Les Amis vicois parcourent l’histoire viticole du village

Les Amis vicois, dynamique association qui propose différentes activités ludiques et culturelles, a entamé à l’automne un cycle de conférences mensuelles. Après la faune et la flore locales, c’est l’histoire viticole qui a été abordée en un large survol par Florence Monferran, historienne et vigneronne.
La vigne a toujours été présente sur le territoire. Son empreinte marque l’histoire du village, façonne les paysages, modèle des architectures. Invitation à voyager dans le temps, de l’Antiquité à nos jours, et en images, à travers l’épopée d’un terroir d’exception, la présentation pose le regard sur la continuité de la viticulture ici, déroule le fil de pratiques d’excellence dans le berceau du muscat à petits grains.

 

 

Une vigne à l’état sauvage dès la préhistoire, le goût du vin donné par les Phocéens échangeant leurs amphores contre du minerai de fer, une viticulture de rapport, très vite exportatrice,  implantée massivement par la conquête romaine en bord d’étang, la trace d’un vicus (regroupement d’hommes libres)  dans l’antiquité tardive, qui offre son nom au village actuel, nous voilà de plain-pied dans une histoire viticole qui forge l’identité du futur Vic.  La présence du muscat à petits grains, aux côtés de la clairette, s’affirme grâce aux agronomes – romains comme contemporains !- appuyant la préférence antique pour les vins blancs, doux en particulier. 

 

Loin d’une idée de rupture avec les invasions barbares et d’un sombre Moyen-Age, s’éclaire l’histoire d’un maintien de pratiques viticoles, avec les Wisigoths d’abord, puis avec l’arrivée de réfugiés chrétiens d’Espagne fixant une nouvelle population agricole sur nos terres. Des fées se sont-elles penchées sur le berceau de muscat ? Une conjonction de bonnes étoiles propulse les vins de ce terroir en cours de constitution dans la lumière : présence de la puissante église de Maguelone, propriétaire d’une grande partie des terres, détentrice du savoir livresque hérité des romains, et reliant les hommes à Dieu par un vin liturgique et d’hospitalité, grands seigneurs  revenus des croisades, ou ordres templiers et hospitaliers, tous ramènent de l’Orient le goût pour les vins doux hérités des grecs antiques. Nous observons dans les archives (cartulaires, contrats de vente et sources seigneuriales)  une production de haute qualité en blanc, muscat et passerilles en tête, ainsi que quelques vins rouges. Les vertus médicinales du muscat, vantées par les médecins Arnaud de Villeneuve (qui  initie au mutage à l’alcool) ou Gui de Chauliac, l’exemptent de taxes et le font circuler dans tout le royaume et cours européennes. 

 

Dans cet âge d’or, entre le 16e et le 19e s., l’auditoire se familiarise avec l’évaluation des terres, vignes et récoltes. Il découvre les possédants, des grands propriétaires jusqu’aux plus petits,  les différentes expansions au cours des siècles jusqu’à la « fureur de planter » du 18ess. Il mesure, grâce à l’abondance de témoignages d’écrivains et philosophes, médecins et scientifiques, la qualité de la production et des pratiques viticoles (tris à la parcelle, ouillage et hygiène des fûts, muscat rouge, vins de garde). Tout concourt à une apogée, tant économique que dans sa notoriété, son rayonnement dans le monde, dont le village est absent: ses vignes sont aux mains de ses puissants voisins, mirevalais ou frontignanais. 

 

Le passage à une monoculture de masse, en rouge, au XIXe siècle, se nourrit d’un afflux d’hommes, de nouveaux défrichements, et de progrès techniques et œnologiques. La mainmise sur les muscats par de grands possédants, bourgeois frontignanais et citadins, maintient une production qualitative. La destruction du vignoble par le phylloxéra fin XIXe sonne comme  une première alerte. Le XXe siècle sera une succession de crises, en particulier pour les vins rouges. 

 

 

La présentation s’achève sur un diaporama de vendanges anciennes et actuelles, dans laquelle l’assistance reconnaît quelques familiers. Les enjeux contemporains sont posés. Le muscat, popularisé après la seconde guerre mondiale, protégé par deux AOC (muscat de frontignan en 1936 et muscat de mireval en 1959) peut se croire à l’abri jusque dans les années 2000 : il résiste aux arrachages massifs, des précurseurs osent en diversifier l’élaboration, et la culture biologique s’étend sur Vic. Mais tous ces efforts n’empêchent pas la disparition continue d’un patrimoine viticole.

 

Une spécialisation précoce en vins doux, un exemple sans précédent (qui produit plus de vin que de grains), une renommée économique, politique, culturelle, une capacité à résister à toutes les calamités, voilà décrite une histoire hors normes, qui nous invite à nous pencher sur son avenir. L’élaboration de cuvées patrimoniales sur ce terroir est menée en ce sens par Florence Monferran.
Benoît Blancheton, œnologue et dégustateur professionnel, prend le relais pour la dégustation, sur de délicieux fruits confits,  en expliquant quelques notions de base, ainsi que la façon dont l’Originel est élaboré, en production naturelle, dans le respect des pratiques anciennes. 

Les Amis vicois concluent la soirée par un apéritif dinatoire particulièrement riche en saveurs, en plats et en générosité. Ils donnent rendez-vous en janvier à tous les adhérents pour l’Assemblée générale, avec de nouvelles conférences en perspective, mélange de savoirs et de joyeuse convivialité.

Photo: Alain Reynaud

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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