturale relevant d’une tradition abstraite et gestuelle dont n’émerge qu’un seul et unique signe reconnaissable : un oiseau, esquissé le plus simplement possible, d’un seul coup de crayon, et qui à lui seul incarne la thématique.  Né en 1964, Pascal Fayeton est photographe. Il vit et travaille à Toulouse.
 
Pascal Fayeton présente 4 séries de photographies.  
 
S’il s’agit bien de séries, nous ne sommes pas dans un inventaire ou une démonstration, mais dans une succession de tableaux, où l’artiste aborde à chaque fois le paysage comme expérience d’une nouvelle fiction. Une constante dans ses inspirations : un environnement immédiat, des espaces sur les chemins de sa vie, de son enfance ou de ses errances d’adulte. Pas d’exotisme. Ce ne sont pas des paysages représentatifs d’une région du monde, pas de signes distinctifs déterminants, mais des terrains de jeux d’esprit. Il transforme la réalité en histoire, guidé par des indices de la nature. Ces signes nous sont familiers et font appel à nos propres souvenirs, d’où sans doute cette connivence et une reconnaissance envers l’artiste pour nous avoir rappelé des émotions oubliées.  Extrait du texte de Frédérique Babin, catalogue 4 à 4, Editions Midi Pyrénéennes.


 Né à Taza au Maroc en 1965, Mohamed Lekleti entreprend des études d’arts plastiques à Rabat, qu’il poursuit à Montpellier, où il vit et travaille aujourd’hui.
 
Mohamed Lekleti, passionné de dessin et de lecture, axe son travail sur les mythes. S’il a initialement travaillé sur le vide et des personnages filiformes, Lekleti embrasse aujourd'hui l’espace en sa totalité, le conduisant, par déformations et distorsions progressives, à la rondeur des formes, à un déploiement dynamique de ses personnages, qui occupent toute la surface de la toile. Par la souplesse du trait, l’alternance musicale des tons chauds, des tons froids, il vise à l’épanouissement du trait. Rebelle aux modes, aux règles imposées du dehors, il peint à pleine pâte, il risque, au cœur du réel, un monde imaginaire, personnel. Son désir est d’inciter à « dépasser la matérialité des contours », à pénétrer la face voilée des choses. Parfois, le tracé enveloppe si bien les formes qu’elles semblent baigner dans le flux amniotique, originel. Sa technique est à l’image de ses propos, puisque Mohamed Lekleti brouille les frontières entre dessin et peinture, mélange à base d’acrylique, de fusain, de feutres, de sable…  André Cervéra est né en 1962, vit et travaille à Sète (France), il est peintre Swarna Chitrakar est née en 1974 à Midnapur, dans le Bengale-Occidental.  Elle est peintre et conteuse.

cerve2Capture
 Cette exposition nous fait découvrir la rencontre de deux univers. Celui d'André Cervera et celui des Chitrakars dont la tradition remonterait à 200 avant J.-C. André Cervera initie cette rencontre en 2012 par un premier séjour dans le BengaleOccidental prolongé d'un workshop de trois mois en 2016.

Au cours de ces trois mois, André Cervera et Swarna Chitrakar réalisent à quatre mains vingt peintures sur toile et six œuvres sur papier.  
 
Swarna Chitrakar appartient à une famille de Patuas, c’est-à-dire de peintres et de conteurs. Les Patuas peignent sur des rouleaux de feuilles de papier cousues les unes aux autres et passent de village en village pour chanter des épopées aussi bien hindoues que musulmanes. Le répertoire des récits est vaste.

Aux thèmes religieux s’ajoutent des thèmes profanes puisant dans l’histoire autant que dans l’actualité. On trouve des rouleaux décrivant l’enterrement de Mère Teresa, d’autres évoquant le fameux tsunami qui a ravagé le sud de l’Inde ou encore racontant les attentats du 11 Septembre.


 La peinture d’André Cervera est une peinture narrative qui s’apparente à la commedia dell’arte. Elle parle de mythologies, exprime la tragédie. De manière récurrente, les personnages peints par Cervera se présentent masqués.  
 
Comment peindre ? Comment raconter ? Comment dire ? Autant de questions au cœur d’une actualité qui nous laisse sans voix. Abasourdi, décontenancé, perdu par une narration informative faisant allégeance à une société du spectacle vendue au plus offrant, l’art peut faire entendre une voix différente et faire la part belle aux conteurs. La tradition orale ne s’affiche pas en gros titre d’affiche ou de magazine. Elle se chuchote de bouche à oreille. Elle se veut musicale. Elle est l’expression du corps audelà de celle de l’esprit figée dans le marbre, hier, et le tabloïd, aujourd’hui. L’art des conteurs s'apparente plus au chant qu’à l'écriture, à la danse qu’à la littérature. La transmission orale vit de son esthétique propre, de sa liberté, de sa souplesse. Extrait du texte d’Hervé Perdriolle, catalogue 4 à 4, Editions Midi Pyrénéennes
 
 
 
4 à 4 une expérience esthétique et sensible, unique  4 à 4 offre ainsi au visiteur le choix de sa propre réflexion, de sa propre analyse.
 
4 à 4 : 4 catalogues monographiques Un catalogue pour chacun des artistes exposés, accompagne l’exposition  Editions Midi-Pyrénéennes – Tarif : 28 € (prix total)

Cuisine secrète du Languedoc

Cuisine secrète du Languedoc-Roussillon

"Totalement sublime ! Un livre de recette que je recommande rien que pour la poésie des recettes et les commentaires authentiques.

J'y ai trouvé les recettes des bons petits plats que mes grands-mères préparaient si bien. De la rouille à la Sétoise aux escargots à la cévenole vous en aurez l'eau à la bouche !
C'est la vrai cuisine familiale du Languedoc, celle qui se transmet depuis des générations. » Amazon

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

voyouIMG_9578

"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

» associations