1960 : De Gaulle à Sète

En voyage officiel dans le Sud de la France, le général de Gaulle fait une halte à Sète le 28 février 1960. Du balcon de la mairie, et devant une foule importante, il adresse aux Sétois quelques mots de remerciement chaleureux, avant d'entonner la Marseillaise.

 

"Si l'accueil amical et généreux d'une ville n'a jamais donné du réconfort et n'a jamais servi de témoignage à la France, eh bien l'accueil de Sète est par excellence cet accueil-là ! Vous toutes, vous tous qui êtes ici, je vous en remercie de tout mon coeur, pour moi-même, car c'est un honneur que vous me faites, et pour la patrie tout entière car c'est une preuve que vous lui donnez. Le soir tombe, j'ai gagné ma journée et je vous assure que tout au long de ma route, et en particulier chez vous, j'en ai recueilli un immense et utile réconfort. Alors tous ensemble, devant cette mairie qui est la maison commune, et notamment qui est la mienne, nous allons tous ensemble chanter l'hymne national : la Marseillaise !"
Charles de Gaulle, 28 février 1960

   

 L'Institut National de l'Audiovisuel (INA) a mis en ligne sur son site des documents d'archives retraçant les déplacements officiels que le général de Gaulle effectua dans toute la France entre février 1959 et juin 1965, en particulier le neuvième qui du 25 au 28 février 1960 se déroule dans le Languedoc.
À Sète, le dernier jour de son périple, il est accueilli sur la place Léon Blum par le maire communiste Pierre Arrault, qui ne s'est prononcé qu'in extremis en faveur de la réception officielle : voir le film vidéo de l'INA

 Dans cet extrait du discours, transparait la communion et l'unité entre les Français et leur président.  Selon Aude Vassallo qui présente la vidéo de l'INA, "dans cet extrait du discours, ne figurent que les traditionnels remerciements pour l'accueil chaleureux de la ville de Sète et des Sétois (nombreux à être venus l'écouter) et la toute fin de la déclaration du Général. Néanmoins, grâce au journaliste Pierre Viansson-Ponté, nous savons qu'il reprend les thèmes développés à Narbonne, le jour précédent : alors que la première bombe atomique française a explosé treize jours plus tôt à Reggane, le discours du Général se consacre à la " politique de grandeur " poursuivie par la France, seule politique capable de lui offrir l'opportunité d'influer sur le destin du monde. Devenue une puissance atomique, la France peut désormais se tenir " debout ", elle " doit avoir des alliés et des amis, mais elle n'a pas besoin de protecteur ".

Le général de Gaulle arrive de Béziers par le quai de la Marine

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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